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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Faux-cul riez des lecteurs

KARIM GAGNON

Salut Man,
C’est pas pour cracher dans la soupe mon chum mais je trouve que de nos jours le respect et les traditions ça se perd trop. Surtout dans cette société de la consommation, il y a vraiment trop de problèmes au Québec. Alors, moi je dis, il faut jamais oublier d’où tu viens, parce que tes origines, tu peux jamais les renier et si tu veux les oublier c’est grave pour toi, pour tes enfants et pour ta conscience. Garde ça toujours bien gravé dans ta tête man, c’est le seul moyen de t’en sortir.

Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Après consultation de J.-C.V.D.,
nous avons conclu que la soupe c’est bon. Aussi nous te remercions pour ton intérêt et te prions de bien vouloir agréer nos salutations les plus traditionnellement distinguées.

TONTON MACOUTE S’ÉNERVE

Voici un jouwnal que l’on aime lieu quand tout fout le camp et que la bwise hivewnale vient mettre un peu de gaité dans nos coeux ensoleillés.
On a quitté la mère patie avec le souiwe dans les dents. Et le Pôlyscope nous a accueillis comme les avatas de la malvie, nouwis de son sein avec tout l’amour et la chawité du monde. Adieux fwewo.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Salut vieux, heureux de voir que tu navigues tant bien que mal dans les eaux troubles du St-Laurent. À part ça, ici, on trouve que tu as pris pas mal de bide depuis que tu as traversé la barrière de la fraternité pour aller t’engraisser du côté de chez l’AÉP. Mais c’est pas grave mon vieux, l’ingratitude on connait ça de par chez nous et on t’en voudra pas pour si peu. Passe le bonjour à Jesus, nous aussi on pense à lui.

TIPETTE L’ÉSPÉRANCE

Je voudrais profiter de cet espace d’expression pour lancer un gros coup de gueule contre Aramark et te sensibiliser, toi, le polytechnicien moyen en qui sommeille l’âme d’un environnementaliste. Pourquoi qu’à
la cafétéria ils utilisent de la vaisselle et des ustensiles en plastique alors que c’est mauvais pour l’environnement.
Moi, je suggère qu’on mange avec les mains dans des grandes feuilles de bambou comme en Afrique où malgré la pauvreté, les gens ont gardé le sens des valeurs et du respect de la nature. En plus, on pourrait remplacer les baguettes en plastique qui servent à remuer le café par des bâtons de spaghettis, comme ça quand ton bâton il fond, tu peux le manger parce qu’il est mou. Penses-y man.

Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Par souci de pertinence, nous avons testé ton concept de bâton de spaghetti. Voici le protocole expérimental que nous avons suivi :
Nous avons acheté 10 cafés toutes les heures de la journée, soit de 8 heures jusqu’à 18 heures pour un total de 110 cafés en tout et pour tout.

Nous avons acheté un paquet de spaghettis dans lequel nous avions dénombré exactement 256 bâtons d’une longueur de 26 cm.

125 bâtons cassés en deux dont la longueur moyenne correspondait à 13 cm, pour un écart-type de 2 cm.

Ces bâtons cassés ont été écartés de l’expérimentation.

Nous disposions donc de 256 bâtons valables.

En fin de journée, nous n’avions plus de spaghettis pour poursuivre l’expérience. En effet, dû à l’effet de la chaleur du café, le spaghetti a tendance à fondre prématurément.

De plus, étant donné le diamètre fort humble de chaque bâton de spaghettis, les utilisateurs ont tendance à utiliser deux à trois bâtons à la fois.

Finalement, nous avons noté une tendance des usagers à saloper l’environnement. Les comptoirs étaient vraiment cradingues, nous les essuyons avec des feuilles de bambou.

Nous vous laissons le soin de tirer vos propres conclusions.

PATRICK DUJARDIN

Salut Man,
Cette année, je me suis ramassé un max de subventions. C’est vrai que les temps sont durs pour certains mais ça ne nous empêche pas de vivre pour autant. De toute façon, on s’est prémuni contre le mauvais oeil. Alors, moi, je te dis, si tu veux rejoindre mon lab, on est en haut de la vague en ce moment.
Rate pas cette occasion man, on va publier plein d’articles, ça te changera de la galère du bac.

En attendant le moment de te rencontrer, je te dis adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

J’y pense encore man. Je ne suis pas certain que la convolution quantique (à prononcer qwantik pour faire in) de ma digestion nanométrique m’aide vraiment à me pousser dans le troufi on pour aller de l’avant et publier à va le vau-l’eau.

En espérant te voir passer durant le visionnement d’un film au C-214 le vendredi après-midi, je te souhaite encore plus de subventions pour ton cheval sphérique.

LA PIZZA CHAUFFE

Livreur de pizza de mon état, je m’inquiète de n’avoir reçu aucune nouvelle de votre part depuis ma dernière requête quant aux deux pizzas commandées et jamais livrées.

Les pizzas demeurent actuellement dans mon congélateur où elles prennent de la poussière et un peu trop de place.

Merci de me faire part de votre volonté quant à ces frugalités, et par l’occasion m’informer de votre santé. Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Cher Monsieur le Livreur,
Depuis cette incertaine et hasardeuse soirée qui nous mena à commander chez votre restaurant ce que vous osez appeler pizza et que nous considérons plutôt comme un amas de matière organique en putréfaction causée par des réactions anaérobies de troisième ordre sur une croûte largement attaquée par l’oxydation, nous avons décidé de nous convertir au chinois. Par conséquent, nous vous prions, à l’avenir, de bien vouloir nous épargner la lecture de votre prose infâme et vous conseillons fortement d’entreprendre un certificat en chimie organique. Quant à vos pizzas, vous pouvez vous les foutre au cul. Veuillez agréer nos salutations les plus sincères.

