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Politique dentaire

Voter pour un politicien, c’est un peu comme choisir un dentiste. Beaucoup font le choix, par habitude, sans trop se poser de questions. Pour les autres, excluant ceux qui ne votent pas, et qui puent de la gueule, c’est un choix régulièrement pénible et celui-ci doit être judicieux. Finalement, malgré toutes les vérifications et précautions prises, on espère toujours que ça ne fera pas trop mal.

La différence avec les politiciens c’est qu’on sait qu’il y aura systématiquement quelque chose à réparer, ou à foutre en l’air, affiliations voulant. Présentement, la dent qui fait mal est celle qui est verte, non à cause de la pourriture, mais plutôt au stade prééjection de produits semi-digérés. C’est un fait, l’environnement, dû à une trop grande déjection humaine de produits à saveurs plus ou moins identifiables, souffre maintenant de troubles hormonaux causant à bien des gens des vagues de chaleur et de froid. Le reste du monde s’exitera d’ailleurs le poil des jambes par simple désintérêt.

Notre dentiste, donc, nous déclare unilatéralement que l’union de ses confrères a tort de croire que le traitement de canal – ne cherchez pas trop loin la métaphore – peut être effectué rapidement, mais qui prend plutôt quarante ans et néglige de préciser les moyens d’exécutions. Je ne crois pas être le seul à ne pas apprécier que mon expert dentaire me dise que l’opération sera effectuée et achevée par l’un de ses successeurs et, dans le besoin de démétaphoriser, on parle possiblement du 10e successeur au présent locataire du 24 Sussex.

Une seconde opinion? Demandons au compétiteur du charcuteur dentaire, expert en traitement de canal et en règlement à l’amiable. Vous me suivez toujours? Avec celui-ci, en échange de quelques investissements bien placés et quelques mesures intelligentes, nous pouvons assurer un traitement un peu plus efficace et, avec un peu de chance, on saura peut-être ce qu’on a l’intention de faire dans l’orifice buccal national, tout en assurant l’éphémère survie de la clinique.

Mais ça ne s’arrête pas là. Harper n’est pas seulement un visionnaire qui prévoie la marche à suivre quatre décennies à l’avance, mais il est aussi un évangéliste politique. Il est en fait un prophète venu montrer au monde les erreurs de ses choix et lui montrer la marche à suivre. Peu importe ce qu’il croit, il en est convaincu et même après avoir renier l’accord de Kyoto, il a bel et bien l’intention d’aller voir les hérétiques pour les convaincre de la BS-itude du protocole et en demander la révision complète. En fait, Kyoto c’est poche. 2012, c’est la porte d’à côté. Voyons plus loin, soyons avant-gardiste et développons un rêve dans lequel vivront joyeusement nos petits-enfants. Cependant, comme pour tout rêve, il manque quelque chose d’essentiel à la vision de notre prophète : quelque chose de concret pour sa réalisation.

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