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L’Amour qui tue

L’amour passion. Le vrai. Celui qui vous consume, celui qui vous meurtrit chaque jour à petit feu. Peut-être l’avez-vous rencontré, peut-être pas. Apparemment, Alexandre Dumas fils, lui, l’a connu. Ou du moins, en a-t-il fait une histoire fabuleuse, récupérée et adaptée par René De Ceccatty et présentée au TNM en ce nouveau début de saison culturelle.

La semaine dernière, j’avais donc la chance d’assister à la flamboyante pièce de théâtre La Dame Aux Camélias. Flamboyante, vertigineuse, consumante, dévorante…la pièce nous prend d’assaut complètement. On y présente l’histoire d’amour entre Marguerite Gauthier (Anne-Marie Cadieux) et Armand Duval (Sébastien Ricard), entre une courtisane atteinte de tuberculose et un jeune bourgeois. La société parisienne du 19e siècle, on s’en doute, n’est pas prête pour une telle idylle. À cette histoire viennent se rattacher les amis des deux amoureux, et le père d’Armand, qui n’acceptera jamais que son fils s’éprenne d’une courtisane, jusqu’à l’heure fatidique.

Comme d’habitude, le TNM nous réserve une splendide mise en scène. Le décor est simpliste, mais très beau. Sur la scène, des vases de vitre, et beaucoup de place pour le jeu des acteurs. Le jeu de lumière quant à lui démarque bien les divers endroits où l’action se déroule.

Mais ce qui ressort le plus de cette pièce, outre la fabuleuse, impossible et tragique histoire d’amour écrite par son auteur, c’est le jeu des acteurs. En particulier celui de Anne-Marie Cadieux, qui du début à la fin est impeccable dans le rôle de Marguerite Gauthier, cette courtisante bien à l’aise dans son luxe, qui découvrira enfin le vrai sens de l’amour, juste trop tard pour en savourer pleinement la jouissance…l’amour qui tue.

La dame aux camélias. Présentée au Théâtre du Nouveau Monde, jusqu’au 30 septembre 2006.
http://www.tnm.qc.ca




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