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Festival Osheaga

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En fait, cette chronique ne parlera malheureusement que de la journée de samedi. En effet, notre cher collègue Renaud était censé écrire la moitié de cette page avec moi en jasant évidemment de ce qui s’y est déroulé lors de la journée du seigneur. Malheureusement, il est présentement recherché. Si vous croisez un bonhomme qui se promène avec un baladeur peint en blanc à la ipod et portant un condom sur la tête, il y a de fortes chances que ce soit lui…

Bon, et alors, ce samedi? Osheaga, c’était à la hauteur des attentes? Mon cher compagnon Monsieur Deschambault m’a bel et bien affirmé qu’il y avait vécu « la plus belle journée de sa vie ». Rien de moins!

Non, sérieusement, Osheaga fut à la hauteur. Malgré la pluie de dimanche, ils ont su attiré le chiffre magique des 20 000 spectateurs. Joli nombre pour un festival qui en était à sa première édition. Sans vedette principale (Ben Harper est phénoménal, mais il aurait été facile de trouver mieux pour attirer plus de gens), l’édition actuelle a su se démarquer par la profondeur de son « alignement » (Oui, le gars qui écrit ses lignes a hâte de se retrouver sur les lignes de côté la semaine prochaine).

Notre journée de samedi a débuté tranquillement vers 14h00 alors que Joseph Arthur était sur la scène principale. Elle a toutefois réellement levée lorsque les Vulgaires Machins ont sauté sur place. Ces derniers ont brillamment su exploiter leur trente minutes de prestation pour mélanger les chansons de leur dernier album à leur vieux succès.

Justement, s’il y a un reproche que l’on peut faire à la programmation d’Osheaga, c’est le peu de musique francophone qu’il y était présenté. Il y avait bel et bien un nombre important de groupes montréalais et québécois dans ce festival, mais ils font pratiquement tous carrière sur la scène internationale, dans la langue de Shakespeare bien sûr.

Évidemment, je n’ai rien contre ces groupes, même qu’au contraire je fais moi-même partie de leurs fans. Mais Osheaga n’aurait même pas eu à se forcer pour attirer quelques têtes d’affiches qui s’expriment dans la langue de Molière. Outre les Vulgaires Machins, seuls Malajube et Dobacaracol chantaient en français sur la cinquantaine de groupes à l’affiche. Il faut admettre que c’est bien peu.

The Stills ont suivi allègrement les Vulgaires Machins d’une belle prestation. Le groupe montréalais était manifestement heureux d’être sur scène devant les siens, s’adressant dans les deux langues entre les chansons.
Malajube a débuté la soirée avec une solide performance. Le band avait fait l’objet d’une délicieuse chronique souterraine l’an dernier (ben quoi, faut ben que le gars se vante un peu, il est si humble) et bien que le chroniqueur adulait leur premier obus. Le compte complet, leur performance sur scène lui avait laissé un goût amer. Il en avait été de même lors du spectacle célébrant le quinzième anniversaire de CISM. Cette fois-ci fut tout autre. En effet, les gars ont soulevé la foule sans la nécessité de s’attriquer de toutes sortes comme lors de leur dernier spectacle. Et c’est strictement ce qu’on leur demande; de la musique et rien d’autre. Malajube regorge de talent. Pas besoin d’en mettre plus les mecs.

Puis, ce fut au tour de Metric et de sa langoureuse chanteuse. Oh mon dieu, je dois vous admettre quelque chose; le gars qui a pris cette photo était vraiment heureux d’être aux premières loges, parmis les photographes afin de déguster le doux parfum qu’elle projette.
Image article Festival Osheaga 26
Sérieusement, le groupe a étonné et était non seulement délicieux pour les yeux, mais également pour les oreilles. Ils ont repris quelques chansons pour les vieux fans, ces dernières étant plus électroniques, raisonnant quelque peu comme notre cher DJ Champion. Sinon, il était très plaisant de se laisser bercer par leur musique, reprenant même au passage une chanson de Pink Floyd!

Après ça, il était difficile de trouver mieux. K-os suivait et son spectacle fut bien, mais sans plus. En fait, la foule n’était malheureusement pas vraiment là pour entendre son type de musique. Le chanteur torontois avait beau demander aux gens de chanter avec lui, de brandir les mains, rien n’a pu refaire lever l’ambiance. En fait, même ses musiciens ne semblaient pas aussi motivés que lui, arrêtant de jouer alors que K-os se sentait inspiré… K-os n’a absolument rien à se reprocher pour cette contre-performance. Il a su improviser quelques chansons à saveur d’Osheaga et de Montréal, mais autant les gens devant lui que derrière lui étaient moins motivés. De plus, il n’a pas vraiment joué ses meilleurs succès. C’est dommage parce qu’il était accompagné de plusieurs instruments intéressants, dont un violoncelle (qui a servit que pour une pièce). Meilleure chance la prochaine fois.

Cette merveilleuse journée s’est terminée pour nous alors que Amon Tobin a finalement joué avant Clap Your Hands Say Yeah. Je vais certainement provoquer des réactions, mais la musique d’Amon Tobin était tout simplement insupportable. Du moins, mon partenaire et moi n’étions toujours pas dans l’ambiance pour cela. La musique était bruyante au possible et d’une durée – trente minutes – qui ne semblait plus avoir de fin. Pourtant, l’écoute de son disque ne me semble jamais aussi désagréable.
Finalement, la voix du chanteur de Claps Your Hands est venue mettre fin à notre soirée. En effet, la musique du groupe est agréable à entendre, mais le son émanant de la gorge du chanteur nous a fait fuir, ç’en était trop.
Il en était fait de Sonic Youth. Dommage.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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