ANONYME DE L’AÉP

Seul et perclus dans une situation invivable, je suis l’unique lecteur assidu de votre feuille de chou qui brille autant par sa verve que par son humour débilitant. À l’image de South Poly, Le Polyscope est un souffle vivifiant chargé d’autocritique, l’autocritique qui manque tant à notre école.

Vivoter au sein de l’exec m’est aussi difficile que peut être difficile de nager à contre courant dans une mer démontée. Merci de votre soutien.

Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Cher anonyme, même si on se doute que tu n’es pas Linux ni Pierre Laurent, on a une petite idée de qui tu pourrais être et sache que du fond de notre caverne C-214, on te soutient de tout coeur. Avec toute notre sincérité. Adieux frero.

MME DE LA COOP

Une question qui me tracasse depuis le 60e anniversaire de notre chère et aimée coopérative. Cette jolie caissière dont vous fîtes l’éloge dans un éditorial qui fit du remou et du bruit, c’est qui finalement ? J’ai eu beau passer en revue toutes mes charmantes vendeuses, je ne vois aucune parmi elles qui aurait suscité chez vous un tel émoi et une telle passion, passion qui vous fit acheter tant de crayons et de cahiers.
Merci de me renseigner.

Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Chère madame de la coop,
Nous avons engagé Philippe Nault pour retrouver cette mystérieuse demoiselle. Quant à nous, nous patientons en attendant le retour de la belle qui embrasera à nouveau nos coeurs et fera chavirer les plus novices de nos collaborateurs.

Bonne retraite en attendant le centenaire.

LE DIRLO PARLE AUX PIONNIERS

Menton rasé, ventre rond, les mains sentant encore le donut et le café chaud, je n’ai pu m’empêcher dans ma torpeur matinale de me réveiller et de prendre le crayon pour vous écrire quelques lignes.

Cette tribune que vous m’offriez pour exprimer en ces temps de mi-session, toute la joie hebdomadaire que me procure la lecture de votre journal aussi subversif que divertissant est un baume pour mon coeur.

Je voulais vous le dire avant de quitter mon poste, et parce que la question m’est chère, les gars, vous faites une belle job. Continuez le beau travail.

Adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Salut Man,
Tu vas nous manquer toi aussi.
Depuis que tu as eu la grande générosité de nous expliquer ta vision d’une École Polytechnique forte, fière et débarassée des parasites qui sucent son sang et rongent sa chair au jour le jour, nous te vouons la plus infinie admiration.

Malheureusement, notre esprit de subversion, comme tu l’as si bien dit, est sans cesse menacé par des esprits obscurantistes qui nous guêtent de toute part et tentent de nous faire taire. C’est pour celà que l’on te lance solennelement dans ces pages qui ont toujours su protéger la sacralité de la liberté d’expression, ce vibrant S.O.S qui nous l’éspérons se rendra à toi un jour.

Pour terminer, nous citerons le Couac, en répétant cette vérité toujours bonne à entendre, à savoir : «
quand la connerie te guette, tire le premier.»

LE SONDEUR DE POLY

Salut man,
On m’a contacté pour faire un sondage sur votre journal, alors moi en bon sondeur payé au salaire minimum, je vous ai appelés pour prendre rendez-vous. Malheureusement, vous n’étiez pas disponibles et votre boîte vocale ne semble pas fonctionner correctement, puisque je n’ai reçu aucun retour d’appel.

J’ai cru bon en effet mettre au point avec vous (trois gens du scope suffiraient) un questionnaire complet concernant l’utilité de votre feuille de chou. Nous voudrions également connaître l’intérêt de votre journal auprès de la communauté polytechnicienne.
Nous pourrions nous rencontrer un mercredi soir après votre réunion hebdomadaire et décider de tout cela.

En espérant que cette lettre vous parvienne dans les meilleurs délais et qu’il en résulte le plus souhaitable et le meilleur, je vous dis : adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Malheureusement, j’ai laissé une marmite de riz sur le feu, et je dois aller régler l’affaire au plus vite.

Au plaisir frero.

SERVICE DES IMMEUBLES

Messieurs dames, fréros,
Par la présente, nous nous permettons de vous faire part du souci que nous avons avec l’entreposage de vos jounaux invendus. Il s’est avéré à plus d’une reprise en effet que cette feuille de chou que vous publiez au rythme hebdomadaire et à 5000 copies vienne encombrer les précieux chemins qui laissent se déverser insalubrement la bière dans notre établissement de génie. Nous vous serions gré de bien vouloir trouver une solution qui satisfasse l’ensemble de la communauté à ce problème fort inconvenant.

En vous priant de bien vouloir accepter l’expression de nos sentiments les meilleurs, veuillez, monsieur, vous en tenir à ce concis mais fort éloquent – adieux frero.

RÉPONSE DU POLYSCOPE

Cher Monsieur le Service des Immeubles,
Depuis le temps qu’on se croise au fumoir, je pensais qu’on avait enfin normalisé nos relations. Je sais que ça te fait chier toutes ces feuilles de choux qui traînent au premier, mais pourquoi tu nous donnes pas un bac à Lassonde et à Bombardier pour qu’on ait une meilleure visibilité.

Pense-y Man.

Adieux frero.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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