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Bâtissons ensemble une société juste : à la recherche d’un espoir commun

D’après Wikipedia, Elie Wiesel est un écrivain juif américain de langue française et survivant de l’holocauste. C’est pour assister à un exposé de la part de ce petit homme qu’une centaine de jeunes Montréalais « d’origines diverses et variées » se sont retrouvés au Spectrum mardi dernier.

Après un ou deux verres de vin rouge, l’événement nous étaient introduit par des représentants de la communauté musulmane, juive et chrétienne. Oui, c’était cliché, mais l’intention y était. Donc l’événement se voulait ouvert à tous, mais au vu des exclamations et des applaudissements qui ont ponctués l’introduction d’Elie Wiesel, la communauté juive était très majoritairement représentée.

Fidèle à son habitude, M. Wiesel s’est livré à un plaidoyer sur le respect et le dialogue entre communautés religieuses et sociales. « Respect » plutôt que « tolérance », ce dernier impliquant une certaine condescendance des personnes dites tolérantes. En effet « tolérance » présupposerait une autorité supérieure qui accorderait un droit d’existence à une autre composante.

Le discours de M. Wiesel s’articulait donc sur cette nécessité pour les générations actuelles d’apprendre des expériences passées pour bâtir une société juste et égalitaire. Une telle société ne serait possible qu’en combattant l’indifférence par l’éducation et l’ouverture d’esprit. Néanmoins quelqu’un du public a soulevé le fait que sous l’Allemagne hitlérienne, les taux de scolarisation étaient des plus élevés au monde, et pourtant cela n’a pas empêché le nazisme d’être institué, fait auquel M. Wiesel n’a pas trouvé d’explications.

La situation israélo-palestinienne a naturellement été abordée. Pour ce rescapé de l’holocauste comme l’ont présenté les organisateurs, Israël et les Juifs ont parcouru un long et difficile chemin, et en sont venus à épouser la démocratie et la non violence. M. Wiesel demande alors aux Palestiniens d’admettre leur part de responsabilité dans la situation actuelle, de critiquer mais surtout de faire leur propre auto critique.

En somme, le témoignage de M.Wiesel aura été globalement intéressant et même encourageant vu son histoire. Après tout, même après avoir connu et vécu l’horreur, M, Weisel garde un certain optimisme pour les générations futures, optimisme pas forcément partagé par les plus jeunes.




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