Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Le sens profond de la vie

Bratislava, Slovaquie – Renaud

T’as voulu venir dans les pays de l’est, ben te v’là din pays de l’est! François Perusse exagérait, quand tu marches en Slovaquie ça fait le même bruit! Ceux qui ont vu le film Eurotrip ont probablement hâte que je leurs raconte mes folles dépenses. Et bien, c’est pas incroyable!
C’est juste comme moins cher, pas MOINS cher.

Bratisalva est plutôt jolie près de la gare d’autobus, on voit rapidement le château et le quartier des ambassades.
On s’était fait recommander une adresse, mais avec leur système d’adresse, leur langue et les valises, on ne se rendra jamais.

On se dirige péniblement vers l’information touristique. Flo qui supporte ses valises et moi qui la supporte. En sacrant contre moi, Flo nous fait rencontrer des Canadiens. «I recognised your French expressions.» Tant mieux le couple nous guide efficacement à notre nouvelle auberge. Les murs des buildings voisins sont en ruine et notre chambre est quatre fois trop grande.

La ville n’est pas passionante mais je l’aime bien. Elle est sans prétention. Flo déteste le petit Time Square qu’il y a au bout de la rue. Elle y voit une adoration du capitalisme après l’opression du communisme.
De mon côté, je cherche le mot communisme dans le dictionnaire.
Dans un bar, on en profite pour essayer de l’absynthe. C’est pas celle de 1880. Ça fait juste goûter la Grande Chartreuse, ou la JagerMeister. Pis te faire dire plus de conneries. Le lendemain, à la demande de Flo, on passe notre dernière nuit dans une auberge dite « romantique
». L’adresse n’existe pas sur la rue. Un local nous donne un lift jusqu’à l’auberge.
Voyez-vous, à 3 minutes d’auto se trouve une autre rue du même nom.

…Ah la Slovaquie!

Notre chambre est vraiment luxueuse, et la vue sur la ville est magnifique. Le dernier jour on a déjeuné en regardant la ville de la montagne. On a commencé par se décharger de nos bagages à la station de train. Flo partira pour Budabest et moi j’irai à Prague. Après avoir compris le système ferroviaire de la Slovaquie, Flo s’en va. Ce système a la particularité de mettre de très gros chiffres inutiles sur les quais et de ne mettre aucun chiffre utile nul part. Je suis content d’avoir vu Bratislava, mais je ne vois pas pourquoi j’y retournerais.

Berlin, Allemagne – Éric

La ville la plus dynamique et changeante de l’Europe n’aura pas pris de temps pour me charmer. Je suis aujourd’hui tombé en « amour » d’une méga ville qui a une grande histoire à partager, et qui continue de se métamorphoser.
Les grands buildings n’en finissennt plus de surgir, les monuments commémoratifs sont un peu partout, les transports en commun sont archi-développés et les quartiers « hype » changent constamment de place.

Je fais la connaissance d’un groupe d’Américains très… américains. Ils sont tous descendus ici pour couvrir le Festival des Films de Berlin, un très grand festival.

Après leur avoir expliqué où se trouvait Montréal, et répondu à des questions du genre « is it close to Vancouver ? » ,
« you’re not ashamed of your army? » et
« why are you the only people speaking French in North America? what’s the idea? », nous discutons films pour toute la soirée. Les chanceux, ils ont pu rencontrer Natalie Portman. Ils me parlent aussi du dernier film de Michel Gondry The Science of Sleep. À ce qui parraît, c’est un des meilleurs films qu’ils ont vu!
Le lendemain, je lis dans mon guide qu’il y a une visite guidée gratuite à pied qui part tous les jours de Brandenburger Tor. En fait, ici tout est gratuit… musée, visites, attraits touristiques, etc.
On s’arrête d’abord devant un monunent hommage à l’Holocauste.

Image article Le sens profond de la vie 17

Comme plusieurs monuments ici, il est peu conventionnel. Il s’agit ici d’un très grand parc revouvert de ce qui peut sembler des genres de tombeau, mais lisses et sans AUCUNE inscription.
Plus vers le centre , le terrain va en pente descandante, mais les pierres deviennent hautes. Bref, on a l’impression d’un cimetière anonyme. L’alignement des pierres fait en sorte que les sons sont déformés. C’est beau, symbolique, et situé à un endroit près des citoyens et du parlement, pour que tous – habitants, visiteurs et politiciens – se rappellent.
Non loin de là, notre guide nous dis que nous marchons sur l’ancien Bunker de Hitler. Aucune indication, aucune marque, aucune pancarte, ça passe inaperçu et c’est situé juste en-dessous d’un quartier résidentiel construit à l’époque du communisme. Il y a un sauna gay juste en face… étrange, n’est-ce pas?
Après le souper, je vais visiter le Parlement, le Reïshtag Wow! Le parlement offre le plus beau panorama de Berlin.
Je sais déjà que je vais revenir ici durant la session…

Semaine prochaine…Notre arrivée euphorique à Prague!

Mots-clés : Éric et Renaud (9)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

L’avenir des langues à Poly

3 février 2006

Le jeudi 26 janvier était organisé à l’amphithéâtre Bell un débat ouvert à tous sur la maîtrise des langues étrangères à Polytechnique. Annoncé plus d’un mois à l’avance par des courriels envoyés à tous les étudiants ainsi qu’à l’aide d’affiches, on aurait pu croire que ce débat aurait intéressé un nombre important d’élèves soucieux de leur avenir, mais comme vous pouvez l’imaginer tel n’a pas été le cas. En effet, seule une mince poignée...

Et pendant ce temps…

31 mars 2006

Vendredi 24 Mars : Frédéric Lavoie, journaliste québécois de 22 ans est arrêté par les forces de l’ordre biélorusses alors qu’il couvre pour le journal La Presse une manifestation tenue par les opposants du président Alexandre Loukachenko. L’appareil photographique embarqué à bord de la sonde spatiale (Mars Reconnaissance Orbiter) de la NASA qui se trouve actuellement dans l’orbite de Mars a envoyé sa première photo qui permet de distinguer des cratères ainsi que des...

Nouveaux progreammes

25 août 2005

« Le TC est mort, vive le TC » Le TC, c’était un long et difficile périple qu’empruntaient tous les nouveaux étudiants venus faire un pèlerinage. L’aventure de quatre années — et plus si affinités — finissait souvent en déconfiture lorsque lesdits pèlerins avaient quelque mal à saisir les subtilités de la résistance des matériaux, telles que les entendait un prof impénitent. Ce périple, c’était le tronc commun. Le tronc commun a longtemps été...