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En vedette cette semaine, CISM

CISM? Ça ne vous dit rien? CKOI, ça vous dit quelque chose? C’est bien un triste constat. CISM, c’est votre radio, celle de l’université de Montréal.
Mais CISM, c’est avant tout la marge… et elle fêtait ses 15 ans vendredi dernier! Inutile de vous dire que votre cher chroniqueur y était.

CISM est reconnu pour diffuser la musique émergente et les nombreux groupes qui se sont fait connaître ont tenu à souligner ce joyeux anniversaire.
C’est ainsi que la distribution du méga spectacle était digne d’un show de la St-Jean! Non, Paul Piché et Michel Rivard n’étaient pas du coup, mais on peut par contre citer les Cowboys Fringants, les Trois Accords et Malajube. Oui, oui, on parle ici du même groupe qui a fait figure d’une Chronique souterraine lors de la dernière session. D’ailleurs, ils commencent présentement à tourner aux radios commerciales, suite à la sortie de leur dernier opus. Il est également à noter que ces trois groupes reviennent également d’une tournée en France qui fut plutôt un succès.

Bon, vous vous dites d’ores et déjà que vous auriez voulu assister à ce spectacle, que bon dieu, ces trois artistes à eux seuls devaient bien remplir les 3500 places du CEPSUM, et bien non. Évidemment que ce spectacle a fait salle comble, mais CISM avait ajouter un peu de crémage sur leur gâteau. Ouais, ils se sont payer la traite. Ces trois prolifiques groupes étaient avant tout précédés de Mara Tremblay, Vincent Vallières, WD-40, MC Gilles, Yann Perreault et Bungalow.
Je vous avais prévenu plus haut que la distribution était digne d’un show de la St-Jean…

Alors, ce spectacle, était-il à la hauteur des attentes? Tout dépend des points de vue. En fait, votre fidèle serviteur a encore une fois manqué le début du spectacle, manquant la prestation de Bungalow. Pire que ça, il est arrivé tout juste à la fin de celle de Yann Perreault et il doit maintenant avouer qu’il n’a pas eu droit à un dessert avant de se coucher. Oui, la maman du gars qui écrit ses lignes est bien méchante.

Il faut toutefois admettre que la prestation de notre cher Yann avait l’air époustoufl ante. Le mec endosse à merveille sa réputation de bête de scène. Il se dandine, se trémousse, danse, crie, hurle… et chante évidemment.
Il a en effet un petit quelque chose d’extra sur scène, ayant le don de faire lever les foules. C’est juste dommage qu’il ait l’air d’un roux. Il ne l’est pas, mais il a l’air, c’est triste.
Mais bon, on l’aime quand même.

Malheureusement, on ne sait trop pourquoi, mais c’est avec les artistes suivants que l’on s’est aperçu que quelque chose clochait: le son! En effet, le son du spectacle était tout simplement pourri. Rien à faire, peu importe l’artiste, on ne comprenait pas grand chose des paroles, à moins de les connaître évidemment.
Ce n’était donc pas si pire pour les prestations des Trois Accords et des Cowboys, mais cela fut vraiment dommage pour les autres artistes.
Par exemple, ce fut vraiment moche pour Malajube, les mecs ayant pris la peine de jouer quelques pièces de leur dernier disque. À quoi ressemble donc ce nouveau CD? On ne le sait franchement pas. Nous qui avions si hâte de le découvrir lors de ce spectacle.
D’ailleurs, il fut de même pour les gars de Drummondville (Les Trois accords), ayant vraisemblablement joué de nouvelles tounes! Mais bon, encore une fois, on ne pourrait vous en citer le refrain…

Sinon, après le lourd passage de WD-40 (décidemment ces gars-là ne font pas dans la dentelle), c’est le joyeux Vincent Vallières qui est monté sur scène. Sa musique était aussi contagieuse qu’à l’habitude. On ne se lasse pas de l’entendre celui-là.
Le timide chanteur des Cowboys, Karl Tremblay, est notamment venu interpréter une chanson avec lui.
C’était d’ailleurs très drôle de voir à quel point Karl n’est pas à l’aise hors de son répertoire. Non mais il est rare d’observer un artiste chanter les bras croisés! Oui, mettons que Karl avait hâte que la chanson se termine pour retourner en arrière de la scène, là où il devait y avoir tout un party.
Évidemment que votre cher journaliste, armé de ses accréditations, est allé contempler le tout de plus près…
Avant de quitter, notre cher Vincent a inévitablement invité la jolie Mara à monter sur scène pour interpréter avec lui Chacun dans son espace, la chanson thème de son dernier album qui est enregistrée en duo avec elle.

Les nombreux fans ont ensuite pu découvrir le large répertoire de Mara. Il était drôle de constater que malgré la sortie d’un troisième album, c’est quand même avec Le spaghetti à papa, ce succès datant de son premier disque où elle énumère tout simplement la fameuse recette de son père, qu’elle a conclue sa présence sur scène.

Il s’en est ensuite suivit une course folle (oui, oui, l’auteur de ses lignes s’ennuie véritablement de la célèbre troupe de théâtre de marionnettes Foufoune et Patachou, popularisé par ici par le sournois Marc Labrèche), alors que MC Gilles a fait son apparition dans le but de faire un karaoké! L’énigmatique animateur de CISM a connu une entrée fulgurante, misant sur les chansons de Passe-Partout pour attendrir son public. Il a cependant finit par le perdre en éternisant le karaoké en reprenant les airs de Lance et compte.
Le public dans la salle n’avait tout simplement pas l’âge pour être aussi touché que lui par ces chansons, étant trop jeune lors de la diffusion des épisodes intégrales. On a toutefois apprécié le slogan de l’animateur: E=MC Gilles.

Ce fut finalement au tour de Malajube, ces derniers entrant sur scène avec les déguisement de leur premier vidéoclip, Le jus de citron.
Malheureusement pour eux, le son n’était pas à point pour conquérir de nouveaux fans.

Les Trois accords sont ensuite embarqués sur la grande scène, aux cris désemparés de la somptueuse foule. Les fans étaient définitivement présents pour eux et les Cowboys. Nous avons eu droit à des succès en rafale, sans les nombreuses blagues du chanteur qui les accompagnent normalement en spectacle. Faut dire que leur présence sur scène était écoutée, devant la partager avec les autres bands. Il est à noter qu’ils n’ont pas joué leur premier tube, Hawaïenne, les gars voulant certainement se détacher de cette populaire chanson.

Ce n’est pas moins de quatre heures plus tard que les membres des Cowboys ont fait leur apparition en avant. Ils ont entamé une chanson de leur disque le plus récent, mais ils nous ont fait l’heureux plaisir d’enchaîner avec de vieux succès, tels La manifestation, Marcel Galarneau, En berne et Mon pays. C’était plaisant de retrouver ces fringants personnages, nous permettant du même coup de revivre les belles années de CISM, rappelant notamment la belle période du CEGEP au gars qui écrit ses lignes, passant pour moche lorsqu’il fredonnait les airs des cowboys, alors inconnus.

Longue vie à CISM!

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