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À l’ombre du DJ

Le californien DJ Shadow, alias John Davis, était de passage au Métropolis le 17 octobre dernier. Précisons-le tout de suite : ma connaissance du monde « hip-hop » est presque inexistante… Mais que faisait-elle à ce spectacle, vous dites-vous… C’est qu’un initié m’a fait récemment découvrir le merveilleux monde de « l’abstract hip-hop », dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Comment définir « l’abstract hip-hop »… Merci Wikipédia ! : « Les tempos sont […] choisis dans une gamme sonore souvent expérimentale, […], associant des sonorités d’horizons variés, travaillés ensemble à l’aide des outils habituels de la scène DJ : mixes, samples, scratch. »

À la première écoute du disque compact Private Press (2002), j’étais déjà sous le charme. Après Endtroducing (1996), j’étais amoureuse ! L’amalgame des genres musicaux et surtout le mixage particulier à DJ Shadow m’ont tout suite plu. Il n’en fallait pas plus pour que je me porte volontaire pour une critique « polyscopienne » du spectacle.

Ainsi, je me retrouvai ce soir-là, dans le parterre comble du Métropolis. Malheureusement, dû à ma taille haute comme trois pommes, DJ Shadow ne m’a même pas remarqué, et je n’ai pu le voir que lorsque les gars de cinq ou six pommes n’était pas dans mon champ de vision! Heureusement, DJ Shadow avait prévu le coup, et, derrière lui se trouvait un écran géant projetant tantôt des motifs psychédéliques, tantôt des animations relatives aux chansons. Excellent!

Il faut également mentionner les performances des deux invités de DJ, qui, à leur tour, ont énergisés les spectateurs. Et la performance du DJ? Solide. Concentrée. Le choix des pièces? Orchestré d’une main de maître. Une superbe progression, jusqu’au point culminant du rappel. En un mot: festif !!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.