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Quand la campagne va, tout va

Michael Ignatieff, Gérard Kennedy, Bob Rae : ces noms vous disent quelque chose ? Sur la plupart des visages devant moi, généralement c’est le néant, à mon plus grand désarroi. Cependant, une partie des canadiens, dont moi, se préoccupe des élections dans la course à la chefferie du Parti Libéral du Canada. Il y a maintenant un peu plus d’un mois, les membres du parti ont voté pour élire des délégués qui se réuniront avec les députés et sénateurs libéraux au début de décembre prochain.

En tant que membre du parti et bénévole à l’organisation et aux communications sur l’équipe Ignatieff, je devais me présenter comme délégué, mais certains collègues sur l’équipe ont « égaré » ma feuille d’inscription… comme quoi la mal-organisation règne encore à tous les niveaux du pays.

Bref, je reviens maintenant à nos blancs agneaux (même si certains candidats, comme Joe Volpe, n’en sont pas). Dans les dernières décennies, le Parti Libéral n’a envoyé que des candidats québécois comme Premier Ministre, ce qui changera très probablement cette fois-ci pour un ontarien. Stéphane Dion est notre seul représentant local, et force est d’admettre que les chances ne sont pas de son côté, bien qu’il soit encore quatrième dans la course. En effet, Michael Ignatieff, puis Bob Rae, Gérard Kennedy et Dion ont réuni la plupart des suffrages, laissant des miettes aux quatre derniers aspirants. Avec plus de 30% des votes, Michael Ignatieff est loin devant ses trois poursuivants sérieux qui oscillent autour des 20%. Ken « go Habs go » Dryden ferme la marche loin derrière avec Martha Hall Findlay, Scott Brison, Joe Volpe.

Bien que peu de polytechniciens seront d’accord avec le support que j’apporte au Parti Libéral, je suis sûr que beaucoup plus approuveront mon but ultime qui est de chasser Stephen « Bush-lite » Harper et ses conservateurs du pouvoir. C’est principalement dans cette optique que j’ai décidé de me ranger derrière Ignatieff. De prime abord, j’hésitais entre ce dernier, Rae et Dion, mais la décision a été plutôt facile à prendre. Même si Dion est probablement celui qui met de l’avant les meilleures idées politiques, c’est aussi le moins charismatique et le moins connu en dehors du Québec, ce qui le discrédite comme futur candidat pour être Premier Ministre du Canada. Bob Rae, de son côté, est un transfuge du Nouveau Parti Démocratique ontarien, où il a déçu abominablement lors de son séjour comme Premier Ministre de l’Ontario il y a une douzaine d’années. C’est d’ailleurs l’Ontario qui sera son point faible, ce qui est impardonnable à cause de l’importance stratégique des plus de cent sièges de la province. Nous voilà donc devant Michael Ignatieff, dernier d’une lignée de diplomates remontant jusqu’à son grand-père ministre de l’Éducation sous Nikolaï dernier Tsar de Russie. Nouveau en politique canadienne, il est donc blanc comme neige par rapport au scandale des commandites. Il est complètement bilingue, puisque sa famille vient de Richmond, dans les Cantons de l’Est. Comme vous avez pu le remarquer dans les nouvelles, il n’a pas peur de se mouiller dans la controverse, en abordant le dossier de la nation québécoise, qu’il compte régler pour de bon s’il vient au pouvoir, et en prenant position CONTRE les actions d’Israël ET du Hizb’Allah dans la dernière guerre au Liban.

Dans tous les cas, pour une démocratie polarisée comme le Canada, le choix des membres du Parti Libéral a de très fortes chances d’être le prochain Premier Ministre du Canada. C’est donc une autre des minorités du pays qui aura la chance de choisir la future direction que prendra la nation. Comme j’en discutais avec le co-dirlo, je trouve que l’impuissance du NPD et la limitation imposée au Bloc par lui-même ne fait qu’augmenter la domination des deux partis centraux. Malgré ses scandales et ses guerres internes, le Parti Libéral, avec un nouveau chef pour casser avec son ancienne génération, reviendra tôt ou tard au pouvoir, pour ramener au pays sa réputation internationale de paradis fiscal.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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