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Ne pas élever les autres à soi serait-il du nivelage par le bas ?

En discutant avec plusieurs de mes amis, j’ai cru comprendre que lire un article de notre cher journal étudiant constituait un défi qu’ils avaient du mal à relever toutes les semaines. La raison de cette difficulté étant, d’après la plupart, le vocabulaire et les structures quelque peu complexes utilisées par les auteurs des chroniques.
Même s’il vous est difficile de le croire, ce journal n’est pas entièrement fait par nous, pour nous; il nous fait même souvent plaisir de vous le voir lire et c’est pour cette raison que j’ai essayé d’aborder le problème d’incompréhension auteur-lecteur (on appellera ça comme ça) avec nos humbles journalistes. Je ne vous cacherai pas que le sujet n’a pas été des plus appréciés au départ car mes co-équipiers pensaient que ces reproches visaient directement leurs idées et leurs styles d’écriture mais la question n’était pas là; débattre des idées n’était pas possible puisque le public n’arrivait même pas à les comprendre.

On conviendra qu’il n’est pas rare de trouver dans le Polyscope des phrases longues de deux ou trois lignes ou encore des mots que personne dans le groupe de MTH2210 n’arrive à comprendre mais est-ce pour autant que les personnes qui ont écrit ces articles doivent changer leur manière de rédiger.

Personnellement j’ai longtemps cru et dis à qui voulait bien l’entendre qu’il fallait s’abaisser aux autres pour mieux les élever à soi, mais après mûre réfl exion, je pense que nous vivons au sein d’une société où plus personne ne s’abaisse plus à vous et où il faut quotidiennement fournir plus d’efforts pour rester au niveau imposé par la masse qui nous entoure sinon, la sentence n’est pas lente à tomber et on est très vite largué, dépassé.Ce système de progression continue et nous l’acceptons tous, tous les jours dans le cadre de nos études et nous serons forcés de l’accepter plus tard dans nos vies professionnelles alors pourquoi les lectures que nous faisons devraient-elles déroger à cette règle ?

Il est vrai qu’on aimerait bien que ces lectures faites entre deux cours et même souvent pendant ces cours soient récréatives et amusantes mais comprenez que ce n’est pas le but recherché. Les personnes qui se donnent la peine de pondre ce journal une fois par semaine ont souvent envie de parler de faits d’actualité pour vous intéresser à des choses qui se passent en dehors de poly et qui ne concernent pas le compte rendu que vous devez rendre avant vendredi 18h; parce que dehors le monde continu de tourner sans vous et qu’il ne faut pas l’oublier. Alors il se peut que ces personnes emploient des termes difficiles à comprendre et ce même s’ils sont placés dans leur contexte, il se peut aussi qu’ils mettent trois verbes intransitifs et un subjonctif passé dans une seule et même phrase mais leur but est pourtant bien simple : transmettre une information complète et structurée qui puisse intéresser tout le monde sans pour autant être obligés de niveler par le bas à chaque fois.

Obliger son lectorat à se servir d’un dictionnaire trois fois par semaine n’est vraiment pas un acte barbare à mon avis mais je sais que je n’ai pas réussi à convaincre tout le monde alors, élever les autres à soi ou s’abaisser pour mieux les intéresser : la question reste posée.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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