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Brèves de trottoire

Comme déjà cité, l’abus de ligne bleue est dangereux pour la santé. La preuve : elle fut teintée de rouge samedi suite à un incident encore inconnu à ce jour.
Voici deux actions. L’une fictive, scène du début du film Amen, l’autre réelle.

Première Action :

Lieu : 1935 en Allemagne, à Berlin, dans une des salles du Reichtag. Action : Un homme entre précipitamment dans la salle où des hommes parlent politique. Tous sont d’autant plus indignés que l’intrus leur lance des tracts à la figure. Des policiers commencent à descendre les marches pour le neutraliser. L’homme sort un pistolet et dit : « Il va se passer des choses terribles en Allemagne pour les juifs. Beaucoup ne me croient pas et oublieront. Je ne vois qu’une solution de toucher le cœur des hommes, c’est de toucher le mien. ». Sur ces mots, l’homme lève son arme, la retourne contre son cœur et tire.
Deuxième Action :

Lieu : Vendredi 2002/10/04 aux États-Unis, à New York, sur un trottoir bordant le siège de l’ONU. Action : Un homme asiatique de 57ans, Steve Kim, employé postal sans histoire, s’arrête sur le trottoir devant le siège de l’ONU, il est à 50-100 m du bâtiment. L’intrus lance à la figure des passants des tracts dénonçant les entorses faites aux droits de l’Homme en Corée du Nord puis tire avec un 357 magnum en direction du batiment. Il atteint par deux balles le 20ème étage. Des policiers le neutralisent immédiatement. Les médias feront une brève annonce dans le journal du soir. Seuls quelques-uns expliqueront ce geste excessif qui n’a heureusement fait aucune victime. Les autres parleront d’un désaxé sans plus préciser. Sur le site électronique de l’ONU, on se contente de parler d’un incident.

En Croatie, une famille porte plainte auprès d’une compagnie de pompes funèbres. En effet, lors du transport funèbre, le chauffeur a fait une rapide halte. Tout aurait été pour le mieux si, au retour du chauffeur, le corbillard n’avait pas été enlevé par la fourrière municipale…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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