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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Petites vites souterraines

Sam Roberts

Le bon vieux Sam était de retour au Québec jeudi dernier et votre chroniqueur préféré n’allait certes pas manquer cette occasion. Car il faut savoir que le montréalais explose littéralement sur scène. Témoignant d’une passion pour la musique et le style des années 70, le beau Sam et son band permettent de vivre l’espace de quelques heures ce que représentait cette belle époque. Cheveux longs, barbe négligée, jeans délavés, chandail à manches courtes bien simple, l’auteur de ses lignes arborait fièrement la même allure que le groupe.

Il faut croire cependant que ce look n’a pas autant de succès pour tout le monde. C’était ahurissant de voir les jolies demoiselles s’époumonner devant un Sam réellement heureux de rentrer au bercail, pouvant enfin s’exprimer en français le temps d’une soirée. Il a même pris la peine de nous annoncer que le CH menait 2-0 contre la Caroline. Un vrai de vrai quoi.

C’est ainsi que nous avons eu droit à son meilleur rock, les chansons étant tirées autant de son dernier opus Chemical City que de son album fétiche We Were Born in a Flame. C’est pas des farces, à force d’allonger ses succès à coups de solo de guitare électrique, je suis certain que le nombre de gens souffrant d’acouphène vient de doubler dans la métropole.

Drogue (plusieurs se fumaient un bon petit joint malgré les interdictions), sexe (!) et Rock & Roll, quelle belle soirée ce fut.

Arianne Moffatt

Nous étions de retour au Métropolis dès le lendemain afin d’assister à la performance de l’interprète féminine de l’année. Elle a également joué les meilleures chansons de ses deux albums, ce qui a donné lieu à un très beau contraste. Le début de son spectacle était plutôt rock alors que quelques chansons de son excellent Aquanaute – dont Fracture du crâne – sonnaient réellement plus sale.

Puis, elle a enchaîné avec Poussière d’ange et autres tounes plus douces qu’elle nous a interprété au piano alors que la foule a su chanter… pour elle!

La suite a fait figure de véritable party alors que les chansons jouées étaient à saveur techno. L’interprétation de la chanson Farine Five Roses était impressionnante alors que deux rappeurs se sont joints à elle afin de monter devant nous cette chanson qui est principalement composée de murmures et sons en boucles.

Sinon, il y a notamment un de ses trois Félix qui a fait le tour de la salle en body surfing! Ouais, c’était la débandade, le party était pogné dans la place. Finalement, il y a même les Denis Drolet qui se sont ajoutés à la fête en chantant une de leur composition où Ariane murmure quelques lignes.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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