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… et Christophe Mali!

Hey bien oui, votre chroniqueur préféré rapplique de nouveau cette semaine avec une chronique double! Puis, toujours dans la veine «Mais que sont devenus vos artistes souterrains?», on enchaîne avec le défunt chanteur de Tryo, un autre groupe qui a fait les frais d’une succulente chronique il y a quelques semaines…

Êtes-vous au courant? Non? je vous pris donc de vous asseoir et de sortir la boîte de mouchoirs. Tryo, ce cher groupe français, ce groupe qui nous faisait danser aux rythmes reggae depuis maintenant dix ans, viens de se séparer momentanément afin de se consacrer quelque peu à d’éventuelles carrières solos.

C’est ainsi que Christophe Mali, le chanteur de Tryo, s’amenait à Montréal pour y présenter son spectacle solo, lui qui vient tout juste de sortir son premier album, Je vous emmène. Ce fut toutefois étonnant de constater que notre cher Christophe a particulièrement troqué sa guitare et les airs reggae pour le somptueux piano et les airs mélomanes.

C’est toutefois le même Christophe que l’on a retrouvé devant nous samedi soir dernier, à la cinquième salle de la Place des arts. Souriant, vif, hyperactif sur les bords, définitivement heureux de se retrouver devant une petite salle chaleureuse, c’était le même gars qui menait si bien le quatuor français.

Il a enfourché le banc devant son piano et c’est ainsi que son apparues les premières notes de l’élégant piano noir. C’est ici que le côté de Christophe qui énervait l’auteur de ses lignes avec Tryo est devenu son point fort en solo. Il a en effet le don d’arrêter au beau milieu de ses chansons pour nous conter des anecdotes ou encore de petites histoires loufoques. Cette pratique était plutôt fatigante lors de concert où l’on désire danser, mais cela ajoute réellement du piquant dans ce spectacle solo.

Ce n’est pas qu’il en ait besoin, les compositions de Christophe étant pratiquement toutes excellentes.
Ce n’est qu’un bonus au spectacle, lui qui est habitué de nous en donner toujours plus, comme en témoigne les numéros du cirque Les arrosés dans les spectacles de Tryo.
De plus, il se sert de cette brillante communication pour se rapprocher de son public en les amenant à rire aussi souvent que possible.

Dès la fin de sa première chanson, il s’est levé d’un brusque geste pour nous remercier des applaudissements, avant de perdre pied sur le haut-parleur!
Bon, il se peut fort bien que cette mascarade était prévu à l’avance, mais il en demeure pas moins qu’il a réussi à détendre son public avec ce gag.

L’éclairage de la scène était d’ailleurs fort joli, donnant du même coup une agréable ambiance d’intimité à la salle. Le spectacle continua de cette façon, Mali mélangeant allègrement les ballades, histoires et blagues les unes après les autres, un verre de vin à la main.

Il reprend momentanément sa guitare pour quelques pièces, grimpant littéralement sur son piano pour nous les interpréter. C’est certain que ces dernières nous ont sensiblement rappelé les airs de Tryo, retrouvant du même coup la voix et la même guitare du groupe français. Nos oreilles apprécièrent ce rapprochement éphémère.

Le spectacle a passé très rapidement, ce qui est en quelque sorte preuve de réussite. À vrai dire, on en aurait pris davantage, Christophe nous en mettant tout simplement l’eau à la bouche. On a décidemment hâte qu’il augmente son répertoire!

Il a quitté la scène a plusieurs reprises, attendant les ovations avant de se rasseoir au piano. Évidemment que ces multiples reprises deviennent fatigantes à la longue, mais bon, c’est bien notre Christophe, il est vaniteux de nature.
Il s’est heureusement bien repris lors de son dernier rappel, se promenant dans la salle avec sa guitare unplug, un peu à la manière que Tryo avait commencé son dernier concert à Montréal. Cette façon de faire est toujours touchante, il faut bien l’admettre.

Bref, Christophe Mali en solo est bel et bien à découvrir. Ce n’est évidemment pas le son de Tryo, mais cette soirée fut très charmante, décidemment une belle surprise.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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