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En vedette cette semaine, la LNI

Eh bien oui, votre chroniqueur préféré a remis ça encore cette semaine avec la LNI. Décidemment, c’est qu’il ne se tanne pas lui d’assister à ces spectacles d’improvisation haut en couleurs. Surtout quand il y va accompagné d’une jolie demoiselle…

En cette semaine de relâche (pour les non universitaires évidemment, notre tour s’en vient!), la Ligue Nationale d’Improvisation organisait mardi dernier un match spécial entre les étoiles actuelles de la ligue et ses légendes. Mettons que votre chroniqueur chéri avait hâte de voir ce que les vieilles croûtes avaient dans le ventre, puisque cela s’annonçait définitivement pour être une soirée prometteuse, la glace n’étant prêtée qu’aux surdoués.

Pour l’occasion, la jeune formation étaient garnie des joueurs étoiles François-Étienne Paré et Réal Bossé, du prétentieux Stéphane Archambault, des énergumènes Sophie Caron et Zoomba, ainsi que de la succulante Salomé Corbo. Pour leur part, les aînés étaient formés de Martin Drainville, Sylvie Legault, Guy Jodoin, Marie Michaud, Claude Legault et Johanne Fontaine, cette dernière remplaçant Sonia Vachon.

Contrairement au match d’ouverture dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, le spectacle de mardi a levé d’emblé. En effet, la brochette de vedette détenait tous les ingrédients d’un cocktail explosif et cette heureuse recette a tôt fait de réchauffer la salle qui nous abritait, soit le Medley.

À l’inverse de Patrice L’Écuyer lors de son retour sur la patinoire, les légendes n’avaient quant à eux rien perdu de leurs jambes d’antan, et encore moins de leur langue. En fait, ils étaient plutôt fringants et cela paraissait vraiment qu’ils étaient heureux de renouer avec l’ambiance qui règne avec la LNI.

Décidemment, cette soirée détenait un cachet bien spécial. Non seulement la présence des anciens provoquait une certaine effervescence de la part du public, mais il semble que cela a même eu un effet sur les thèmes d’improvisations!
En effet, les sujets et contraintes sélectionnés comportaient plusieurs éléments inédits.

Par exemple, il y eu une très longue improvisation de quinze minutes, cette dernière ayant comme thème le mystère. C’était plutôt loufoque de suivre les aventures de Salomé et Martin, alors qu’ils devaient élucider le mystère à l’aide des mots ornithorynque, aigle et Ski-doo!
Ouais, ils ont eu besoin de patiner quelque peu pour s’en sortir, ce qui leur a même valu une pénalité pour avoir trop tourner autour du pot.
Faut croire que l’arbitre non plus n’aime pas les préliminaires hehe.

Puis, nous avons ensuite eu droit à une improvisation où seulement les gars pouvaient fouler le plancher. Wow, laissez-moi vous dire que votre chroniqueur s’en léchait les doigts en contemplant la distribution de cette improvisation.
Drainville, Legault et Jodoin d’un côté contre Paré, Bossé et Archambault.
Ça mes amis c’est ce que l’on appelle la crème de la crème, ou encore la cerise sur le sundae. Les gars ont heureusement été à la hauteur, Drainville jouant le rôle d’un voleur de légumes, Paré et Jodoin les policiers à ses trousses. Legault était d’ailleurs hilarant, imitant un éternel défaitiste.

Un autre exemple de contraintes étranges fut le sketch de type comparé (cela signifie que les deux équipes jouent l’une après l’autre et non pas en même temps) où l’équipe des jeunes devait performer qu’avec un seul joueur alors que les légendes pouvaient inclure autant de comédien que désiré. C’est ainsi qu’après la performance des anciens, FrançoisÉtienne Paré s’est amené seul sur scène pendant plus de quatre minutes.
Ouais, il a dû patiner à son tour afin de nous divertir. Il a pour cette cause choisi de jouer le personnage d’un comptable noir africain. L’improvisation, fort intéressante au départ, a malheureusement dérapé quelque peu par la suite et c’est ainsi que l’arbitre Alexandre Cadieux n’a
eu d’autre choix que de pénalisé le joueur Paré pour avoir abuser de clichés.

Il faut d’ailleurs admettre que l’arbitre Cadieux (il est joueur dans la LIM, cette Ligue d’Improvisation Montréalaise dont l’auteur de ses lignes vous a parlé si souvent) fait un boulot exceptionnel au fil des matchs. Il sait quand s’interposer, pénalisant coup sur coup les jeux retardés, cabotinages, clichés et manques d’écoute. De plus, il a défi –
nitivement du front et des couilles (ou de l’audace et du courage si vous préférez) lorsqu’il est interpellé par les capitaines après avoir sanctionné leurs coéquipiers.

Monsieur Archambault s’est d’ailleurs lui aussi laissé prendre à effectuer un cliché plus tard en soirée alors qu’il jouait le rôle d’un prêtre quelque peu efféminé. Il jouait évidemment sur une fine ligne en jouant cette carte sauf qu’il est évident qu’il a fini par la traversé, surtout qu’il interprétait ce personnage avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles…

Cette soirée fut donc vraiment formidable, ayant droit entre autre à la vie d’une famille d’ours quelque peu traumatisée par l’annonce du mariage de l’ainée avec un Buck.
Cette nouvelle a d’ailleurs procurer cette coquine phrase de la part de Sophie Caron: « Voyons pôpa, les 2$, ça ne va pas avec les 25¢!». Oui, ces acteurs ont l’esprit réellement éveillé. Faut dire qu’ils n’ont pas à subir des cours de de transmission de chaleur eux autres pendant la journée…

Finalement, l’une des belles improvisations de la soirée fut lorsque Stéphane (oui, oui, le fabuleux (sic) chanteur du groupe Mes Aïeux) jouait le rôle d’un reporteur du type Canal D, espionnant Claude Legault, qui lui était devenu un enfant sauvage élevé jadis par les ours (probablement ceux qui étaient traumatisées par le mariage de leur fille avec un buck). Cela était manifestement délicieux de voir Archambault tenter un premier contact civilisé pour le jeune Mowgly. Le plus drôle étant toutefois le jeu de Legault, se dernier innovant chaque fois pour surprendre (et faire rire) Archambault, que ce soit en mangeant ses poux ou encore en comprenant tout à tout le français! Non seulement les deux gars ont commencé leur approche par une partie de roche, papier et ciseaux, mais ils l’ont terminé en dansant sur les airs de Staying alive! Oui, cela fut toute une improvisation.

Les deux premières étoiles de ce match furent sans surprise Martn Drainville et Claude Legault. Il faut croire que ces vieillards ont toujours leur place sur la petite patinoire du Medley, et il ne serait pas surprenant de les revoir à temps plein dès l’an prochain. Ce n’est pas l’auteur de ses lignes qui va s’en plaindre.
Au fait, ce sont les étoiles actuelles de la LNI qui l’ont emportés lors de la toute dernière improvisation, par la marque de 5-4.

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