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Pérégrinations et élucubrations d’Éric et Renaud en terre d’Europe

La semaine dernière, nous étions à Dublin et notre prochaine destination était Paris.

À l’aéroport, on attend… juste assez longtemps pour engloutir une couple de Guinness. Un peu trop rapidement, nous nous sentons déjà pompette. Great, the fl ight is gonna be good. Renaud est inutile. On attend pour embarquer, et puis le vol est annulé!

On se dédouane et on reprend nos bagages. Ça tombe bien, Renaud, un peu émoustillé par la Guinness, avait déchiré son billet par accident.
Quel gland. Un peu inconscient, euphorique, il avait encore espoir de partir.

Au service à la clientèle on prend nos gros yeux. On nous dit que le prochain vol est dans 14 heures…s’il reste de la place! En plein milieu du corridor une jolie Française pleure et un couple est hystérique.
On voit une opportunité de négociation.
Avec son accent et sa syntaxe québécoise Renaud demande :
-On pourrais-tu aller en Espagne, n’importe où?»
-Ben Reus est à 1h d’autobus de Barcelone»
-Ouais? Barcelone c’est cool ça!»

Yabba da toudli touli Bou bou!
Fuck Yeah !! On s’en va en Espagne!
De la marde pour Paris !

Totalement euphorique, on s’en va manger et Renaud va se coucher sur un banc. Éric s’en va sur internet réserver une Auberge Espagnole (Hahaha!). Internet à l’aéroport c’est 5 euros l’heure, quel vol!

Le vol se passe très bien, 2h20 audessus des Pyrénées! En Espagne on est très surpris par la chaleur du soleil.
L’air est frais par contre. J’espère que vous comprenez. Genre il fait froid, mais le soleil est chaud? En tout cas, on sait ce qu’on veut dire! Il nous reste 1h de bus à faire. Les paysages sont secs avec des palmiers. Les villas au loin nous font rêver.

Renaud réalise qu’il parlait l’espagnol suffisamment pour initier malgré moi des discussions dont le rythme et le vocabulaire augmentaient jusqu’à
ce que je demande s’ils parlaient anglais. Éric ne comprend RIEN, nada, et il est seulement capable de dire « gracias » , « hola », « como stas » et « me llamo Enrique ». C’est tellement frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer. Au moins il sait comment se commander une « Cerveza ».

On n’a pas été, avec aucune autre ville de notre voyage, aussi bien.
L’ambiance est étalée sur 24 heures ici. Barcelone a le don de te faire oublier le sommeil. On a déambulé sans but dans les rues sous le soleil.
On s’était arrêté au marché pour se faire des provisions.

Le 2e soir on est sorti au club City Hall, soirée électro-techno. La réputation du Night life de Barcelone est préservée. On est arrivé à 1h00 du matin pour ne pas accrocher les guirlandes. Il y avait une aussi grande file d’attente au vestiaire pour prendre et pour laisser son manteau!
Incroyable! De retour à notre dortoir, on en revenait pas de voir encore des line-ups pour les clubs, à 5h00! Faut dire qu’ils soupent à 22-23h.

À 4hAM, nous revenons à la maison. Les rues sont pleines, et les
« cols bleus » espagnols sont occupés à laver les rues… à l’eau!! Je pensais qu’il avait plu pendant la nuit jusqu’à
temps que je m’aperçoive que des gens les lavaient avec de gros boyaux d’arrosage. On aperçoit une bataille, on se fait accoster par trois putes et à toutes les 2 minutes on se fait offrir de la cerveza sur la rue par des Indiens !

À l’auberge, deux Américaines déposent une plainte pour vol. On est entré par effraction dans leur chambre et leurs sacoches et caméras ont été volées.

Le lendemain au déjeuner elles n’avaient toujours pas dormi. En leur disant d’où je viens, un gars surgit pour nous couper la parole.
Un ancien de la Poly! Le monde des auberges de jeunesse est petit. On a passé les deux jours suivants avec lui.
On est allé se promener au Magnifique Parc Guelle! Puis j’ai fait une sieste à la plage, quelque peu fraîche, juste pour dire. Mon rêve était trop beau… l’été qui s’achève, tu partiras…
cent mille lieues de moi!

Le lendemain, on retourne au marché se chercher de la bouffe pour dîner. On admire les édifices créés par Gaudi, cet architecte du début du 20e siècle qui créa des dizaines d’architectures très originales, modernes, voire bizarres. Ensuite, nous sommes allés voir le parc Guelle, dont l’architecte est nul autre que le fameux Gaudi!
AH seigneur que c’est beau!!!
Ensuite, une visite à la mer s’imposait! J’ai enfin mis les pieds dans la mer Méditérannée, qui était vraiment froide.

En mission pour trouver une bouteille de Rhum pour notre groupe d’amis, je décide de m’arrêter dans un des nombreux cafés de la Rambla pour un expresso. Je me suis engagé, aucune idée comment, dans une discussion interminable sur la religion et les marques d’autos, le tout en Catalan. Évidement, je n’ai compris que certains mots religieux et certaines marques d’autos. Quand il me montra une image du Christ, je lui ai dit fièrement que je lui ressemble.
Regard perçant, il me fit comprendre que je n’étais pas Jésus. Je suis un peu déçu.

Petite balade dans la ville. Comme d’habitude, nous n’achetons pas de carte de la ville la première journée.
Nous marchons à l’aveuglette, suivons les gens, on « feel » la vie. On s’arrête boire une « cerverza », que je commande moi-même en espagnol, une des seules phrases complètes que je connaisse! On retourne à l’hôtel et on va se coucher. Dans le dortoir pour 12 personnes, nous ne sommes que trois! Génial !!

Dans la soirée, nous nous sommes bu une bouteille de rhum avec nos amis français et québécois, tout en jouant une partie de «Bullshit». Nous avons fini la soirée au Club City.
Comme nos amis français disent:
« On s’est éclaté la tronche! » Moi ça me fait peur cette expression, mais le lendemain tu comprends un peu pourquoi. Éric n’a jamais dansé autant de sa vie sur de la musique électro-techno. Nous sommes revenus à 6h00 du matin.

Barcelone bouge vite. Après nous avoir donné une journée et une nuit magique, voilà qu’elle nous le fait payer.

À Barcelone, impossible d’avoir un café filtre, même au Dunkin Donut. Ce ne sont que des expressos, allongés, lattés ou doubles. Quand tu veux une vraie tasse de café, c’est frustrant. Éric se demande si ce n’est pas nous qui sommes ridicules avec nos demi-litres de café de Poly.

Semaine prochaine…Paris…si tout va bien !

Mots-clés : Éric et Renaud (9)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.