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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.
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Gouvernement conservateur

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La tendance annoncée s’est maintenue et Stephen Harper se retrouve maintenant à la tête d’un nouveau gouvernement minoritaire, conservateur cette fois. Cette 39e législative s’est conclue sans grande surprise, mais avec de nombreux renversements, notamment au Québec où les conservateurs ont fait une dizaine de gains. Le Bloc Québécois, malgré de nombreuses pertes a réussi à limiter les pertes nettes à trois sièges de moins qu’en 2004. Ceux-ci peuvent d’ailleurs être fiers d’avoir détrôné M. Pettigrew dans Papineau où la lutte serrée contre Mme Viviane Barbot nous a gardé en haleine jusqu’à la fin. Parions que celui-ci y pensera à deux fois la prochaine fois qu’il voudra traiter quelqu’un de « loser ».

Moi qui croyais la région de Québec peuplée de séparatistes fiers d’habiter près de la « capitale provinciale
», j’ai été désillusionné en apprenant que cette magnifique région touristique a élu – à l’exception de la ville centre qui est bloquiste et d’une quelconque circonscription ayant élu un pseudo Howard Stern recyclé en chauffeur d’autobus – des députés(es)
du PC. Vouloir « fl usher » les libéraux pour leur donner une leçon d’humilité est compréhensible; ne pas vouloir voter pour le Bloc, question de ne pas perdre son vote sur un parti sans avenir, est aussi compréhensible, mais voter conservateur ressemble plus à un acte de désespoir qu’à un acte réfl échi pour le bien commun.
Avec quatre sièges de plus que le Parti Conservateur en 2004, les libéraux peuvent maintenant se vanter de ne pas avoir subi une très grande défaite, seulement une petite tape sur la main de la part de l’électorat.
Le Nouveau Parti Démocratique, de son côté est le grand gagnant de cette élection avec dix sièges de plus qu’à la dernière élection. Malheureusement pour eux, leur principale arme de combat à la Chambre des Communes, c’est-à-dire la balance du pouvoir, leur a échappé au dernier instant au profit du BQ qui n’hésitera pas à s’en servir en faveur des
« intérêts du Québec ». Par contre, le NPD aura le pouvoir d’aider les autres partis d’opposition (qui possèdent exactement la moitié des sièges des Communes) à bloquer les
« mauvais » projets conservateurs.

La transition à un gouvernement conservateur, après 12 ans de direction libérale, devrait maintenant nécessiter quelques semaines, après quoi nous aurons droit à la nomination du conseil des ministres et, éventuellement, le discours du trône et le premier budget conservateur depuis longtemps. Les trois autres partis présents ayant, comme Paul Martin s’est tué à dire à la population, des valeurs complètement opposées, M.
Harper n’aura d’autre choix que de mettre de côté de nombreux projets de loi comme son désir de revenir sur la question du mariage gai, et de nombreux projets budgétaires comme la question des subventions aux parents/garderies ou l’annulation de transferts ou subventions accordées par les libéraux avant le déclenchement des élections. Les conservateurs devront donc se concentrer sur des projets qui font plus consensus, notamment sur les questions de la sécurité publique et le déséquilibre fiscal.

Ceux qui croyaient ne plus entendre parler d’élections avant les provinciales seront déçus d’apprendre que Paul Martin cède son poste de chef du Parti Libéral du Canada et nous plonge ainsi dans une seconde course à la chefferie en moins d’un an. Merde…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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