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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Chili et compagnie…

En tant que finissante de l’automne 2003, on m’a confié dans ce Journal le mandat d’accueillir les nouvelles étudiantes de Poly, de leur souhaiter la bienvenue, sur un ton grinçant et caustique, si possible… Si possible?!? Elle est bonne celle-là! Franchement! Ça s’ra pas difficile…!
En guise de mot de bienvenue, je pourrais vous retracer les grandes lignes de mon parcours à Poly : mes meilleurs souvenirs, mes pires, les profs que j’aimerais oublier, ceux que j’aimerais idolâtrer pour toujours, les chouettes rencontres, les grandes désillusions, les maudites acétates que l’on passe plus de temps à faire imprimer qu’à lire, mes pires notes, les heures de sommeil qui s’envolent, celles qu’on récupère, les sous-marins du sixième, le chili du café du deuxième, les labs d’info qui puent, la côte à monter tous les jours, le vent, mon parapluie qui se retourne tout l’temps, les escaliers mal déglacés, le nombre important de fois où j’ai failli me casser la gueule…

C’est vrai que sur le coup, Poly est plus facile à bitcher qu’à encenser. Sauf que je ne crois pas qu’il soit nécessaire que je vous raconte tout ça : vous vous ferez votre propre opinion bien vite. Peut-être même trop vite. Peut-être aussi que vous ne vous en ferez pas, ou qu’elle sera floue. C’est d’ailleurs présentement ce qui m’arrive : j’essaye de dresser un bilan suite à ces années à Poly et il se dessine plutôt difficilement. Je n’ai donc pas l’intention de vous donner des conseils (bon ok à part peut-être au sujet du chili : le chili végétarien là… À ÉVITER!!!).

Je peux par contre vous affirmer la chose suivante : oui, c’est possible de se plaindre presque tous les jours pendant quatre ans à propos d’un tas de trucs, et de quitter malgré tout avec un pincement au cœur. Sûrement parce que, petit à petit, les plaintes se transforment. Elles fondent tranquillement en habitudes, en doux désenchantements, en dérisions, en blagues, en rires puis en bons souvenirs, finalement… Pour moi, Poly, c’est la preuve qu’on a la curieuse capacité de garder le meilleur. J’y ai appris à filtrer. (Sauf le chili végétarien. Fiez-vous sur moi, ça se filtre pas c’truc là…!)

Je vais donc terminer en vous souhaitant la bienvenue, tout simplement. Bienvenue et… bon filtrage!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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