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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Sur ma télé

Première chose qui me passe par l’esprit ce matin, allumer la télé et regarder les informations pour répondre à la question que tout le monde se pose : qu’en est-il des élections de mi-mandat américaines? À ma surprise, c’est le divorce de Britney Spears qui fait les manchettes. Le destin de tout un pays, et peut-être du monde, pendant les quatre à six prochaines années se joue, et les titres nous racontent que Kevin Federline ne s’entend plus avec sa femme et que celle-ci aimerait garder ses enfants. Je fais comme tout le monde dans ces cas là (je suis optimiste), je zappe jusqu’à tomber sur les résultats des élections. Enfin, les Démocrates y sont arrivés, après des semaines de campagne, c’est au tour d’un président républicain de gérer les affaires de la nation avec une chambre des représentants contrôlée par des démocrates. Pour la première fois de l’histoire, le porte-parole de la chambre est une femme. Un coup dur pour les plus réactionnaires parmi les conservateurs qui perdent la majorité qu’ils détenaient et encaissent aussi un désaveu de leur politique en Irak.

Bien sûr, ceci annonce un changement complet de la politique intérieure et extérieure des États-Unis. Ce qui nous intéresse évidemment le plus, c’est surtout la politique extérieure américaine, qui pour la plupart est déterminée par les décisions du sénat et du président. Serons nous à l’abri d’une nouvelle crise du bois d’œuvre ou d’une nouvelle guerre contre une puissance du mal? Personnellement je ne saurais y répondre actuellement. Évidemment, on se rappelle tous des années Clinton quand les États-Unis d’Amérique étaient en bon terme avec le monde. Celui-ci faisait retirer ses troupes de Somalie et décidait de mener une politique économique pour remettre le pays sur pied. En 2000, il y parvenait finalement pour voir , 4 ans plus tard, son travail jeté par la fenêtre à cause de la politique de guerre délivrée par Bush et son parti. Plusieurs démocrates ont voté contre le Patriot Act, expliquant que cela mettrait en danger les droits fondamentaux d’un citoyen libre, ou encore contre la guerre en Irak qu’ils trouvaient injustifiée. Mais c’est en écoutant la voix de Dieu (souvenons nous qu’il lui a parlé) que Bush décide de se lancer dans un combat éternel pour défendre la liberté. My God! C’était une blague et il l’a prise au sérieux. Se battre contre le terrorisme c’est beau comme idée mais il faut peut-être aussi y impliquer le terrorisme d’état qui est bien plus dangereux. Je veux bien croire qu’en étant président du pays le plus puissant au monde on se sent un peu gonflé, mais de là à croire qu’on puisse achever un but aussi ridicule, ça me dépasse.

Qu’à cela ne tienne, les Américains ont parlé et se sont exprimé en majorité contre la politique des républicains et surtout contre la guerre en Irak. Les démocrates parlent déjà d’élaborer une nouvelle stratégie pour ce conflit et aimeraient voir la reprise de la recherche sur les cellules souches, projet auxquels s’opposent les républicains. Bref, je l’avoue, je suis quand même content de ce résultat, mais cela veut-il dire que les États-Unis changeront radicalement leur politique? Rien n’est moins sur.

Maintenant que les sujets sérieux ont été abordés, penchons-nous sur une problématique plus alimentaire.

Quand je dis « Période 45 » (plus connue sous le nom d’heure universelle), à quoi pensez vous?

À manger, bien sûr. Comme vous le savez, notre service alimentaire est géré par un des dealers mondiaux de la restauration suspecte, grande société, de son nom Aramaquereau. On y retrouve de tout, du hamburger au plat santé, en passant par le sauté ou les sous-marins et le fameux café que l’on accompagne d’un muffin. Un grand choix culinaire pour tous les étudiants qui se préparent à continuer leur journée de travail. Il y a bien sûr ceux qui ont préparé leur lunch avant d’arriver à l’école et c’est ici que j’aimerai poser une autre question : ont-ils raison de faire ça ?

Que pouvons nous trouver de mieux que ce qu’on a déjà ici. Tellement de plats, plus délicieux les uns que les autres, avec la possibilité de diversifier son alimentation. Pour soigner mon obésité naissante, je prends un cheeseburger le lundi. Mardi, j’entretiens mon ulcère avec un chili des plus épicés. Je n’oublie pas mon diabète que je cajole le mercredi à l’aide d’une danoise aux pommes et d’un muffin. Jeudi, c’est journée de cholestérol, la poutine est à l’honneur. Vendredi, le plat du jour est de mise, il faut bien finir tout cela sur une diarrhée mémorable.

Est-ce que les gens de Poly ont du temps à perdre à préparer des boîtes à lunch immenses contenant des tas de légumes OGM-ifiés que je qualifierai de dégoûtants ?

Non.

Polysphère sera sûrement d’accord avec moi sur ce point. Et c’est bien ce qui me dérange.

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