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Le retour à la réalité

Décidemment, nos Carabins n’étaient pas dûs pour les grands honneurs. Ils ont pourtant eu leurs chances, ne portant pas le coup de grâce tant souhaité par les quelques milliers de fans présents à Loyola.

Cette année se devait d’être l’année des Bleus. N’ayant toujours pas perdu un seul vétéran et les gars de Québec devant maintenant se fier à une jeune équipe, tous les médias et les fans avaient des attentes d’envergure pour la troupe du coach Santerre. Il faut toutefois admettre que ce n’est pas tous les joueurs qui pensaient ainsi. Oui, ils se sentaient prêts à soulever la coupe Dunsmore. Oui, ils avaient l’espoir de battre Laval – ce qu’ils ont d’ailleurs réussi. Mais personne n’a affirmé que ce serait tel une ballade dans le parc.

Après tout, Laval pouvait encore miser sur Groulx et Yao pour mener ses attaques. Du côté des Carabins, il n’y avait toujours pas de changements de ce côté et ce n’est pas nécessairement positif. Jodoin a d’ailleurs finalement perdu son poste malgré l’arrivée de son ancien entraîneur à la barre de l’équipe. Il ne faut pas non plus se le cacher, il ne faisait plus l’unanimité dans les vestiaires. Mettons qu’il est facile de comprendre que les joueurs de la défensive devaient être las de faire du temps supplémentaire sur le terrain suite à une attaque anémique.

La verte recrue Marc-André Brouillette a repris le flambeau avec brio et cela augure bien pour les prochaines années, sa mobilité apportant une nouvelle dimension à une attaque qui en avait bien besoin.

Cette défaite précipitée aura certainement des répercussions. En fait, elle constitue un dur retour à la réalité pour plusieurs. Plusieurs vétérans de l’équipe (Maxime Gagnier, Alexandre Zara et Pierre Absi en tête) ont dû accrocher leurs épaulettes suite à ce revers. Ces derniers débuteront leur vraie carrière après cinq belles années à mettre sur pied le programme de football. Ils laissent derrière eux un héritage inestimable, la popularité du football ne cessant de croître au Québec.

Malgré le fait qu’ils n’ont pu soulever la coupe Dunsmore (ce qui ne saurait tarder), ils se doivent de quitter la tête haute.

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