Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

En vedette cette semaine, DJ Champion et ses G-strings

Quoi? Votre cher journaliste donne maintenant dans la musique électronique? Non, il n’est pas tombé sur la tête, il apprécie simplement le son unique que procure Maxime Morin, alias DJ Champion. C’est ainsi que votre reporteur s’est dirigé au Métropolis, vendredi dernier, afin de se déchaîner une bonne partie de la nuit.

Le spectacle était programmé pour 20h00 et s’est ainsi que le gars qui écrit ses lignes, fidèle à son habitude, s’est présenté à la représentation avec quelques trente minutes de retard, évidemment accompagné d’une superbe demoiselle.
Non mais quoi, tant qu’à se trémousser une bonne partie de la soirée, aussi bien joindre l’utile à l’agréable…

Comme tout bon spectacle qui se respecte, il a nécessairement débuté en retard. Ce que les adeptes de Champion n’avaient toutefois pas prévu, c’est qu’il ne monterait pas sur scène avant 22h30! Wow, ça c’est ce qu’on appelle faire languir ses fans. C’est donc un DJ inconnu et plutôt contemporain que nous avons dû endurer pendant tout ce temps, ce dernier enfilant les vieux classiques de discothèque tels Billie Jean de Michaël Jackson ou encore Like a prayer de Madonna (succès qui procure toujours autant de joie chez les jolies demoiselles, votre fidèle serviteur profitant justement de ce moment là, alors que les somptueuses créatures sont près de l’extase, afin de tenter le grand coup).

Bon, on ne peut pas dire que ce DJ a réellement chauffé la salle, mais il n’en demeure pas moins que la foule a littéralement bondit d’un coup sec lorsque Champion a fait irruption sur la large scène du Métropolis. Un petit salut espiègle de sa part et puis nous voilà partis avec un petit beat de fond.
Votre journaliste préféré ne s’est évidemment pas fait prier pour se trémousser avec les splendides courbes qui étaient présentes ce soir là. La gigantesque salle de la rue Sainte-Catherine s’est soudainement transformée en discothèque, les presque 3000 personnes dansant au son du DJ. Le spectacle ne faisait pas salle comble, mais cela est plutôt normal puisque Champion multiplie les apparitions à Montréal depuis un certain temps. Les conditions étaient donc plutôt idéales puisque nous avions de l’espace pour bouger allègrement, tout en ayant assez de gens pour y avoir une atmosphère du tonnerre.

C’est ainsi que Champion a commencé à nous lancer ses rythmes endiablés, alors que ses quatre guitaristes (!) et la bassiste ont ensuite fait leur apparution sous les cris de la foule qui était décidemment bien allumée. C’est ici que toute la magie de Maxime Morin a pris forme; perfectionniste à l’os, il prend le rôle du chef d’orchestre tout en manipulant son clavier d’ordinateur, le tout ayant pour but de mener ses pièces à leur apogée.
L’observer travailler est tout simplement sensationnel. Il dirige ses guitaristes en les pointant du doigt, leur signifiant lequel devra changer de routine à la prochaine mesure. Il en profite justement pour nous transporter d’une ambiance à l’autre, les airs se bousculant les uns après les autres, sans que l’on ne s’en rende vraiment compte.
Il a le don de nous faire lever, bondir de joie, tellement ses rythmes sont bien ficelés.

Sa force est justement sa faiblesse, puisqu’il pourrait vraisemblablement nous faire languir un peu plus avant de nous donner notre nanan, notre extase, un peu comme dans les raves. (D’ailleurs, on regrettait pratiquement de ne pas avoir apporter avec nous quelques substances pour profiter davantage de la soirée.) En effet, Champion s’amuse littéralement à nous faire plaisir, à nous amener rapidement dans un état second. C’est tellement trop évident qu’il trippe avec nous, surtout lorsqu’il saute sur place en tapant des mains, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Du rock à son meilleur Non, votre cher journaliste n’a
pas pris de drogue (malheureusement pour lui et sa copine), il y avait bel et bien des airs de rock lors de ce concert. Maxime Morin est avant tout un guitariste invétéré, la guitare électrique étant définitivement son instrument fétiche, et ce depuis sa jeunesse. C’est pourquoi il n’a pu faire autrement que de ramener cet instrument à l’électronique, sa dernière passion qu’il pratique depuis une dizaine d’année seulement.

