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Défaite contre Concordia: nos Carabins à la dérive

C’est par un merveilleux samedi après-midi que nos Carabins affrontaient les méchants Stingers de l’Université Concordia. Une superbe journée, l’été nous caressant d’un joli au revoir. C’était les retrouvailles, autant pour les spectateurs, les joueurs… et les cheerleaders bien sûr.

Nos joueurs ont commencé la partie en force. L’armoire à glace Simon Ouellet (6’6’’, 270 lbs, 4e année, Génie industriel) commençe sa journée au boulot avec un sac du quart. Il la complètera d’ailleurs avec deux sacs et demi. Comment peut-on obtenir 1/2 sac? Lorsque’on bénéficie d’un complice lors de l’exécution.

Puis, le vétéran maraudeur Maxime Gagnier (4e année, Génie industriel) a suivi avec sa première interception de la campagne, ramenant le précieux objet sur une distance de 22 verges. Ce jeu était vraiment superbe, le joueur défensif (Gagnier évidemment!) survolant le terrain après avoir démontré un bel instinct, coordonnant à merveille sa couverture avec l’arrivée du ballon.

L’entraîneur Santerre axant son attaque sur le jeu de passe, les bleus ont fait une belle poussée, amenant le ballon à la ligne de trois de Concordia avec un premier essai en main. Notre petit porteur de ballon, Joseph Mroué (11 courses pour seulement 24 verges) s’est toutefois buté à trois reprises au rideau défensif des joueurs en blanc. Le match s’est joué là, juste là. Tout allait si bien, nous dominions facilement, on commençait pratiquement à sabrer le champagne pour la première victoire du coach Santerre.

Les Stingers ont pris confiance suite à ce jeu et on a eu droit à du jeu insipide pour le reste de la partie. C’est pas des farces, c’était 3-0 pour les anglais à la mi-temps, un véritable pointage de football… européen. Le pire, c’est que ces trois points relèvent d’un simple et d’un touché de sûreté concédé. Ouais, nous avons profité de la mi-temps pour nous enfiler deux trois cafés au lieu de bières…

Voyant son attaque blanchie en première demie, notre entraîneur recrue a jonglé avec l’idée d’entreprendre la deuxième portion du match avec son quart substitut. Par respect pour son vétéran et ancien joueur chez les Spartiates, il finit par laisser Jodoin dans l’alignement. Mal lui en prit :Jodoin s’est fait intercepté à son retour sur le terrain. Le joueur des Stingers Sammy Okpro, a tourné le fer dans la plaie en ramenant le ballon sur une distance de 42 verges pour le majeur. On pouvait ainsi entendre une mouche voler dans le stade, ainsi que notre entraîneur maugréer en descendant quelques saints du ciel. Heureusement, notre Selma n’était pas du lot.

Étonnament (sarcasme), ce fût la recrue Marc-André Brouillette (9 en 22, 111 verges et 2 interceptions) qui était au poste de quart par la suite. Notre entraîneur s’est décidemment tourné vers la relève à l’offensive pour le reste de la partie alors que le porteur de ballon Mroué a également dû passer son tour plus souvent qu’autrement. Ces changements vont définitivement être bénéfiques plus tard en saison lorsque nos jeunes joueurs auront acquis de l’expérience inestimable.

Les Stingers, quand à eux, n’ont éprouvé aucune pitié pour nos joueurs quelque peu abasourdis par les événements. C’est ainsi qu’ils menaient 22-0 après trois quarts de jeu! Pire encore, quand nos Carabins se sont finalement inscrits au pointage ce fut grâce à deux touchés de sûreté, touchés concédés par l’équipe adverse de surcroît. Ouais, c’était un peu pathétique : les spectateurs applaudissaient de rires moqueurs ces honteux points.

C’est avec moins de deux minutes à faire que nos joueurs en bleu ont inscrit leur seul majeur, résultat d’un travail acharné sur les unités spéciales! Décidemment, notre attaque n’aura rien cassé. Mais quel botté de Michael Sousha (Génie mécanique, 3e année. 12 bottés (!) pour 465 verges): le ballon a parcouru une distance incroyable de 75 verges! Non seulement le ballon est passé par dessus la tête du pauvre receveur, mais il a également touché ce dernier, ce qui autorisa nos joueurs à le recouvrir… dans la zone des buts!
Dommage que cet exploit se soit produit dans une cause perdante. De plus, c’était le deuxième majeur en autant de partie pour le joueur obscur Nikolas Morin-Soucy. Il trône présentement au sommet de notre équipe à ce chapitre. Pas pire pour un joueur qui ne joue même pas à l’offensive!

Cette journée ensoleillée s’est soldée par une déconfiture de 25-11 devant les 4535 fidèles. Pendant ce temps, le Rouge et Or défaisait difficilement des Redmen de McGill(!) par la marque de 43-27, les anglais étant en avant tout au long de la partie. Ouin, il n’y en aura pas de facile cette année et c’est vous, les partisans, qui en sortirez gagnants.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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