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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.
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DASTRRD

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Je m’en rappelle comme si c’était il y a quatre ans. Je sortais d’une session d’été merdique au Cégep et d’une job d’été au Marché Central. Je n’avais presque pas d’argent et aucune idée de ce qui m’attendait. Je m’imaginais une session d’auditoriums remplis de gens plus matures que moi (imberbe) qui boivent du café équitable et qui enregistrent leurs cours sur un magnétophone tout en parlant du G8 et du réchauffement de la planète.

En fait les gens étaient moins matures. Je me rappelle vaguement de tous ces visages que je côtoyais les premiers jours et qui ont fini par lâcher poly. De semaine en semaine me demandant pourquoi je ne les voyais plus. Les plus faibles ne pouvant/voulant pas endurer le rythme d’étude imposé.
Je faisais partie des faibles. De ceux qui croyaient encore que l’école ne pouvait pas envahir les soirs et les fins de semaine.
J’écoutais des bootlegs déprimants de Radiohead et des chansons mélancoliques de Travis. Je m’enfuyais le plus tôt possible chez moi pour aller écouter les Simpsons. J’angoissais de voir mes amis étudier. Je trouvais les travaux dirigés beaucoup trop difficile, et, sûr de moi, j’étais convaincu que les exemples que l’on montrait en classe étaient bien plus difficiles que les examens.
Poly ne pouvait pas être si difficile! J’ai vite compris que j’étais loin…loin dans le champ, pas très loin du DASTRRD quand j’ai reçu mes premières notes.

J’ai repris 4 de mes 6 cours la session suivante….4 ostis de cours!!!
Je refaisais les mêmes cours qui m’avaient découragé la session d’avant: chimie, algèbre linéaire, mécanique mais surtout… Projet!
J’étais tellement Zen… si près du Nirvana. Je faisais partie des faibles déterminés. J’étais convaincu que le Génie était la seule option pour moi et que je devais persévérer.
Depuis ce temps, bien des choses ont changé. J’ai passé tous mes cours (sauf économie) et je m’implique des soirées durant au Polyscope et à Polyrad. J’ai fait une session en République Tchèque et un stage en entreprise.

Ma vie à poly est maintenant pleine de joie et de résultats moyens.
Si j’avais des trucs à donner, je dirais d’aller aux cours, même sans les écouter, c’est déjà mieux que rien. Aussi, de pas se coucher après 2h00 du matin parce que de toute façon tu perds ton lendemain. Par dessus tout, je dirais de pas capoter si tu coules un cours. La vie commence pas quand tu finis ton bac. Ça sert rien de courir, t’auras toute ta vie pour avoir une vie d’ingénieur de banlieue. Sois heureux tous les jours, durant ton initiation comme dans ta session d’examens. Pour moi, il fallait que je m’implique. Cela m’a permis de voir l’école comme un club étudiant, pas comme une boîte de béton dans laquelle j’étouffais.

Il y a plein de comités: la radio, le théâtre, la politique interne, le journal, Mini-Baja, Formule SAE, Poly-Party et je crois qu’il y a un poly-échangiste aussi depuis cette année.

Pour mon initiation, à l’automne 2002, j’étais déguisé en Romain. J’avais une espèce de toge molle grise sale. Je sais pas dans quel Bouclair les autres étaient allés magasiner, mais moi j’avais pogné le tissus le plus cheap et ça paraissait. Me semble que scout c’est plus facile, tout le monde connait un scout!

Manque pas ton initiation! Surtout pas le DASTRRD! C’est tellement l’fun de pas te rappeller de ton initiation.
Mon DASTRRD s’était passé dans la ville de Saint-manskravbazza. C’est tout ce que je me rappelle du nom… c’est aussi comme ça que je devais le prononcer cette soirée là. J’ai jamais parlé à autant de gens. Y’avait du monde partout, et quand je suis allé m’effondrer dans le champ derrière le bar, les étoiles filaient toutes. Comme si ma tête tournait… et tournaiwweee.

Pas le temps d’avoir mal au coeur! Le DJ venait de mettre ma chanson préférée. Je suis donc accouru mollement mais avec conviction vers le plancher de danse. J’étais beau…oh oui, beau comme un coeur à danser avec toute ma coordination et mon savoir vivre au milieu de toutes ces filles à qui je n’ai plus jamais adressé la parole. Je me rappelle aussi m’être engouffré dans l’autobus avec quelques amis, dont un chantait à tue-tête alors que j’essayais de chasser mon envie de vomir comme on chasse une mouche avec sa main, c’est-à-dire qu’elle revenait sans cesse. J’ai finalement réussi à m’endormir au son des autres qui, heureux, vomissaient par la petite fenêtre de l’autobus. En arrivant à l’école en plein milieu de la nuit, mes amis ont décidé de voler des pains à la cafétéria et je me suis endormi sur le plancher dans un coin.

J’étais glorieux!

Le lendemain aussi, ben pas vraiment, admettons que je suis pas resté à l’école longtemps…je voulais quand même pas manquer les Simpsons!
Maintenant que tout le monde a une caméra digitale, profites-en! Tu verras ben de quoi ça avait l’air le lendemain.
Jouis de ta liberté et embrasse une fille, dit à un épais combien il l’est, vomis sur ton costume de scout, trouve ça drôle pis va embrasser une autre fille, pis rentre dans l’autobus du retour, vomis par la fenêtre et remplis les nids-de-poule des autoroutes de campagne du Québec!
Courage! Il te reste juste 4 ou 5 ans!

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Mots-clés : Le truc à Renaud (27)

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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