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26 janvier : Tartiflette et romantisme

Voici ce qui me vient à l’esprit suite à quatre jours passés à Paris et dans la banlieue parisienne.

Premier choc : les Catacombes. Là où sont méticuleusement empilés les ossements de six millions de cadavres transférés dans les sous-terrains parisiens entre 1750 et 1815 parce que les cimetières de la ville débordaient. Même la peine de faire des motifs en alignant les crânes a été prise.

Deuxième choc : Le Grand Dam et sa famille mangent VRAIMENT de la relish, ils m’en ont donné la preuve. J’ai eu droit à deux des plus grands délices culinaires français se terminant par «ette» : de la tartiflette (heureux et grassouillet mélange de pommes de terre, lard, oignons et fromage… à tartiflette) ainsi que de la raclette, ce dernier plat étant constitué de fromage (à raclette!) fondu avec champignons, tomates et jambon grillé, le tout accompagné de… de relish! Oui, de la raclette à la relish. Les Français auront toujours le don de me surprendre! Je sais que vous aimez profondément le Canada, les grands espaces, la tire et le Bonhomme Carnaval, je le sais vous savez. Vous n’êtes vraiment pas obligés de gâcher votre délicieuse raclette avec de la relish pour me le prouver…! (Au fait Le Grand Dam, la prochaine fois je te ramène quoi? De la moutarde jaune chimique Le choix du Président pour agrémenter ta tartiflette?!?)

Troisième choc : Pigalle. Ou plus précisément le Moulin Rouge. Il est vraiment mini-mini le Moulin Rouge. Comme dirait Le Grand Dam : «J’comprends pas trop pourquoi tu veux aller voir ça, même le Monoprix juste en face est plus grand…».

Quatrième choc : La place Montmartre. Bon, à ce sujet, j’aimerais mettre deux trois trucs au clair en m’adressant particulièrement aux fans du film Amélie Poulain. Premièrement, il n’y a pas de cabines téléphoniques sur la place Montmartre. Aucune, zéro, quedalle. Alors je suis désolée de briser vos illusions mais, dans la réalité, Amélie n’aurait jamais pu mettre à exécution cette chouette mise en scène pour attirer le gars. Et encore moins lui demander de suivre les petites flèches bleues parce qu’elle n’aurait pas eu le droit de les tracer sur le sol de Montmartre. Cette permission n’a même pas été accordée aux réalisateurs du film qui ont dû les rajouter à l’ordinateur… Il est peut-être ben ben cute le petit scénario d’Amélie mais… il ne se peut pas. Je suis déçue moi aussi mais qu’est-ce que vous voulez? Y’a toujours ben un maudit boutte au romantisme…

MAUDE – «Mon amour, ma chérie… notre lit est un hot dog à deux saucisses. Ta chaleur pour la moutarde, tes cheveux pour la relish… Et nous dormons dans la belle province comme meurent les étoiles.» – BOILLOT
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Crédit photo : Maude Boillot
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