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Éric et Renaud visitent Paris

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Après avoir plus ou moins rien fait de nos dernières heures à Barcelone, on prend le train de nuit en direction de Paris! C’est en France.

On a payé un extra pour avoir une couchette dans le train. On ne savait pas tellement à quoi s’attendre. On sait c’est quoi un lit simple, on sait c’est quoi un train, mais les deux ensemble…
Imaginez vous un cabanon, mettez 4 personnes avec leurs lits et leurs bagages.
Mettez aussi l’odeur de chacun… Renaud y participe activement avec ses cannes de poissons. D’un wagon à l’autre, une série de mini pièces de 6 pieds par 7. Éric rentre juste d’un côté. Les corridors sont très étroits.
Une nuit ça va aller, mais vivre là-dedans, on pourrait juste pas.
Le bar, par contre, est très spacieux, mais les olives y sont mauvaises. Le Chinois de notre cabine parle en sourires. Il sait aussi dire
«yes» et «si». Dommage pour les autres mots.

C’est surréel et difficile à expliquer comme sommeil, ça doit être comme un voyage dans l’espace, tu sais pas vraiment t’es où, et t’as pas de place. En fait, ça rappelle les bouts de voiture qu’on fait dans la valise pour économiser au cinéparc.

Les angoisses de nuit prennent une autre forme quand tu vas à cette vitesse là. Tu t’imagines une dalle de béton sur les rails, et les bagages dans le visage. Mais bon, tu t’endors en te disant que demain t’es à Paris!

Paris nous illumine et nous émerveille. La tour Eiffel est à la grandeur de sa réputation…pour la première fois de notre voyage, nous sommes vraiment impressionnés par un monument «connu ». La ville est énorme, nous avons mal aux pieds de marcher. La ville regorge de bons restos, nous continuons de bien manger comme en Espagne.

En arrivant, nous n’avons qu’une idée en tête : voir la tour Eiffel! Eric voulait prendre le métro, qui d’ailleurs est très grand mais tellement plus simple qu’à Londres. Renaud suggère de marcher. De cette façon, nous verrons la tour apparaître peu à peu devant nous.

On se dirige tranquillement de jour puis de soir vers la tour Eiffel. Tout est évidemment superbe. On croise un genre de Tam-Tam du Mont Royal, mais avec des cuivres, tout près de l’Arc. Un
Image article Éric et Renaud visitent Paris 20 jam pour socialiser et pour ne pas perdre cette tradition de chasse française. Quelques heures et deux expressos plus tard, nous l’apercevons enfin!
Tout autour, sur les Champs Élysées, partout, des voitures, des lumières, de la vie.

Nous prenons notre temps et marchons vers elle. À toutes les heures tapantes, la tour scintille pendant 10 minutes.
C’est comme si 10 000 chinois se plantaient un peu partout dans la tour et prenaient des photos non-stop pendant 10 minutes. C’est un beau spectacle à voir.

Comme à chaque début de journée, on va se prendre une baguette et un café. Eric n’en peut plus, il fait une montée de lait. Il veut son café américain! Ici, ce ne sont que des expressos qu’ils boivent.
Deux gorgées et hop! C’est fini. Nous, on est habitué d’arriver à Polytechnique le matin avec notre « litre » de café, et de siroter ça pendant une heure de temps…mais pas ici! On a beau prendre un double-expresso suivi d’un expresso-allongé, y’a
rien à faire, on est constamment insatisfait.

Nous partons finalement affronter le froid. Le Quartier Latin, St-Germain-Des-Prés sont très cool, et nous croisons de nombreuses boutiques intéressantes. Ce qui retiendra le plus l’attention d’Éric, ce sera la rue des «
comics », où il a eu la chance de mettre les pieds dans une boutique Star Wars. D’ailleurs, Éric est plus excité de voir l’Expo de Star Wars qu’on présente à Paris de ces tempsci que le Louvre. Chacun ses obsessions. Ensuite, un peu plus loin, nous apercevons un drapeau canadien devant une librairie. À l’intérieur s’entassent littéralement des centaines de livres canadiens et québécois dans un espace très restreint. Lorsqu’on y met les pieds, c’est du Arcade Fire qui joue dans les speakers, un groupe montréalais que nous aimons beaucoup. Renaud constate qu’il est difficile de danser dans un espace aussi restreint, tout en se disant que jamais il ne lira le millième des livres qu’on y vend.

Nous finissons la journée par un Quick (berk!) et une ballade dans le genre de «
Red-Light » de Paris. Petit le moulin. C’est à quelques pas de notre hôtel en plus!

Le lendemain, on se dirige vers le cimetière du Père-
Lachaise, l’ambiance inspire et détend. La pierre tombale de Jim Morisson est très décevante, petite et cachée derrière d’illustres inconnus, probablement plus riches. La tête a été enlevée suite à du vandalisme et une tentative de vol. La famille ne veut pas la remplacer. C’était la troisième on nous dit.

Nous nous rendons ensuite dans les catacombes de Paris. Au début, Éric se plaignait que c’était comme visiter des mines à Val-d’Or, mais en mille fois plus poche, jusqu’à
ce qu’il commence à voir les ossements.
Il est agréable de lire les proverbes et petits textes sur la mort. La plupart nous réconcilient avec l’inévitable.

Renaud s’achète ensuite dans une fromagerie une petite puck de fromage de chèvre biocru-
authentique.
Il aimait bien le format.
Une minute plus tard, il ne sentait plus sa gorge. Éric de son côté s’était acheté des fraises… moisies. Ça nous apprendra à fréquenter les marchés. Au moins au McDo c’est mauvais, mais c’est toujours pareil.

La tour Montparnasse est le meilleur point pour observer Paris. Hésitant entre la tour Eiffel et la tour Montparnasse, Renaud a clos la discussion en argumentant qu’il est plus intéressant de voir la tour Eiffel que la tour Montparnasse. Comme d’habitude, il jouit d’avoir le dernier mot.

Plus tard dans la nuit on va s’ouvrir une bouteille de vin méthode champenoise sur la butte Montmartre. On n’est pas tout seul à faire de même. On s’amuse à discuter d’Amélie Poulain en regardant les lumières de Paris. Il est triste de réaliser que nous vivons quelque chose d’aussi romantique et d’être pogné l’un avec l’autre. On rigole en descendant la butte et en prenant une infinité de vidéos.

Le temps des aux revoirs arrive finalement. Renaud s’en va « visiter » Vienne, où il rejoindra sa blonde pour une semaine. Pendant ce temps, Éric part se débaucher…
à Amsterdam. Puis à Berlin. Retrouvailles prévues à Prague.

Mots-clés : Éric et Renaud (9)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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