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Quelle actualité!

Cette semaine a vu défiler pas mal d’événements. Tout d’abord la question environnementale, notre ministre fédérale de l’environnement qui passe sous silence les obligations du Canada face au traité de Kyoto. Ignatieff se démarque dans la course à la direction du PLC et surtout face à ses deux grands rivaux Bob Ray et Stéphane Dion en récoltant l’appui de près du tiers des délégués. Ottawa confirme de nouveau les aides pour l’Afghanistan et l’OTAN a déclaré avoir tué plus d’une trentaine de combattants talibans. Le Canadien a perdu face à Buffalo. La loi antiterroriste a été invalidée en partie par la Cour suprême du Canada. Montréal compte renommer l’« avenue du Parc » en l’« avenue Robert Bourassa ». Le travail d’André Boisclair a satisfait 62% des québécois et 82% des péquistes et finalement mon frère qui s’est foulé la cheville.

Bref que d’événements intéressants, mais avouons que ce qui nous intéresse le plus dans notre journal c’est bel et bien l’École Polytechnique et son association étudiante, sans oublier les mots croisés pour nous occuper le vendredi pendant nos cours.

Cette semaine fût terrible pour plusieurs d’entre nous à cause de la semaine de rush plus connue sous le nom de la « mi-session ». Qui d’entre vous ne s’est pas senti étouffé sous le poids insoutenable des intras et travaux dirigés à rendre (j’entends déjà la voix des étudiants du génie industriel s’élever pour protester contre mon hypothèse) ? Ce n’est pas la seule chose qui nous ait marqué durant la semaine de reprises des cours, en effet et vous l’aurez certainement remarqué, nos factures comptent une ligne de plus aux divers frais, les « Frais Technologiques ». D’après l’école ils serviraient « à rembourser la dette de 4 millions de dollars engendrer (sic) par l’école polytechnique suite à la construction des nouveaux pavillons. » Quatre millions ce n’est pas rien.

Depuis la construction de Lassonde on a vu surgir pas mal de problèmes. Les portes qui ne duraient pas plus d’une semaine sans les retrouver enroulés par des bandeaux jaunes nous signalant qu’on ne peux pas les utiliser, ou encore les fameux escaliers mécaniques qui fonctionnent une fois sur deux. Ceci ne nous empêche pas bien sûr de rester en admiration devant les couleurs de chaque étage, ou encore l’atrium pleins de photos d’anciens D.G de l’école, sans oublier la bibliothèque qui selon moi paraît bien trop spacieuse.

Mon édito n’est certainement pas là pour dire que Lassonde a été une erreur, bien au contraire. Mon seul vrai problème c’est ces fameux frais qui tombent de nulle part, n’y a-t-il donc pas d’autres solutions que de faire payer les étudiants plus cher ? Je suis d’accord qu’on ne peut pas garder un déficit aussi énorme, et qu’il faut trouver une solution. Mais je pense que tant qu’à rajouter des frais bidon (qui sait, après les frais technologiques on verra s’afficher des frais de sécurité), autant couper dans des services inutiles et obsolètes comme le service de placement, dont le dernier exploit notable remonte à l’aide remarquable apportée à un étudiant issu de la promo 76. Ceci, pour ne rien enlever au service des coms qui tient lui aussi dignement son rang dans le palmarès des services chimériques, oiseux voire superfétatoires. Je vous rappelle que cet article est à prendre au second degré après ingurgitation d’une bonne dose de valium (ou de vaseline selon les moyens de consommation de cette feuille de chou).




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.