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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

¡Cubanismo!

Les examens viennent de se terminer et quoi de mieux que de commencer la relâche en rattrapant toutes les heures de sommeil perdues.
C’est ainsi que votre somptueux journaliste a débuté sa semaine de lecture en se couchant à 20h00 le vendredi soir. Qu’à cela ne tienne, il s’est bien repris en allant voir le spectacle de
¡Cubanismo! qui était présenté au Spectrum le lendemain.

Arrivant en retard comme cela est maintenant son habitude, il ne lui a suffit que de mettre le pied dans la place pour que toute la chaleur de Cuba lui prenne l’esprit, propulsé par cette musique qui caractérise si bien l’île. Cette retrouvaille avec la culture que j’aime tant fut sans contredit inestimable. Le groupe est vraiment typique de ce que peut représenter cette île des caraïbes, étant formé d’une douzaine de musiciens de tous les âges sur la scène, dont plusieurs percutionnistes évidemment.

Ce qui caractérise toutefois ce groupe comparativement aux autres des Antilles, c’est le fait qu’ils se veulent avant tout un groupe à saveur jazz. En effet, parmi la douzaine de musicien sur la grande scène du Spectrum , il se trouvait un trompettiste, un tromboniste ainsi qu’un joueur de saxophone alto. Ces trois-là apportent réellement une touche unique en leur genre, surtout avec le meneur et ancien membre de la formation Sierra Maestra, le joueur de trompette Jesús Alemañy.

C’est d’ailleurs ce groupe qui avait littéralement brûlé les planches au Festival International de Jazz de Montréal, à l’été 1997. Non seulement ils créent la fête partout où ils passent, mais ils avaient attiré pas moins de 100 000 personnes lors de cet événement. C’est donc pourquoi ils ont été approchés à nouveau cette année, cette fois-ci dans le cadre de la série
Jazz à L’Année.

C’est donc ainsi que nous avons pu danser avec eux toute la soirée, la salsa et le meringue étant à l’honneur. La foule était assurément présente dans le but de se trémousser au doux son cubain. Il ne suffisait plus que de fermer les yeux pour se croire sur le Malecon, le mémorable boulevard de La Havane qui longe la mer. Il faut de plus admettre qu’il était plutôt agréable d’admirer les jolies demoiselles virevoleter dans tous les sens, plusieurs étant évidemment d’origine latine.

Tout était donc mis en place pour se sentir en voyage dans le Sud, étant nous-même en vacances. Tout? Quand même pas. Il ne manquait plus qu’un mojitos pour que le tout soit vraiment parfait. Le Spectrum ne vendait malheureusement pas de cette fabuleuse boisson cubaine, cela étant définitivement la déception de la soirée. Cela aurait été une agréable surprise, la cerise sur le sundae quoi. Mais bon, rien n’empêche que cette soirée nous a permis de nous transporter momentanément au merveilleux pays de Fidel.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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