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La Traviata de Giuseppe Verdi

Sa popularité n’est plus à démontrer! A travers le monde, La Traviata résonne et fait vibrer plus d’une personne. L’Opéra de Montréal vous entraîne au rythme de Giuseppe Verdi et vous fait vivre un extrait de La dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils. C’est en charmante compagnie, samedi soir, que j’ai découvert Yali Marie Williams. Dans le rôle de Violetta Valéry, cette soprano portoricaine vous enivre de sa puissance vocale et vous ouvre les portes de sa vie. Cette femme, bercée dans un cadre mondain de fête, réussit à entraîner avec elle le public dans cette euphorie que connaissait Paris au XIX siècle. Elle tombe alors éperdument amoureuse d’Alfredo Germont, joué par Dimitri Pittas, ténor américain. Elle abandonne tout pour cet amour sans limite : fortune, fête, amis, tout devient histoire ancienne, cependant son cœur est comblé.

Malheureusement, en voyant le père d’Alfredo, Giorgio Germont, joué par Stephen Kechulius, baryton américain, entrer dans la scène on sent la fin de cette belle histoire. En effet, pour ne pas entacher la bonne réputation de la famille, il demande à Violetta de se séparer de son fils. Cette scène était incroyablement touchante, et on sentait bien que le public était indigné et se retenait pour ne pas réagir. Mais Violetta résignée, décide de quitter l`homme de sa vie pour retourner à sa vie mondaine, en ne laissant qu’une lettre à Alfredo.

Nous étions tous en haleine à attendre le contenu de la lettre! Finalement, Alfredo apprend que Violetta fera partie d’une fête sur Paris; il décide alors d’aller à sa rencontre. Mais celle-ci, ayant fait la promesse d’abandonner cet amour, lui ment et se retrouve seule et gravement affaiblie.

Jusqu’à son dernier souffle, le public attend Alfredo aussi impatiemment que Violetta pour la soulager de cette souffrance. Mais, malheureusement, même après la venue d’un Alfredo repenti, la maladie avait déjà fait son chemin.

L’Opéra, par le biais de l’Orchestre Métropolitaine du Grand Montréal, nous permit ici de vivre une multitude d’émotions entre la haine, la douleur et la beauté de l’amour. Les deux personnages principaux, particulièrement Yali Marie Williams, sont réellement impressionnants, sans oublier leur présence scénique incontestable.

La seule déception est peut-être au niveau des costumes et du décor un peu trop simple. Mais ne serait-ce pas un moyen de nous laisser s’attacher uniquement qu’aux personnages?

L’Opéra de Montréal présente La traviata de Giuseppe Verdi, salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts, les 11, 13 et 16 novembre 2006 à 20h et 18 novembre 2006 à 14h.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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