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Traces

Par Karen Brault


Fort de son succès, Les 7 doigts de la main présente Traces, en supplémentaire jusqu’au 11 novembre 2006, à la Tohu. Le Polyscope était sur place pour livrer ses commentaires sur cette nouvelle création du collectif de cirque.

Ça faisait longtemps que je voulais y aller, à la Tohu, la cité des arts du cirque, et j’ai enfin eu la chance d’assisteur à la toute dernière création. J’en était bien heureuse, parce qu’il y a environ 5 ans, je suis allée voir le Cirque du Soleil, et j’avais été épatée! Cependant, la Tohu ne reflète en rien le Cirque du Soleil et c’est pourquoi je ne vais pas en faire la comparaison. Pas d’effets spéciaux à tout casser, pas de décor enivrant, seulement deux barres parallèles verticales, une toile de fond de faux finis et un piano à queue.

Dès le début du spectacle, j’ai été transportée par les émotions des cinq artistes qui partagaient la minuscule scène. Un début en force pour la troupe composée de Francisco Cruz, Raphael Cruz, Héloïse Bourgeois, Brad Henderson et Will Underwood, tous des artistes qui ont fait l’École nationale de cirque du Canada, à Montréal. La première pièce se composait d’un mélange de danse moderne et contemporaine, ainsi que d’acrobaties en solo. On y exécutait des vrilles, des sauts et autre sur une musique groovy/urbaine. Par la suite, des artistes ont présenté une scène sous forme d’humour. Les quatres gars, tous anglophones, ont prononcé un beau discours tout en français, et d’un accent quand même pas trop mal. La fille était française, donc pas trop de problème d’accent.

Il y avait de longues parties, tout de même intéressantes, comme du piano et de la guitare acoustique. Le tout était joué par nos cinq mêmes artistes. Cela leur permettait de se reposer un peu et de reprendre des forces pour le numéro suivant. Ça en valait la peine ! Un beau numéro d’acrobaties sur les barres parallèles, interprété par nos cinq étoiles de la soirée. Ça en était vraiment tumultueux et voir même dangereux de voir tous ces sauts et les voir passer de barre en barre sans même perdre l’équilibre. Dans tous les numéros, ils introduisaient des accessoires, comme un divan, des chaises, planches à rouler, ballons de basket ; cela créait une belle ambiance nouvelle pour nos yeux.

Pour terminer ; encore et encore la Tohu s’il vous plaît ! Un beau moment à passer avec une équipe du tonnerre et des jeunes qui n’ont pas froid aux yeux. Donnez vous le temps d’aller voir ces spectacles et encourager ces personnes pleine de talents.

Pour plus d’information sur les prochains spectacles qu’offre la Tohu: www.tohu.ca




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.