Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Tournée d’adieu

Vendredi dernier nous avons eu droit à un très bon dernier spectacle de Tomás Jensen & les Faux-Monnayeurs. Je ne m’attendais à rien de moins de leur part. En effet, Tomás et sa bande de joyeux lurons nous ont habitué, depuis quelques années, à leurs très bonnes performances festives et débordantes d’énergie. Vous souvenez-vous de celui donné à Poly en mars 2004? Un moment mémorable qui me rappelle que je ne rajeunis pas…
Dès leur arrivée sur scène, ils ont fait danser la foule au son de Manifeste (malgré les tables qui avaient été installées sur la piste de danse!) Ils ont enchaîné quelques chansons avant de faire un petit intermède où Tomás est resté seul en scène avec sa guitare. Il nous a chanté 2 chansons façon intimiste, une d’un poète yukonnais et l’autre d’un chanteur brésilien. Et le spectacle a continué entre les chansons aux paroles engagées et les petites conversations spontanées de Tomás. Nous avons eu droit à 2 rappels qui ont bien duré une heure.

Deux Faux-Monnayeurs manquaient à l’appel. Le bassiste Philippe Brault et le batteur Martin Desranleau étaient absents, signe que les membres du groupe ont déjà commencé à faire leur vie chacun de leur côté. Ils ont été remplacés respectivement par Benjamin Vigneault et Maxime Bouchard. Némo Venba, avec sa trompette et ses nombreuses et parfois étranges percussions, et Pierre-Emmanuel Poizat, avec sa clarinette et son saxophone, étaient au rendez-vous, aussi exubérants qu’à l’habitude. Ce dernier nous a même performé, avec sa voix grave, un remarquable scat.
Le décor était simple : une toile au motif de mur de briques installée au fond de la scène recréant leur ambiance glauque du disque Le délit quotidien. Un travail extraordinaire, pour un spectacle de musique, a été fait au niveau des éclairages. Ils étaient très recherchés et donnaient de très bonnes ambiances théâtrales.

La majorité de leurs nouvelles chansons, sorties début décembre sur l’album Pris sur le vif, sont d’inspiration brésilienne. Elles sont en portugais et les rythmes rappellent ceux de la samba. Ils ont même repris la chanson Les faux-monnayeurs version samba!

Bref, voici mon message pour Tomás Jensen & les Faux-Monnayeurs : Je vais m’ennuyer de vous les gars! Et je crois ne pas me tromper en affirmant que je ne serai pas la seule.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+