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4 octobre : Petite laine

L’été est terminé. Alors arrêtez de vous acharner à aller à l’École sans votre petite laine sur le dos pour essayer de vous faire croire le contraire, il est terminé, j’vous l’jure. On est en octobre, on gèle, on rush et on n’aura même pas le temps de dire ouf que l’année, elle aussi, sera terminée. J’veux pas être alarmiste, juste réaliste. D’ailleurs, parlant de réalisme, j’aimerais profiter de cette quatrième Chronique pour mettre quelque chose au clair : je ne suis pas une chroniqueuse. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est une chroniqueuse ni de ce que doit faire une chroniqueuse. Je m’explique. J’ai reçu cette semaine des e-mails de la part de personnes que je ne connais pas et qui ont lu ma «Chronique». Ces e-mails renfermaient tout plein de chouettes commentaires, des réflexions aussi, directement inspirées du contenu (en admettant qu’il y en avait) de mes premières «Chroniques». Ça m’a fait un drôle de choc : je ne pensais pas que j’étais lue! C’est con, je sais, mais j’avais pas réalisé. Vous lisez Le Polyscope?!? Ah ouin?!? Vous lisez même ma Chronique?!?

Je ne sais pas si vous vous souvenez, je vous disais dans mon tout premier texte qu’il ne fallait pas trop qu’on s’attache étant donné que je quitte Poly en décembre. Pour être franche, cette mise en garde s’adressait beaucoup plus à vous qu’à moi parce que, de mon côté, je voyais bien mal comment m’attacher à une masse floue de 5000 étudiants flous qui ne lisent pas Le Polyscope. Mais vous lisez Le Polyscope?!? Ah ouin?!? Vous lisez même ma Chronique?!?

Je n’ai pas encore répondu aux CENTAINES de témoignages que j’ai reçus parce que, comme je vous le mentionnais un peu plus haut, je ne suis pas chroniqueuse et donc je ne sais pas ce qu’il faut faire dans ces cas-là. Je ne sais pas quoi répondre, je ne sais même pas s’il faut répondre. Et vous êtes peut-être des psychopathes-maniaco-compulsifs-dangereux-en-phase-terminale, qu’est-ce que j’en sais!?! Tout de même, je remercie les CENTAINES de personnes qui ont pris quelques minutes pour me lire, puis qui en ont pris quelques-unes de plus pour m’envoyer un p’tit mot. Ça m’a fait chaud au coeur. Et j’avais vraiment très froid. Ouais parce que mon propriétaire est un peu comme vous : lui non plus ne veut pas croire que l’été est terminé et n’a toujours pas rallumé le chauffage dans l’immeuble. Je suis encore obligée cette année de chauffer mon appart au séchoir à cheveux. Chaque année en octobre, depuis trois ans, c’est la même histoire. Mais bon, revenons-en à ces CENTAINES de messages que j’ai reçus et pour lesquels je tiens à dire merci. Je remercie en fait tout particulièrement une certaine Gabrielle, un certain Marc, un certain Patrick et une certaine Isabelle… Grâce à vous, la masse floue de 5000 étudiants flous commence à devenir moins floue. Sauf que, du coup, je suis en train de me faire avoir : la masse floue se fait tout doucement attachante…

Cette semaine, en plus des e-mails, j’ai eu droit à une autre belle manifestation sous la forme, celle-là, d’une crise de jalousie. Mon ami Olivier, présentement en stage à Hull, n’était vraiment pas content que, depuis le début de ma Chronique, je n’aie pas encore été foutue de parler de lui. (Il s’ennuie un peu à Hull, faut le comprendre…) «Ok Olivier, je vais parler de toi, promis. Comment veux-tu que je t’appelle? Il te faut un nom, un peu comme un nom de personnage. Oli-De Hull?», lui ai-je demandé. Et lui de me répondre : «Oli-De Hull… ça fait un peu loser je trouve… Pourquoi pas… Oli-The Hulk!?!». Comme tu veux Olivier, comme tu veux. Tout ça pour dire qu’après la lecture de ma Chronique, je vous invite à déplacer votre regard de quelques centimètres vers le bas de cette page pour lire La pensée d’Oli-The Hulk dans le petit trou entre la pub Molson et la bulle technique, c’est marrant (et pratique, on se demande toujours comment boucher cet espace-là d’habitude…). Bon ok, vous pouvez y aller tout d’suite si vous voulez mais n’oubliez pas de me revenir après, sinon vous allez louper la finale de mon texte. Pas que vous manqueriez grand-chose mais, quand même, j’me suis forcée pour trouver les paroles de chanson insérées dans ma signature cette semaine…

Sur ce, rappelez-vous que quand un séchoir à cheveux sert plus souvent de chauffage d’appoint que de sèche-cheveux, il n’y a plus de doute possible : l’été est terminé.

MAUDE – «Le vent fera craquer les branches, la brume viendra dans sa robe blanche… y’aura des feuilles partout, couchées sur les cailloux… octobre tiendra sa revanche.» – BOILLOT
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La pensée d’Oli-The Hulk : «La prochaine fois que vous mangerez un Big Mac, faites attention, y’a peut-être d’la viande là-d’dans…»
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