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Polytechnique en grève !

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Poly est en grève ! C’est une première historique. Les hausseurs d’épaules ont remué l’échine et ont organisé une assemblée générale de 890 personnes, soit près du tiers de l’ensemble des étudiants. La majorité s’est exprimée avec force. Le propos était sans équivoque. Le OUI l’a remporté par 595 voix contre 274 pour le NON, et 21 abstensions. Ainsi, le mercredi 16 mars 2005, Polytechnique fermera ses portes, baissera ses fanions, érigera des barricades. L’exécutif prépare ses plans de guerre. Les étudiants fournissent leurs armes. Le gouvernement Charest n’a d’autre choix que de revoir ses politiques. Le mécontentement est, on peut le dire, manifeste. Le mécontentement est, on peut le garantir, sans précédent.

L’AÉP affronte un dossier de logistique important. En bons gens de droite (sic), il est de coutume entre les murs de l’École Polytechnique de faire les choses dans les règles de l’art. Nous ne faisons pas de grève à la va-vite. Entre une compétition canadienne d’ingénierie, une mailing-list du CA qui fait rage et peu de foi des capacités des dinosaures, et des élections qui s’annoncent pleines d’imprévus, l’exécutif s’est attelé à la lourde tâche de contacter l’ensemble du corps administratif et professoral de l’École. Tout est prévu comme dans une horloge atomique dont on connaît à l’avance les moindres tics et tacs. Un soutien ouvert des professeurs s’est trouvé être d’une grande aide. Une concertation de ces derniers permettra de gérer la situation dans le meilleur cadre possible. On cherche à reporter les évaluations (devoirs, TP, examens) et à assurer que l’expression politique des étudiants n’ait pas d’impact négatif sur leurs bulletins.

De plus, une manifestation monstre est préparée pour le mercredi 16 mars 2005. Nous serons 30 000. Que dis-je ! 300 000. Nous allumerons des cierges en plein jour. Le soleil se retirera avec humilité. les cieux nous seront cléments. Il fera bon et il pleuvera des bonbons. Il est cependant dur, très dur, de constater que l’esprit de solidarité a du mal à faire son chemin jusqu’aux coeurs de ceux qui « serviront pour le bien de tous ». Il est des fois où il n’est pas difficile de croire que les discours qui présentent les ingénieurs comme des citoyens ayant la main sur le coeur et d’autre dessein que le meilleur pour la société ne sont que prose de littérateurs invétérés du PLAN qui ignorent tout de la réalité de leurs membres. Il règne un égoïsme absurde parmi nos rangs, et il est grandement temps d’enseigner autre chose que le rôle central du client et l’importance sacro-sainte de l’arithmétique dans la logique politique. Polytechnique est en grève un jour, et n’aurait en aucun cas pu l’être plus.

On ne se réjouira donc qu’à moitié. Un grand pas est fait. Il reste encore à éduquer.

Pour l’instant, il faut crier à qui veut l’entendre, et qui ne le veut pas : Poly en grève !

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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