C’est cet ajout de quatre guitaristes (il n’y a définitivement pas été avec le dos de la cuillère) et de la bassiste qui apporte cette touche qui le différencie tellement des autres. En effet, cet alliage (beurk, le gars qui a écrit ses ligne a décidément trop subit de cours de matériaux dans cette école) entre la musique électronique et les solos de guitare électrique à la Hendrix est magnifique, les deux genre faisant assurément bon ménage.
Ainsi avons-nous dansé sans interruption pendant plus d’une heure avant que le disc jockey nous adresse finalement la parole. Deux, trois mots pour nous dire combien nous étions beaux et puis hop, nous voilà repartit pour une autre heure.Wow!

Ce fut ensuite au tour de la soliste Betty Bonifassi de les rejoindre sur scène pour mettre une voix sur ces rythmes effrénés. Cette chanteuse est celle-là même qui chante les Triplettes de Belleville (DJ Champion a d’ailleurs collaboré à la chanson du film qui a littéralement été acclamée par la critique), de son mari Benoit Charest! Et voilà, les G-Strings étaient enfin tous réunis. La voix de Betty se moule extrêmement bien à la musique de Champion, tellement que l’on a fini par s’ennuyer de sa voix lorsqu’elle a quitté la scène pour quelques pièces.

Il y également eu quelques interprétations du groupe de rap Atach Tatuq. Ce ne fut pas la meilleure séquence de la soirée, mais cela a quand même eu le mérite d’ajouter encore un peu de piquant à cette soirée qui fut définitivement épicée.

Articles similaires

Les Zapartistes

12 janvier 2007

Il y a de bonnes choses qui ne changent pas. Durant le temps des fêtes, les Zapartistes croquent, entre deux morceaux de tourtières, dans la revue de l’année, et votre humble chroniqueur a eu la chance d’y assister. Ce groupe humoristique à saveur politique a encore une fois bénéficié d’une publicité gratuite à l’aube de leurs représentations au Spectrum. L’an passé, Radio-Canada congédiait François Parenteau pour sa grande gueule amoureuse du Québec, allant jusqu’à...

En vedette cette semaine, les Zapartistes

24 mars 2006

Les Zapartistes sont de retour avec leur tout dernier spectacle, Les Invasions Lucides. Ils se promènent un peu partout en province, jouant à « l’étranger », mais font tout de même plusieurs prestations à leur domicile, le chaleureux Lion d’Or. C’est dans cette somptueuse salle que nous avons eu la chance d’assister à leur prestation mardi dernier. Le groupe d’humoristes à saveur politique était attendu avec frénésie, jouissant d’une nouvelle popularité, étrangement depuis que...

… et Cheba!

17 février 2006

Hey bien oui, après vous avoir délaissé tout ce temps, votre fidèle serviteur rapplique avec une chronique double! Oui, oui, juste pour vous, vous savez combien il vous apprécie, même s’il ne vous le dit pas assez souvent. Tsé, en ce temps de la Saint-Valentin, il faut bien se délier le coeur un petit peu... Et puis, votre chroniqueur doit admettre qu’il s’ennuyait de flirter avec les bas-fonds des ruelles. Non mais tsé, depuis...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Le retour des classiques… et des spin-off

4 février 2011

Cet hiver, un nom a été omniprésent dans le monde de la BD : Jean Van Hamme. Que ce soit avec Largo Winch ou Blake et Mortimer, où il est toujours le génial scénariste, ou que ce soit avec XIII Mystery et Thorgal-Kriss de Valnor dont il a créé les concepts, il était sur toutes les étales de bandes dessinées. Quatre séries, quatre mondes, où le fantastique croise le réalisme, où l’aquarelle côtoie le...

Hundred Waters et Alt-J, une belle soirée

28 mars 2013

C’est Hundred Waters qui a assuré la première partie de Alt-J. Le groupe indie américain originaire de la Floride est composé de Nicole Miglis, Trayer Tryon, Zach Tetreault et de Sam Moss. Cette dernière souffrait d’une extinction de voix, Nicole Miglis a donc du assurer seule tout l’aspect vocal du concert. Le groupe n’a donc pas été en mesure de livrer une performance à la hauteur de ses enregistrements studio. Première malchance pour le...

Chine cinéma

12 septembre 2008

Pays de l’été 2008 avec les Jeux Olympiques, la Chine est au coeur des préoccupations. Colosse qui s’éveille, culture ancestrale, tradition, masse, boycott, la Chine impressionne et fait peur simultanément. De septembre à novembre, la Cinémathèque Québécoise (métro Berri-UQAM) présente son projet de programmation Chine Cinéma. Pour un coût réduit de 6$, tout étudiant peuvent découvrir un cinéma nouveau, d’un genre autre que le cinéma hollywoodien, un cinéma revendicateur, documentaire et d’une vision différente....