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Les Carabins intraitables

Dans un avenir pas trop lointain, les grands penseurs de ce monde devront débattre d’une nouvelle certitude de la vie. Eh oui, bientôt, une-victoire-par-blanchissage de notre équipe favorite, au soccer universitaire masculin, va côtoyer les grandes évidences humaines telles que : les taxes, le divorce et une interception lancée par Jonathan Jodoin.

Qu’est-ce qui peut bien me faire dire de telles idioties pensez-vous ?

Ne cherchez pas plus loin que la performance offerte par les Carabins le 5 octobre dernier. En dépit de la nouvelle ère glacière – il faisait frette en tab… – qui sévissait au stade Percival-Molson, les visiteurs ont effectué un sans faute, lors d’une victoire à sens unique 2 à 0 aux dépens d’une jeune équipe des Redmen qui en avait plein les bras… ou plutôt plein les pieds !

Hormis une dangereuse poussée des locaux à la 3e minute, les Carabins ont dicté le rythme de la rencontre. Un tempo qui s’est accéléré après le premier but des Bleus, marqué par Julien de la Riera (HEC Montréal, Administration) à la 29e minute. Jusque là, on peut affirmer que McGill n’espérait rien d’autre qu’un zéro-zéro typique au soccer. Leur stratégie offensive se résumant à un intéressant spectacle de kick-and-run.

À la pause, le résultat était de 1 à 0 en faveur des Carabins. Malgré leur domination, une seule erreur et on retournait à la case départ, sans passer go et sans récolter les deux cent dollars ! C’était mal connaître les Bleus. Ils ont anéanti tout espoir qu’entretenait McGill de revenir dans la partie, et ce dès la 46e minute. Une contre-attaque rapide qui a pris en défaut la défensive des Redmens et qui a permis à Julien de la Riera, encore lui, de doubler la marque.

Et voilà, c’était 2 à 0 et c’en était fini de McGill. La seule fois qu’ils ont tenté d’ouvrir un minimum le jeu, ils se sont fait prendre à contre-pied et ils en ont payé le prix. Il faut dire que les Carabins ont dominé dans tous les aspects du jeu, surtout au milieu de terrain où le trio formé par Julien de la Riera, Boubacar Coulibaly (Sciences humaines appliquées) et Nawar Hanna (Médecine) ont permis aux siens de contrôlé le ballon à leur guise. Comment ? C’est bien simple: en étant constamment agressif sur les ballons libres et en étant en perpétuel mouvement pour se donner comme cible à leurs coéquipiers.

Avec cette victoire, les Carabins portent leur avance au classement à sept points d’écart –16 points contre 9 – sur leur plus proche poursuivant, les Redmen de McGill. En fait, il y a autant de points qui séparent les deux premières positions qu’il y en a qui sépare McGill et Concordia, respectivement deuxième et dernier.

Suite à cette partie contre McGill, Montréal possède désormais la meilleure attaque ainsi que la défensive la plus étanche au pays. De plus, les Carabins demeurent la seule équipe canadienne à n’avoir accordé aucun but après six parties. Face à une telle supériorité, on est en droit de se demander si nos Carabins ont vraiment une longueur d’avance sur les autres équipes du pays ou si ce sont leurs adversaires de la Belle Province qui les font bien paraître.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.