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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Le Rouge est mort

Évidemment que mon titre est quelque peu provocateur. Ben quoi, il parait que c’est la recette à suivre pour vendre des journaux. Du moins s’il faut se fier « aux grands quotidiens français d’Amériques » tel que le Journal de Montréal et son empire Quebecor. Bon, Le Polyscope ne voulant pas être comparé à ce monstre médiatique, recommençons à zéro. Scène un, prise deux.

Première défaite pour Laval

Eh bien oui, nos gars sont sortis victorieux de ce duel de gladiateurs, imposant un premier revers cette saison à l’équipe classée numéro un au Canada. Bien qu’il soit évident que cette histoire ne fut pas une partie de plaisir, il était agréable de constater que nos joueurs ont dominé ceux de Laval pour une deuxième fois cette saison. Heureusement, le pointage final a basculé en notre faveur cette fois-ci.

C’est ainsi que l’ambiance était à la fête dans le stade malgré la forte pluie et le froid de canard qui régnaient tout au long de l’après-midi. Ce n’était pas une température à laisser un chien dehors, mais bon, il semble que ça ne s’applique pas aux colosses, ni à leurs fidèles partisans.

Les billets du CEPSUM s’étaient tous envolés pour l’occasion et la plupart des 5100 spectateurs ont osé braver la pluie. Il faut toutefois admettre que plusieurs fans de Laval étaient de ce nombre. L’ambiance était à la fête, comme toutes rencontres sportives impliquant le gros village à la métropole. D’ailleurs, il est toujours agréable de leur rappeler que le filet d’Alain Côté n’était évidemment pas bon.

C’est sur ces discussions oh combien philosophiques que le botté d’envoi s’est effectué. La défensive des bleus a donné le ton à la rencontre alors que Benoît Groulx (7 en 11, 79 vgs et 2 interceptions) et ses comparses ont dû dégager après quelques courses infructueuses.

Du côté des Carabins, c’était la recrue Marc-André Brouillette (6 en 11, 77 vgs et une interception) qui était d’office. Il a su démontrer son apport offensif dès les premiers jeux alors qu’il a gagné d’importants premiers jeux avec l’aide de ses jambes. Il a d’ailleurs récolté pas moins de 81 verges en 7 courses et le pire dans tout cela, c’est qu’il n’a joué qu’en première demie! Oui, comme le disait mon collègue Vaillancourt dans cette page la semaine dernière, un Michael Vick est né!

Brouillette a donc joliment fait progresser son attaque, permettant à Jean-Luc Lamarche de briser la glace avec un placement de 22 verges. Puis, nos carabins se sont à nouveau inscrit au pointage alors que Laval leur a concédé un touché de sûreté à la fin du premier quart.

Les défensives ont continué leur emprise sur le match et les deux équipes n’ont pu s’inscrire à la marque au deuxième quart, les Carabins rentrant au vestiaire avec une avance de 5-0! Décidemment, ça nous rappelait le bon vieux temps, une vraie joute entre notre CH et les Nordiques.

Étant donné que la partie ne pouvait rien changer au classement final, les deux entraîneurs ont choisi d’aligner leur quart-arrière numéro deux pour la suite de la rencontre. C’est ainsi que l’erratique Jodoin (2 en 8, 23 vgs) a foulé de nouveau le terrain, à la grande joie de ses détracteurs qui ont ainsi eu l’occasion de le huer de nouveau.

Du côté de Laval, le jeune Sanchez (4 en 7 pour 31 verges) n’a pas mal fait. Il a permis à son équipe de se placer en bonnes postures, étant toutefois dans l’incapacité de capitaliser. Il a néanmoins pu inscrire son équipe à la marque alors que les Carabins ont à leur tour concédé un touché de sécurité, portant le pointage à 5-2 après trois quarts de jeu. Manifestement, ce n’était pas un festival offensif.

Plusieurs amateurs dénoncent le fait que les deux équipes n’alignaient pas leurs meilleurs joueurs. Le prolifique porteur de ballon des rouges, Pierre-Luc Yao, n’était même pas en uniforme pour ce match. Notre as Bériault n’a fait que quelques présences sporadiques tandis que les deux quart-arrières n’ont joué qu’une demie. Non seulement le match n’avait aucune incidence sur le classement, mais il demeure que le football étant un sport de contact, une blessure sérieuse peut toujours survenir à un joueur important. De plus, cela permet aux joueurs recrues d’obtenir de l’expérience, ce qui est primordial lors des séries.

Justement, notre botteur et receveur de passe Michael Shousha (Génie mécanique, 3e année) s’est blessé sérieusement en début de quatrième quart alors qu’un joueur lui est tombé sur la jambe. Il connaissait alors un match plutôt ordinaire, n’ayant pu capter une seule passe lancée dans sa direction. Ce jeu fut étrangement le jeu du match. En effet, notre botteur de précision Jean-Luc Lamarche a dû le remplacer à pied levé (hahaha) pour effectuer les bottés de dégagement. Résultat? Quatre bottés pour un total de 209 verges, récoltant deux simples au passage! C’était vraiment impressionnant de voir l’OVI (objet volant identifié) survoler le terrain, passant au-dessus de la tête des retourneurs. Évidemment que le vent l’a aidé mais n’empêche qu’un botté de 61 verges, c’est de quoi rendre jaloux Terry Baker! (L’ancien botteur des Alouettes.)

Puis, le quart-arrière substitut de Laval s’est fait démolir par le demi-défensif Jerry-Ralph Jules alors que le passeur avait déjà deux monstres (lire joueurs de ligne) à ses trousses. Le pauvre homme a pris quelques minutes à se relever et n’est pas revenu au jeu.

Fin de partie croustillante

Avec notre défensive qui a su contenir le passeur le plus prolifique de l’histoire de notre conférence ─ Benoit Groulx a en effet devancé le désormais légendaire Mathieu Bertrand avec une récolte de 2422 verges cette saison ─, Jodoin n’avait qu’à faire ce qu’il fait de mieux, c’est à dire remettre le ballon à nos porteurs (bon, il y en a qui aurait répondu que ce qu’il fait de mieux, c’est réchauffer le banc, mais c’est vilain comme réponse).

Cependant, Jodoin n’a même pas été en mesure de faire ce qu’il fait de mieux (sic), effectuant une mauvaise remise à Mroué avec moins d’une minute à faire au cadran, causant un revirement profondément dans notre territoire. Et avec Groulx de retour dans le match, il faut admettre que la peur de voir les gars de Québec se sauver encore une fois avec la victoire est venue nous hanter de nouveau.

Se fiant cette fois-ci à leur jeu au sol, les rouges ont cogné à la porte des buts avec un premier essai au compteur. Incroyable mais vrai, nos joueurs ont su les arrêter à trois reprises, confirmant la victoire in extremis. C’est justement ici que les simples obtenus par Lamarche ont fait la différence, Laval étant dans l’obligation d’y aller pour le majeur.

Chapeau les gars pour cette belle victoire. On remet ça au PEPS dans deux semaines?

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