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Le Cabaret du Casino de Montréal: jeune depuis 1996

Depuis maintenant 10 ans, le Casino de Montréal offre, en plus de centaines de machines-à-sous, un programme varié de spectacles et comédies musicales. Ceux qui peuvent se le permettre peuvent y souper avant la représentation et digérer en applaudissant les artistes sur scène. Pour les étudiants fauchés comme nous, il est possible d’accéder à la salle de cabaret juste au moment de la représentation principale.

Au programme de la soirée du mercredi 14 septembre : le « Cabaret U-mano ». Selon le descriptif, un « puppet show » (ou show de marionnettes), mais en réalité une oeuvre d’art unique en son genre, loin de notre vision classique des marionettes. Les poupées sont de tailles, couleurs et matériaux divers, allant d’une simple chaussette jusqu’à des formes humaines de 2 mètres de haut. Les mouvements des marionettes sont contrôlés, non pas par des fils suspendus, mais par un ou deux accompagnateurs vêtus de noir, qui de leurs mains habiles, donnent vie à la poupée et nous font oublier leur présence sur scène… du moins dans la première partie du show.

Parce que plus le show avance, plus les chorégraphies des poupées deviennent complexes. On en arrive au point où les « accompagnateurs » des marionnettes en viennent à faire partie intégrante du show. Ils dansent avec leurs poupées, leur « prêtent » leurs jambes, leurs mains. Souvent, avec trois marionettes et six accompagnateurs sur scène, on assiste à une subtile confusion qui ne permet plus de déceler les limites entre les différents personnages. On vit ainsi une histoire d’amour entre un loup et un mouton, l’union charnelle se faisant par l’interposition de leurs accompagnateurs respectifs ou encore l’obsession d’une capote vivante qui veut absolument être utile à sa fin première, séquestrant son propre accompagnateur pour la cause. Des dizaines de courtes scènes se suivent mettant en vedette des personnages très colorés: une petite diva, une danseuse un peu trop volumineuse, un corbeau frustré, un latin lover… des personnages dansant et chantant aux rythmes des classiques du pop et du jazz. Le résultat peut être appellé une comédie musicale « à la sauce puppet », parce que le rire ne quitte jamais l’auditoire et parce que la musique est parfaitement adaptée aux chorégraphies.
Le groupe québécois Soma international, à l’origine de ce spectacle (son deuxième) quitte malheureusement ses terres pour suivre Céline Dion et le Cirque du Soleil à Las Vegas. Je vous conseille cependant de rester à l’affût de leurs futurs spectacles à Montréal . On risque d’avoir de bien agréables surprises!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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