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Rentrée 25 août

Il me vient parfois des questions existentielles, comme ça, sans raison. Il faut savoir que cette première parution du Polyscope en cette 40e année d’existence est entièrement dédiée aux nouveaux étudiants de Polytechnique. Dans ce contexte, je me demandais donc quel devait être le sujet de cet éditorial, et pour ceux qui se le demanderaient, oui, le sujet de mes articles entre pour moi dans la catégorie des questions existentielles.

Le sujet de cet éditorial, disais-je, ce pourrait être, tout simplement, de souhaiter la bienvenue à tous ces nouveaux étudiants qui rempliront bientôt les corridors de Poly. Je pourrais leur dire qu’ils vont en baver un coup, qu’ils vont travailler dur, qu’ils devraient lâcher tout de suite, mais ce ne serait qu’une interprétation personnelle très peu objective de la vie à Poly. Principalement, je devrais dire aux nouveaux qu’ils doivent profiter de leurs bac pour s’impliquer dans les diverses activités qui sont offertes à Poly, voire même de créer leur propre comité s’ils n’en trouvent pas un à leur goût, car c’est ce qui mettra de l’action dans leurs journées entre les intras et les rapports de lab. Leur cher journal étudiant est d’ailleurs là pour accueillir ceux qui désiraient participer à sa création, et ce, que vous aillez de l’expérience ou pas.
Il est certain que de parler de Polytechnique est un excellent sujet d’éditorial, mais il ne faut pas oublier que le Polyscope c’est aussi des chroniques culturelles, sportives, politiques, parfois scientifiques mais souvent ironiques. Pour bien représenter le journal, il faudrait donc que j’essaie de diversifier le sujet pour mieux représenter notre contenu. De toute manière, me connaissant, je ne pourrais terminer un éditorial sans tomber à un certain point dans la politique.

D’autant plus qu’il serait difficile de ne pas parler de la guerre au Liban, qui a été particulièrement ébranlante pour beaucoup. Dans toute cette histoire, j’ai été particulièrement choqué de la faible valeur qu’on a semblé attribuer aux vies humaines tout au long du conflit. Il est ridicule de regarder le temps qu’a pris une communauté internationale engluée dans sa diplomatie et son mode de fonctionnement quasiment arriéré pour réagir pendant que des civils se faisaient tuer et qu’un pays était détruit. Le conseil de sécurité discutait tandis que le Hezbollah envoyait ses missiles et qu’Israël réduisait le Liban en miette, et que notre premier ministre qualifiait ces actions de « réponse mesurée. » L’ONU a dans cette histoire prouvée une fois de plus qu’elle n’était pas en mesure d’assurer un contrôle sur les conflits, chose sur quoi elle devrait pourtant mettre tous ses efforts. Ce conflit laisse une fois de plus une région déjà exsangue dans un état d’instabilité très inquiétant, et attise une fois de plus les haines entre les peuples de cette région.
Pendant ce temps, la journaliste Barbara Kay pondait un article abracadabrant qui accuse plusieurs personnalités politiques québécoises venant autant du PQ, du Bloc que du PLQ ou du nouveau parti Québec Solidaire de promouvoir le terrorisme durant leur manifestation pacifique. Peu après, le gouvernement Harper avait adopté lui aussi ce point de vue et condamnait Denis Coderre et Gilles Duceppe pour leur sortie. On voit ici le côté conservateur du gouvernement qui témoigne d’une fermeture d’esprit dont il faudrait se souvenir aux prochaines élections. Il n’y a pas à dire, l’été a été fort en nouvelles de toutes sortes, et l’automne risque de l’être également.

Celui qui prendra la plume de l’éditorial ne manquera certainement pas de sujets.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.