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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

L’Irlande et ses guirlandes

À la frontière du Royaume-Uni, plus précisément à Wales en Angleterre, on prend le raversier pour Dublin. C’est con, Éric pensait qu’un énorme pont ou un tube la reliait à ’Irlande! La croisière se fait sur un superbe bateau titanesque! C’est un bateau de roisière avec petit casino, arcade et cinéma. Les bancs sont archi-luxueux, c’est comme un immense lounge avec des écrans géants, des bars, des restaurants et des vieux de luxe! Sérieusement! Il est convenu que tout ce qu’ils vendent est incrédiblement cher, mais bon, on me paye une pinte de Guinness pour se mettre dans l’ambiance irlandaise.

Pendant la traversée, on rencontre un jeune Australien. Au début, son accent nous a plutôt repoussé, mais avec un petit effort et la force du Commonwealth, on s’entend vraiment bien. Il vient de la ville la plus isolée au monde et il est très roux. Il dit que Perth est à 5 heures d’avion de la ville la plus proche. J’imagine un petit avion. On passe les 3 heures du trajet à tuer des stéréotypes australiens. La Nouvelle-Zélande est un pays à part entière et on appelle ses habitants les Kiwis, les kangourous sont des animaux de ferme, pas de maison, les koalas sont méchants, les wombats (gros hamster) sont très dangereux quand on les frappe sur l’autoroute parce que leurs os de cul sont comme des roches. On rigole en se lançant des répliques de l’épisode des Simpsons en Australie.
-«Coffee»
-«Beer»
-«COOFFEE»
-«BEEER»
-«C. O. F…»
-«B. E. E… »

Ah, les Simpsons!

Nous passons les douanes de la République Irlandaise (pfooouuuaa…une vraie farce). À l’oral et à l’accent, on filtre les Irlandais des pouilleux comme nous. Dans l’autobus entre le port et Dublin, un couple saoul s’engeule, heureusement, ça ne dégénère pas, sauf pour moi. Je me suis excusé pour avoir accidentellement accroché le monsieur, et je me suis ramassé dans une intense discussion à sens unique sur la France, le Québec, le Canada et la cuisine française. Il ne parle pas bien le français, mais il sait dire les choses sur le menu comme brocoli ou pomme de terre. Voyez-vous, il a déjà été chef. Vous ai-je dit qu’il savait dire brocoli et pomme de terre? Il me conseille interminablement de ne pas aller à Paris, et que je dois plutôt aller à Montpellier. Vous ai-je déjà dit qu’il ne parle pas beaucoup le français et qu’il sait dire Brocoli et qu’il a déjà été chef!?

Notre auberge, le Four Courts Hostel, est à quelques pas du super quartier Temple Bar! Plein de vie et de pubs. Par deux fois, on nous avertira sur le chemin que le quartier est dangereux et de bien surveiller nos choses. Renaud semble trop relax, une frustration de plus du côté d’Éric. Ce que Renaud ne savait pas, c’est qu’Eric venait à peine de lire la section de son livre sur Dublin et la criminalité. Il a eu chaud, malgré le froid glacial!

Dans notre dortoir de 10 lits, on rencontre Loreen, charmante Australienne drôle et volubile. On est rendu à égalité: 2 Canadiens – 2 Australiens. Emon du bateau nous a suivi. Lundi soir, le pub que l’on a choisi était plein! Le monde ne travaille pas le mardi?
On s’était fait une mauvaise conception de l’Irlande. Pour nous, il y avait un pub à chaque coin de rue. La réalité est qu’il y a plus de pubs que de coins de rue.

Le lendemain, on déjeune et on va avec Loreen s’acheter un billet pour le Tour Bus. Excellent choix! On visite une université sublime, un genre d’anti-polytechnique au coeur du centre-ville avec une super veille architecture. On voit une exposition sur d’anciens manuscrits des années 800. Ce sont évidemment des livres religieux. On passe rapidement au travers d’une bibliothèque qui rappelle les films d’Harry Potter. Nous avons ensuite été voir le Château, et nous nous sommes promenés dans les jardins. On remonte sur le tour et on débarque pour visiter une ancienne prison étroitement liée à la révolution irlandaise. Eric voit beaucoup de liens entre l’histoire contemporaine de l’Irlande et la souveraineté du Québec. Il est très inspiré!

Image article L’Irlande et ses guirlandes 14
De retour au dortoir, nous perdons la bataille. Même si Loreen est partie, un couple et deux jeunes Australiens nous clanche au pointage de la chambre. 5 à 2! Les jeunes Australiens voyagent énormément, c’est culturel. On a également vu la première usine de Guinness au monde en plein Dublin. Au début, c’était un brasseur parmi plusieurs dans un quartier industriel, mais peu a peu, Guinness a acheté les autres pour prendre de l’expansion. C’est maintenant leur quartier d’une superficie d’une quarantaine d’acres. Il n’est pas rare que les médecins d’Irlande prescrivent une Guinness à leurs patients âgés, parce qu’elle contient beaucoup de fer. Il est vrai que la mousse me rappelle le goût qu’avait le poteau rouillé que j’ai liché en hiver quand j’étais petit.

Ainsi, nous aurons tout vu en une journée. Nous retenons de Dublin que c’est très grand, très peuplé (un peu comme Montréal) et « PUBlé », joli mais pas partout, mais, ce qui est selon nous l’intérêt de cette ville, historiquement très riche!

Semaine prochaine : …Panini, Paris et La tour Effi !

Mots-clés : Éric et Renaud (9)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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