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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Montée de lait

Je le dis sans prétention… ce matin j’ai croisé un con. Un vrai. Un partisan du Canadien, se promenant tout fier avec son gilet rouge dans Lassonde. Une preuve de plus que l’évolution avance à reculons.

Chaque année, c’est la même chose. L’histoire qui se répète. Les gilets rouge qui sortent en octobre! Signe que l’automne est bel et bien commencé. C’est aussi pathétique qu’un étudiant veston-cravate des HEC, mais que voulez-vous. On aime bien croire que de toute façon, on est les meilleurs, que c’est notre sport à nous, que c’est nous qui l’avons inventé et qui l’avons poussé tout haut là où il se trouve! Le hockey. Je vous ai dit que je trouvais ça pathétique?

Allez Bob, remplis-toi les poches et celles de tes joueurs, celles de tes actionnaires, celles de tes amis, celles de ton brasseur. Et n’oublie surtout pas celles du gars du téléphone. Tu dois rire dans ta barbe, perché en haut du Centre, à regarder le petit peuple dépenser son salaire de la semaine pour payer sa place au temple des abrutis. Et le mec avec son gilet rouge, Molson à la main, qui encourage ses valeureux!! Il me donne envie de vomir.

Et voyez ça! C’est pas le pire.Même Le Polyscope, aussi fougueux a-t-il été dans le passé, se joint cette semaine à la masse glauque en publiant en première page un joueur des Canadiens. Sans compter l’éditorial. Et oui! Sébastien avait deux examens aujourd’hui, le pauvre. Et voilà que notre bâtard doublé d’idiot de journaliste des sports, mon co-directeur qui plus est, nous arrive avec son éditorial. Alors que l’ordre mondial est sur le point de s’écrouler, alors qu’un fou s’amuse à faire des essais nucléaires et un autre s’amuse à jouer à la chasse aux terroristes, alors que des ponts s’écroulent et que des enfants meurent de faim, nous on parle…de HOCKEY! Il n’y a vraiment pas moyen d’y échapper. Partout, dans tous les appartements, dans tous les bars et tavernes miteux, on ne vit que pour cela. Bref, c’est une autre saison qui recommence. L’histoire sans fin. La fin du monde. Imaginer, même ma chère coloc s’est fait prendre au jeu des perdants. La voilà qui ne vit que pour son « pool ». Si au moins elle passait autant de tant à faire le ménage que de parler de hockey, la vie serait plus belle. Et s’il n’y avait pas de hockey, parlerait-elle de faire le ménage? Je ne sais pas, mais pendant que le mec au gilet rouge rêve de la coupe à Montréal, pauvre enfant, moi je retourne regarder 110%.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.