Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Essoviiii

Je m’attendais à beaucoup de la plus grande naine de l’industrie. Lady Sovereign, ou S.O.V., mesure en effet trois ou quatre pieds. La première partie du spectacle offerte par le groupe Cadence Weapon d’Edmonton était parfaite! Un DJ et un MC. Autant le chanteur était relax et d’attaque, le DJ avait les mouvements d’un nerd. J’en étais malaisé même, mais au milieu de la prestation, quand il a éclaté en un solo de danse pathétiquement hilarant, j’ai compris que tout faisait parti du spectacle et qu’il avait un sens de l’humour parfait. Cadence Weapon est une découverte de l’automne, dommage que le nom ne soit pas plus accrocheur.

Côté déception de l’automne, la petite. Le 23 octobre dernier j’ai eu droit à une crise d’ado sur scène. Non seulement ses musiciens était « Oh combien ordinaires! », elle était nulle. Après avoir joué le jeu de la superstar en faisant des apparitions sur scène pendant les dix minutes d’introduction et de réchauffement de la foule, elle arrive. Encombrée de ses lunettes, qu’elle met et enlève plusieurs fois par minutes, passant de cool à stylé, son inexpérience et son manque de charisme sont flagrants.

Elle nous a demandé de lui chanter bonne fête parce qu’elle ne pourrait pas être à Montréal pour sa fête. J’espère bien, elle aurait été plus saoûle sur scène, tuant ainsi le peu de rythme et de synchronisme qu’elle a avec sa trame sonore. Il était triste d’entendre le tape qui l’accompagne quand la Lady perdait le tempo. J’ai été surpris de ne pas mieux reconnaître les hits qu’elle jouait, tellement le son était mauvais.

Pour ce qui est du niveau de maturité de la Lady(!), disons que le pet dans le micro et le concours de rot m’ont plutôt impressionné. J’aurais tellement aimé être en avant et avoir l’opportunité de l’éblouir avec mon S, mon O et mon V bien dégueu que je lui réservais.

Je suis parti alors qu’elle s’est assise près du batteur pour se reposer. Elle nous a dit qu’elle était fucking épuisée de faire de la promotion et qu’elle avait juste l’intention de se saoûler tranquille ce soir. Elle s’est donc «effouaré» et nous a suggeré qu’on discute entre nous de combien elle était bonne… Je me suis simplement excusé d’être venu.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Eurovision, c’est parti

13 mai 2009

Ce mardi, l'eurovision reprenait avec son lot comme chaque année de grands artistes et de moins grands. A noter que les québécoises s'y seront illustrées plusieurs fois, on peut donc parler d'un concours québéco-européen. Il aura vu la victoire de Céline Dion en 1988 avec \"Ne partez pas sans moi\" pour le compte de la Suisse. Meilleur classement de la France de ses dix dernières années, la québécoise Natasha St-Pier avait permis aux français...

Très chère Mathilde… vous nous fascinez

15 septembre 2006

Très Chère Mathilde est une pièce contemporaine écrite par l’auteur dramatique exceptionnel Israel Horovitz, et mise en scène par Daniel Roussel en deux actes de 5 scènes chacun. Elle se déroule sur une semaine dans un quartier luxueux de Paris (France) et relate l’histoire de Mathias Gold, écrivain américain sans le sou dans la mi-cinquantaine, qui avait hérité à la mort de son père d’un appartement luxueux à Paris et avait planifié de le...

Ricky Martin, haut en couleurs

15 avril 2011

Par Judith Lafrange Le Centre Bell était enflammé mercredi le 12 avril dernier. En effet, le chanteur portoricain Ricky Martin n’a pas laissé passer une occasion de donner un show incroyable dont les Montréalais se souviendront pendant un bon moment. En effet, danses, costumes, danseurs (et danseuses) et transitions en tous genres ont fait place à un spectacle haut en couleurs et en surprises. Dès le départ, la foule conquise d’avance chante les paroles...