Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Paul Kuningis chante l’exode


Le 25 octobre dernier, l’auteur-compositeur-interprète Paul Kuningis présentait, au Club Soda, la première de son nouveau spectacle. Le Polyscope était sur place pour vous livrer ses impresions.

Paul Kuningis est un Polonais né d’une mère catholique et d’un père juif, ayant vécu en Israël et au Québec. Sa musique représente bien ses origines. En effet, il chante en hébreu, en polonais, en arabe et en français. Ce mélange a certainement son charme. Par contre, il est dommage de ne pas pouvoir comprendre les paroles de ses chansons. En effet, les quelques chansons en français et surtout la présentation qu’il en faisait laissaient présager des paroles assez intéressantes, entre autres, une vision humaniste de la guerre au Moyen-Orient qui l’affecte certainement beaucoup.

Par ailleurs, notons les influences jazz, blues, orientales et klezmer dans sa musique. Comme je ne la connaissais que très peu, j’ai été déçue par le peu de ressemblance entre ses airs et la musique traditionnelle juive. Au début du spectacle la présence d’un clarinettiste dans son orchestre laissait envisager une grande importance de la musique klezmer, mais dès la troisième chanson, le musicien avait échangé sa clarinette pour un autre instrument, puisqu’il en a joué plusieurs durant la soirée. Notons tout de même que les airs qu’il jouaient à la clarinette étaient empreints d’un charme venu tout droit d’Europe de l’Est.

Enfin, je vous recommande son spectacle puisque sa musique est entraînante et que l’ambiance est décontractée, même si l’auditoire est principalement âgé de 40 ans et plus et que les éclairages sont parfois dérangeants tellement ils sont élaborés (surtout pour un spectacle de musique). De plus, Paul Kuningis a invité sur scène, à deux reprises, un de ses amis poètes qui nous transmet d’une manière originale un message d’actualité.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.