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En vedette cette semaine, Marc Déry

Jeudi dernier, c’était la soirée la plus importante pour Marc Déry. Du moins, au niveau de sa carrière. En effet, c’était la première fois que le beau Marc faisait office au Métropolis en solo. Le monsieur n’a pas lésiné sur la chose alors qu’il a pris les commandes d’un orchestre de 11 musiciens! Ouin, c’était une grosse soirée en perspective.

C’est ainsi que votre fidèle serviteur est encore une fois arrivé en retard au spectacle. Cette fois-ci étant gracieuseté du C.A. de votre charmant établissement. En effet, votre dirlo préféré avait dû assister à une de ces charmantes séances qui ont le don de s’éterniser.

Le pire, c’est que la première partie du show n’a vraiment rien fait pour aider votre chroniqueur à s’extirper du sommeil qui l’affligeait depuis la rencontre diplomatique. Première consternation, le premier étage du Métropolis était constitué de tables! Oui, les gens étaient bel et bien assis pour regarder Déry et son orchestre, tout en sirotant la coupe de vin qu’ils avaient à la main. Ouin, mettons que mon comparse et moi, nous avons pris un coup de vieux tout d’un coup. Moi qui venait à peine de fêter mes 24 ans au party McAuslan, moi qui a maintenant tant de misère à séduire les cheerleaders; est-ce que mes goûts musicaux pouvaient maintenant refléter ceux d’une autre génération? Ouin, il est plus que temps que je termine ce maudit bac.

Et Marc de leur donner raison en jouant plusieurs ballades en levé de rideau. Non seulement votre interlocuteur aurait bien échangé sa bière pour un expresso, mais il aurait également voulu changer les spectateurs −qui devaient bien avoir une moyenne de 45 ans− pour quelques demoiselles plus alléchantes.

Pour terminer cette première partie qui était principalement composée de chansons de son dernier album, Marc nous a interprété deux mélodies composées par son bon ami Daniel Bélanger. Encore là, ce n’était pas le Déry auquel je m’attendais. Il faut dire que j’aurais peut-être dû écouter un peu plus son dernier opu.

Ironiquement, Déry a débuté la deuxième partie de son spectacle avec la toune « J’m’endors pas ». Ouin, sans commentaires. Puis, tout a changé subitement alors que la chanson suivante, « Lumière Rose », a débuté avec un solo de guitare électrique, ce qui a sorti de sa torpeur le gars qui écrit ses lignes. Wow, ces notes étaient si inespérées, surtout qu’elles ont enchaîné avec un solide blues. Déry a enchaîné avec un vieux tube du temps de Zébulon, « R’viens pas trop tard ». Décidemment, c’est là qu’on a pu observer la puissance que procure le fait d’être accompagné d’un orchestre. C’est ainsi que cette deuxième partie s’est déroulée à un rythme du tonnerre alors que Marc a su piger dans ses trois albums solos, en plus de ceux datant de son défunt groupe. Un vrai succès. Ça, c’était le Marc Déry que l’on connaît et soudainement, votre interlocuteur s’est senti bien dans sa peau, draguant les meufs qui l’entouraient.

Et le beau gosse de nous en redonner encore et encore, jouant neuf autres chansons lors de trois rappels. Le public lui a témoigné tout son amour, Marc profitant pleinement de chacun des applaudissements.

Cette soirée qui a débuté si tranquillement a su se réchauffer drôlement en deuxième partie et finalement, Marc Déry n’a pas manqué son entrée au Métropolis. L’orchestre qui l’accompagnait ajoutait véritablement une jolie touche à ses chansons. Ce fut réellement plaisant de réentendre les plus anciennes avec ces nouveaux accompagnements.

Au fait, Marc était accompagné sur scène d’un joueur de batterie, d’un autre de timbales, de 3 guitaristes, de 2 violonistes (d’ailleurs fort jolies!), d’un violoncelle, d’un joueur de clavier et d’un Dj! Et oui, c’était vraiment comique d’entendre « scratcher » entre deux coups d’archet.

Bref, suite à cette soirée, votre humble serviteur a décidé d’assumer son âge. Après tout, il doit bien y avoir une vie après Poly, non?




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