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Entre l’AEP et les étudiants, un certain dévouement existe

Par François Corriveau

L’AEP a débuté sa période électorale ce mercredi avec l’ouverture de la période de candidature. Avec les débats qui ne manqueront pas de fuser sur l’avenir de l’Association, l’heure est à la critique (constructive, je le souhaite) de l’exécutif actuel et du fonctionnement de l’AEP. Faisant ici suite à l’article pratiquement hyponyme à celui-ci et à la bande dessinée caricaturalement éditorialiste qui l’accompagnait, je me permet de répondre aux positions énoncés par les collaborateurs du Polyscope.

Comprenez tout d’abord que je n’ai jamais vraiment été de l’autre côté de la clôture : je suis devenu membre du conseil d’administration de l’Association deux semaines après mon entrée à Polytechnique. Ma vision est donc celle d’un impliqué inconditionnel. Toutefois, je peux dire ceci : l’intérêt des étudiants de Polytechnique est la priorité suprême de l’AEP. Malgré nos torts et nos chutes, la culture institutionnelle ne tolère pas le népotisme ou le carriérisme crasse… la charge de travail fini toujours par démasquer les imposteurs de toute façon.

Quant à savoir si le travail effectué par les acteurs de l’AEP est connu, c’est là une toute autre histoire. Je dois donner totalement raison aux accusations de manque de communication. Ce n’est pas lié à une culture du secret, mais par surcharge de travail de la part de l’exécutif.
Toutefois, une part importante du travail de l’AEP est connu : l’enjeux sur les 103 millions en aide financière en mars dernier, la bataille sur les frais afférents à la session d’automne et le travail de notre myriade de comités autant à l’interne (Poly-
Party, le Polyscope, le Pub, etc.) qu’à
l’éducation, sont tous des exemples d’activités visibles pour tous.

Par contre une chose m’est totalement dure à supporter, et je cite : « …la vie d’un étudiant moyen ne sera pas fondamentalement changé par les affaires courantes de l’AEP… » L’AEP, par son Vice-présidents aux services, gère l’exclusivité des services alimentaires à Polytechnique. L’AEP, par sa Vice-présidente à l’éducation et ses comités, effectue les représentations, le suivi et la défense des intérêts des étudiants sur toutes les décisions liés à la vie académique à Polytechnique. L’AEP, par son Viceprésident à l’interne et ses comités , organise la quasi totalité des activités de vie étudiante. L’AEP, par son Vice-président à l’externe, oriente les positions prises par la FEUQ et travail de concert avec l’Ordre des ingénieurs du Québec pour que la profession ressemble à ce que les étudiants veulent à leur sortie. L’AEP, par son comité exécutif et son Conseil d’administration, chapeaute l’association la plus importante en terme d’implication au Canada, avec 800 impliqués sur 3200 membres.

L’AEP a un impact significatif sur la vie des étudiants de Polytechnique.
Rien de surprenant après 43 ans d’incorporation et près de 110 ans d’initiatives étudiantes. Est-il essentiel que la communauté tout entière sache que l’AEP est derrière toutes ces initiatives? Pas nécessairement… à la condition que les initiatives bonifient toujours la qualité de vie des étudiants de Polytechnique.

Est-il déplorable « que seule une poignée de personne » soit au courant des décisions prises par l’association? Je ne crois pas non plus. Cette poigné de 23 personnes, le Conseil d’administration, est élue annuellement au suffrage universel.
Deux fois par année, tous les étudiants élisent leurs représentants.
Beaucoup de ses membres sont issus de cette population non-impliqué.
Seulement, siéger sur le Conseil d’administration de l’AEP, c’est être impliqué. De plus les campagnes électorales cherchant à rejoindre le plus grand nombre possible, chacun est alors à même de voter pour orienter les dossiers de l’Association, ou se présenter pour le faire au premier plan . U n nombre restreint de personnes est peut-être informé de l’ensemble des dossiers, toutefois l’information est toujours disponible et les étudiants ont toujours leur mot à dire… au cours de l’année comme lors des élections.
Aussi, faut-il intéresser toute la communauté étudiante aux activités de l’AEP? Oui. Toutefois, il est paradoxal de dire que l’AEP est méconnue de sa communauté quand un quart de ses membres est directement impliqué dans ses activités. Le vrai débat est de savoir si les activités, projets et décisions de l’Association répondent aux besoins des membres, même sans qu’ils en aient conscience.

Être représentatif est essentiel.
Si les membres ne sont pas conscients du travail effectué pour eux, la rétroaction est nulle et la représentativité plus difficile. C’est dans cette optique que la diffusion des activités de l’AEP doit se faire.
L’exécutif de l’AEP produira cette année le premier rapport annuel de son histoire dans cette optique.
On ne force cependant pas les gens à s’impliquer, ou à aller voter.
Les candidats au Comité exécutif de l’AEP prendront le mois de mars pour informer la communauté de leur vision de l’Association… la période électorale est également la période de rétroaction la plus privilégiée.

Je ne serai pas candidat. Comme l’a indiqué le Polyscope, je me montre joyeusement la sortie afin de laisser la place à d’autre. Je reste toutefois fier de notre association étudiante et de ce qu’elle fait pour les étudiants de Polytechnique. Je vous invite donc encore une fois à prendre le contrôle de la vie étudiante, après tout… c’est la nôtre.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.