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En vedette cette semaine, DJ Champion et ses G-strings

Quoi? Votre cher journaliste donne maintenant dans la musique électronique? Non, il n’est pas tombé sur la tête, il apprécie simplement le son unique que procure Maxime Morin, alias DJ Champion. C’est ainsi que votre reporteur s’est dirigé au Métropolis, vendredi dernier, afin de se déchaîner une bonne partie de la nuit.

Le spectacle était programmé pour 20h00 et s’est ainsi que le gars qui écrit ses lignes, fidèle à son habitude, s’est présenté à la représentation avec quelques trente minutes de retard, évidemment accompagné d’une superbe demoiselle.
Non mais quoi, tant qu’à se trémousser une bonne partie de la soirée, aussi bien joindre l’utile à l’agréable…

Comme tout bon spectacle qui se respecte, il a nécessairement débuté en retard. Ce que les adeptes de Champion n’avaient toutefois pas prévu, c’est qu’il ne monterait pas sur scène avant 22h30! Wow, ça c’est ce qu’on appelle faire languir ses fans. C’est donc un DJ inconnu et plutôt contemporain que nous avons dû endurer pendant tout ce temps, ce dernier enfilant les vieux classiques de discothèque tels Billie Jean de Michaël Jackson ou encore Like a prayer de Madonna (succès qui procure toujours autant de joie chez les jolies demoiselles, votre fidèle serviteur profitant justement de ce moment là, alors que les somptueuses créatures sont près de l’extase, afin de tenter le grand coup).

Bon, on ne peut pas dire que ce DJ a réellement chauffé la salle, mais il n’en demeure pas moins que la foule a littéralement bondit d’un coup sec lorsque Champion a fait irruption sur la large scène du Métropolis. Un petit salut espiègle de sa part et puis nous voilà partis avec un petit beat de fond.
Votre journaliste préféré ne s’est évidemment pas fait prier pour se trémousser avec les splendides courbes qui étaient présentes ce soir là. La gigantesque salle de la rue Sainte-Catherine s’est soudainement transformée en discothèque, les presque 3000 personnes dansant au son du DJ. Le spectacle ne faisait pas salle comble, mais cela est plutôt normal puisque Champion multiplie les apparitions à Montréal depuis un certain temps. Les conditions étaient donc plutôt idéales puisque nous avions de l’espace pour bouger allègrement, tout en ayant assez de gens pour y avoir une atmosphère du tonnerre.

C’est ainsi que Champion a commencé à nous lancer ses rythmes endiablés, alors que ses quatre guitaristes (!) et la bassiste ont ensuite fait leur apparution sous les cris de la foule qui était décidemment bien allumée. C’est ici que toute la magie de Maxime Morin a pris forme; perfectionniste à l’os, il prend le rôle du chef d’orchestre tout en manipulant son clavier d’ordinateur, le tout ayant pour but de mener ses pièces à leur apogée.
L’observer travailler est tout simplement sensationnel. Il dirige ses guitaristes en les pointant du doigt, leur signifiant lequel devra changer de routine à la prochaine mesure. Il en profite justement pour nous transporter d’une ambiance à l’autre, les airs se bousculant les uns après les autres, sans que l’on ne s’en rende vraiment compte.
Il a le don de nous faire lever, bondir de joie, tellement ses rythmes sont bien ficelés.

Sa force est justement sa faiblesse, puisqu’il pourrait vraisemblablement nous faire languir un peu plus avant de nous donner notre nanan, notre extase, un peu comme dans les raves. (D’ailleurs, on regrettait pratiquement de ne pas avoir apporter avec nous quelques substances pour profiter davantage de la soirée.) En effet, Champion s’amuse littéralement à nous faire plaisir, à nous amener rapidement dans un état second. C’est tellement trop évident qu’il trippe avec nous, surtout lorsqu’il saute sur place en tapant des mains, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Du rock à son meilleur Non, votre cher journaliste n’a
pas pris de drogue (malheureusement pour lui et sa copine), il y avait bel et bien des airs de rock lors de ce concert. Maxime Morin est avant tout un guitariste invétéré, la guitare électrique étant définitivement son instrument fétiche, et ce depuis sa jeunesse. C’est pourquoi il n’a pu faire autrement que de ramener cet instrument à l’électronique, sa dernière passion qu’il pratique depuis une dizaine d’année seulement.

C’est cet ajout de quatre guitaristes (il n’y a définitivement pas été avec le dos de la cuillère) et de la bassiste qui apporte cette touche qui le différencie tellement des autres. En effet, cet alliage (beurk, le gars qui a écrit ses ligne a décidément trop subit de cours de matériaux dans cette école) entre la musique électronique et les solos de guitare électrique à la Hendrix est magnifique, les deux genre faisant assurément bon ménage.
Ainsi avons-nous dansé sans interruption pendant plus d’une heure avant que le disc jockey nous adresse finalement la parole. Deux, trois mots pour nous dire combien nous étions beaux et puis hop, nous voilà repartit pour une autre heure.Wow!

Ce fut ensuite au tour de la soliste Betty Bonifassi de les rejoindre sur scène pour mettre une voix sur ces rythmes effrénés. Cette chanteuse est celle-là même qui chante les Triplettes de Belleville (DJ Champion a d’ailleurs collaboré à la chanson du film qui a littéralement été acclamée par la critique), de son mari Benoit Charest! Et voilà, les G-Strings étaient enfin tous réunis. La voix de Betty se moule extrêmement bien à la musique de Champion, tellement que l’on a fini par s’ennuyer de sa voix lorsqu’elle a quitté la scène pour quelques pièces.

Il y également eu quelques interprétations du groupe de rap Atach Tatuq. Ce ne fut pas la meilleure séquence de la soirée, mais cela a quand même eu le mérite d’ajouter encore un peu de piquant à cette soirée qui fut définitivement épicée.

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