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En vedette cette semaine, la LIM

Ça y est, c’est reparti. Notre ligue d’improvisation préférée, celle que nous chouchoutons depuis quelques années déjà, a repris le collier le 15 octobre dernier. C’est évidemment en charmante compagnie que votre reporter favori s’est déplacé au splendide Lyon d’or afin d’assister à la mise en jeu protocolaire.

La Ligue d’Improvisation Montréalaise a su nous surprendre d’entrée de jeu alors que nous avons eu droit à une semi-impro (parcequ’elle était tout de même préparée un tantinet) avant même le mot de bienvenue. Par la suite, c’est avec le plus grand plaisir que nous avons retrouvé notre cher animateur, Martin Bernier. Ce dernier n’a rien perdu de son lexique, maîtrisant la salle avec doigté. À vrai dire, je crois que ce sont plutôt les spectateurs qui paraissaient rouillés, n’arrivant pas à comprendre les subtilités de notre ami Martin à quelques occasions.

La ligue est de retour en force avec un heureux mélange de recrues et de vétérans. Nous étions d’ailleurs particulièrement choyés par la distribution de cette première alors que la troupe des bleus affrontaient celle des verts. C’est ainsi que Didier Lambert, Simon Rousseau (LNI), Antoine Vézina (LNI et Rumeurs), Isabelle Quintin (LNI, Casting) et la succulente Sophie Cadieux (Rumeurs, Watatatow et LNI) partageaient la scène avec Frédéric Barbusci (recrue de l’année 2006 de la LNI, Casting), Anaïs Favron (LNI), Mira Moisan (LNI) et le formidable René Rousseau (LNI et Casting). Comme vous pouvez vous en apercevoir, ces comédiens sont avant tout des amis dans la vie, se côtoyant régulièrement sur plusieurs scènes. C’est en quelque sorte cette énergie et intimité qu’ils réussissent à nous transmettre chaque dimanche soir. C’est en effet surprenant de voir à quel point ils sont complices dans le feu de l’action.

Par exemple, il était très beau de voir à nouveau les cousins Rousseau créer de la magie alors qu’ils ne jouent plus dans la même équipe. Une improvisation dynamique alors que René sortait de prison après quelques années « en dedans ».

Comme me le soufflait ma complice, les gars sont tordants, mais une chance que les filles sont là pour mettre un peu de sérieux dans le jeu. Car il faut admettre que Simon Rousseau avait peine à garder son fou-rire par moments.

Sinon, cette bande de joyeux lurons nous ont fait vivre toute sorte d’émotions cette soirée-là. Une improvisation se déroulant sur la pauvreté en Afrique alors qu’un professeur (Barbusci) tentait bien que mal d’enseigner à sa classe dans les décombres, alors que les bombes jaillissent toujours. Le tout pour se rendre compte que finalement, ce n’est qu’une pauvre petite fille qui souhaite seulement que tout redevienne comme avant, se rendant chaque jour à l’école, attendant en vain le début des classes. Non, ce n’était pas rigolo.

La période où Simon Rousseau jouait le rôle d’un pervers qui tentait tant bien que mal de séduire une jeune fille d’à peine une dizaine d’années était sérieusement bien drôle, jusqu’à ce que le gars du dépanneur (Antoine Vézina) et le client (belle présence d’esprit ici de René Rousseau) se rangèrent subitement du côté de Simon, pour l’aider à « embarquer » la petite fille (Isabelle Quintin). Il y a véritablement un malaise qui s’est fait sentir dans la salle.

C’est ça la beauté de l’impro. Non seulement ils nous permettent de rire abondamment, mais on apprécie davantage leur sens de l’innovation. Il n’y a rien de plus beau que de se laisser surprendre par la sournoiserie d’un autre cerveau. C’est en quelque sorte ce que notre Renaud national vous livre chaque semaine en page 2.

Un autre passage de la soirée qui fut merveilleusement bien exécuté est le jeu de Barbusci et Mira Moisan qui ont brillamment convaincu Anaïs Favron qu’elle était folle. Beau travail de Moisan qui a su changer de ton rapidement à maintes reprises, narguant Favron d’avoir couché avec son mari la veille. Le meilleur étant son air innocent lorsque Favron lui posait des questions sur le sujet;
─ C’était tellement bon hier avec François.

─ Quoi? T’as pas fait ça? Pas avec François?

─ Moi? Jamais. Pourquoi aurais-je fais ça?

─ Ben j’sais pas, tu viens de me le dire!

─ Quand ça? Dire quoi?

─ Ben que t’as couché avec François, ya 2 minutes!

─ « Ben non, pantoute. » de répliquer Moisan… alors que François (Barbusci) était tout à coup à ses côtés pour la cajoler.

Je pourrais ainsi vous raconter chacune de ces impros qui étaient du vrai bonbon. Le chouchou de la soirée? Sans contredit René Rousseau. http://www.citronlim.com

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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