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3 février : La mer du Nord

Amsterdam est le paradis des vélos. Tout se gagne à vélo dans cette ville. Alors on a fait comme tout l’monde et on a loué des vélos. La première journée fut un franc succès. C’est la deuxième journée que les emmerdes ont commencé, suite à une première idée à la con : sortir d’Amsterdam pour atteindre la côte en passant par Haarlem. Deuxième idée à la con : y aller à vélo…

L’hiver à Amsterdam est un mélange de trois de nos saisons québécoises : la douceur et le soleil du printemps, les pluies d’automne et la petite neige du début de l’hiver. Le mélange est étonnant parce que dans la même heure, il est possible d’avoir droit à toutes les phases avec en prime, parfois, de la grêle et de solides rafales de vent. C’est donc en alternance avec de l’eau, de la slush, du vent, de la grêle et du soleil dans les lunettes qu’on a pédalé, pédalé, pédalé… du matin jusqu’à la fin de l’après-midi. On a trouvé Haarlem sans problème mais… pas la mer du Nord! Vraiment, un mystère. Même quand on pensait réellement être sur le point d’atteindre l’objectif et de voir la mer… non, même pas, que des dunes, des dunes et des dunes. Je vous jure que sans les quelques moulins croisés sur la route, j’aurais sérieusement cru que, quelque part entre un rayon de soleil et une chute de grêle, j’étais passée dans une autre dimension et que je n’étais même plus en terre hollandaise.

Peut-être que la mer du Nord n’existe pas. Peut-être qu’il ne faut pas croire tout ce qui est écrit dans les atlas et sur les cartes. Même chose pour les chansons d’ailleurs : ce n’est pas vrai que dans le port d’Amsterdam, «ça sent la morue jusque dans l’coeur des frites». Le pot jusque dans l’coeur de ma tasse de chocolat chaud, oui, mais la morue jusque dans l’coeur des frites, non…

MAUDE – «Sweet dreams are made of this… Who am I to disagree? I travel the world and the seven seas… Everybody’s looking for something…» – BOILLOT
ERRATUM : Woaw!!! C’est la première fois depuis le début de ma jeune carrière de chroniqueuse que je fais un erratum! Voici donc. La semaine dernière, je parlais de tartiflette dans ma Chronique. Un lecteur d’origine savoyarde m’a fait remarquer mon manque de précision au niveau des ingrédients de la recette. On ne dit pas «fromage à tartiflette», on dit Reblochon. De plus, le lard est en fait sous forme de lardons : «lard grillé et tranché en dés». Sincères excuses (j’aurais dû me souvenir qu’on ne déconne pas avec les Français quand il s’agit de bouffe!) et merci infiniment de me lire si attentivement!

P.S. : Comme j’entends d’ici mon père s’inquiéter, je tiens juste à rajouter que je n’ai pas eu froid malgré l’instabilité déconcertante du temps à Amsterdam et ses environs. Merci à mes combines qui font vraiment une belle job. En passant, pour ceux que ça intéresse, elles ne sont plus de couleur beige-tafiolle. Une journée passée à pédaler sous la flotte a fait déteindre mes jeans dessus. Elles sont donc désormais bleu-delavé.

Dernier P.S. : Papa, je suis tombée en amour avec les moulins! Ça te tenterait pas qu’on en installe un dans la cour en arrière?
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Crédit photo : Maude Boillot
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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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