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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

A Poly?! Mais t’es fou!

À la lecture de ce titre, certains se reconnaîtrons dans le rôle de l’individu lambda victime du cliché de la charge de travail à l’École Polytechnique de Montréal! Personnellement, ce sont sur ces mots là que j’ai fait la connaissance des mes premiers amis montréalais! En chauvin que je suis, je riais de ces remarques en disant que ce n’était rien comparé aux prépas Math sup. – Math spé. françaises. (Les Prépas française : pour ceux qui ne connaissent pas, c’est deux années d’études obligatoires, vraiment « tough », avant de pouvoir entrer dans une école d’ingénieure française). Donc maintenant, j’ai deux clans : ceux qui, viennent de se rendre compte que j’étais français et que décidément on aime bien se mettre en avant; et puis ceux qui connaissent aussi les prépas et qui m’appuient. Mais, je vous avouerai que je me rangerai plutôt dans le premier groupe!

Le célèbre dicton polytechnicien : « À Poly, ce sont les 4 pires années de ta vie ou les 6 meilleures » me permet ainsi de bien introduire le point de vue auquel je voulais vous amener. Je m’explique : la charge de travail, comparée à celle que l’on peut avoir en prépas, est certes moindre (et encore, si elle l’est, ce n’est que de peu). Cependant, elle reste à peu près constante sur les quatre années. Mon deuxième point, fait dont je ne me suis toujours pas remis, concerne la répartition de nos examens! Je ne m’attarderais pas sur mon cas car je n’ai eu « que » trois examens en trois jours. Je sais que c’est déjà beaucoup, mais ce que je veux dire c’est qu’à poly il existe une loi immuable : « Quelle que soit ta situation, tu trouveras toujours pire que toi! ». Le meilleur exemple, c’est mon cas. Exemple qui reste toutefois contestable du fait que sur les trois cours concernés, deux se prennent la même session et le troisième non. Une des personnes qui était dans une situation pire que moi n’avait que deux examens, mais dans la même journée. Je vous l’accorde, les dates d’examens sont une hantise pour toutes les administrations scolaires. Cependant je reste surpris que même lorsque l’on fait l’effort de suivre un cheminement qui nous est donné (je dis bien l’effort, car le plus souvent ce ne sont pas des sessions très reposantes), on arrive quand même à se retrouver avec des examens la même journée. Et ci ce n’était que ça… Oui, je sais, je ne fais que râler, mais il est maintenant de notoriété publique que les français sont des râleurs donc je n’ai plus rien à perdre.

Pour revenir au sujet initial, ce que je voulais rajouter, c’est une plainte, disons plutôt une « alarme » toujours au sujet des dates. Autre fait qui me laisse abasourdi : le week-end n’existe pas à Poly! Et là je me mettrais tout de suite d’accord avec vous, en précisant que je ne parle pas du tout de religion ou de quoique ce soit d’autres. Tout ce que je demande c’est une pause dans la semaine. Pendant la période des examens finaux, passe encore. D’autant plus que sur une période de deux semaines tous les étudiants de l’école doivent passer en moyenne 4 à 5 examens, ce qui fait un nombre incalculable de conflits possible, mais qui sont toutefois, il faut le noter, plutôt bien gérés chaque année. Cependant ce que je ne comprends pas, c’est que pendant la période régulière de cours, on se retrouve avec des examens le samedi matin, ou même le dimanche matin… De quelque religion que l’on soit le dimanche a toujours été une journée de repos et ce mondialement. Bien sûr il reste le problème des magasins qui sont ouverts, mais justement! En effet, ces magasins ouvert, permettent aux étudiants qui ont besoin de s’autofinancer, d’avoir quand même au moins une journée de travail complète dans la semaine, mais si maintenant en commençant une session il faut préciser qu’on est pas sur de pouvoir travailler tous les dimanche pour causes d’examens…

Ainsi je peux donc en venir au fait que finalement, la réaction de mes amis externes à Poly, est parfaitement justifiable. En effet, malgré que la charge de travail aux écoles préparatoires françaises soit plutôt énorme, et encore j’ai bien peur de faire un euphémisme, elle ne dure que deux ans. Eh bien oui, à la sorti de prépas, le bagage et les différentes aptitudes acquises (rapidité au travail et autres), font que les trois années à faire dans une école d’ingénieur, sont beaucoup moins dures. Je ne suis pas aller jusqu’à dire facile, mais je reste intimement persuadé que ça n’a rien à voir avec le travail qui peut être demandé ici.

Pour ne pas vous quitter sur une mauvaise impression, je tenais juste à vous dire que je vous ai énoncé mon opinion sans retenues, mais en aucun cas je ne considère cet avis comme une vérité absolue. C’est juste que devant vous fournir un article digne de ce nom, je me devais de vous dire tout ce que je pensais. D’autant plus que je me suis fait dire récemment : « Anyways, t’es fou c’est tout! » Et ce, soit disant parce que pendant 5 jours je travaillais jusqu’aux environs de minuit. C’est juste qu’il y a des moments où ce n’est pas un choix mais une contrainte! Et je vous ai donc écrit cet article dans l’espoir de susciter quelque réactions de votre part et éventuellement même aborder de nouveau le sujet au cours des prochaines semaines sous quelques formes que ce soit (article, sondage, courrier des lecteurs, etc.) et qui sait, peut être réussir à faire bouger les choses…




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