Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

En vedette cette semaine, la LNI

Bah, O.K., je confesse, encore une fois, la Ligue Nationale d’Improvisation ne relève forcément pas du domaine «underground». Mais bon, comme vous le savez, votre nouveau directeur de la culture par intérim a décidé de profiter du moment où il est au sommet pour se pavoiser au grand jour avec les autres grands journalistes de la métropole.

C’est ainsi que votre humble serviteur a eu la délicatesse d’assister au lancement de la 28e saison de la LNI lundi soir dernier. Le Medley était encore une fois plein à craquer, les gens attendant à l’extérieur plus d’une heure avant le début des ébats.

Les organisateurs ont évidemment profiter de l’occasion pour nous présenter les équipes et arbitres qui nous en mettront plein la vue au cours de cette saison de quinze rencontres, en plus des séries éliminatoires. La LNI a encore la chance de miser sur plusieurs de ses fidèles, comptant toujours dans leur rang les Vincent Bolduc, Jean-François Nadeau, Zoomba et François-Étienne Paré, qui sont franchement excellents sur la petite patinoire.

Il y a aussi plusieurs comédiens qui proviennent de la LIM, cette Ligue d’Improvisation Montréalaise qui avait également fait les frais d’une Chronique Souterraine plus tôt cette année. En effet, les Frédéric Barbusci (ex aequo champion marqueur de même que recrue de l’année 2005!), Antoine Vézina, Simon Rousseau, Mira Moisan, Johanne Lapierre, Isabelle Quintin, Marianne Passarelli, Anaïs Favron, de même que les délicieuses Salomé Corbo et Émilie Bibeau font tous partis de cette ligue compétitrice.
Oui, il faut admettre que le monde de l’impro est relativement petit.
Cette soirée mettait toutefois en confrontation l’équipe championne de la Coupe Charade 2005 (qui est en quelque sorte l’équivalent de la Coupe Stanley pour la LNH),
celle des Verts, face aux Jaunes de la vedette Patrice L’Écuyer, ce dernier rechaussant à nouveau ses espadrilles quinze ans après s’être retiré, lui qui fut un joueur dominant dans les années 80.

Les Verts sont sensiblement la même équipe que l’an dernier.
Malgré la perte de Charles Lafortune, ils pourront miser de nouveau sur le dangereux tandem formé de Christian Vanasse (membre du fameux groupe engagé Les Zapartistes et ex aequo champion marqueur)
et de Stéphane Archambault (oui, oui, le «merveilleux» comédien et chanteur de Mes Aïeux, groupe si méprisé par cette chronique).
Ils sont accompagnés sur la patinoire par Maryvonne Cyr, Diane Lefrançois, Mélanie Roy et Philippe Lambert.

Quant à eux, les Jaunes ont comme pierre angulaire le talentueux Réal Bossé, lui qui domine allègrement la ligue depuis plus d’une décennie. Outre L’Écuyer, il est épaulé par Johanne Lapierre, Sophie Caron, Jean-François Aubé et Karine Bourbonnais.

Malheureusement pour nous, la soirée ne fut pas prolifique.
En effet, la soirée a commencé difficilement, les joueurs ayant quelque peu de mal à trouver leur rythme. Les joueurs, pour la plupart, se coupaient mutuellement, ne laissant pas leurs partenaires de jeu terminer leurs phrases. Cela fut particulièrement vrai pour Stéphane Archambault, ce dernier poussant l’affront jusqu’à obtenir une pénalité pour ne pas avoir laissé parlé son adversaire…ainsi que son coéquipier! Oui, on veut bien concéder un certain talent d’improvisateur à monsieur Archambault (il est même excellent quand il le veut bien), mais il devrait avoir un ego un peu moins grand, ça lui serait profitable.

Sinon, il y a aussi Sophie Caron qui s’est embourbée de la sorte toute la soirée (malgré le fait qu’elle se soit méritée une étoile! C’est à n’y rien comprendre. Faut croire que son numéro à caractère sexuel, où elle ne faisait que la moue face à un jeu oh combien intelligent de Vanasse, est resté profondément dans la mémoire du juge). À sa première sortie, elle a maladroitement parlé en même temps que Stéphane Archambault (hey bien, tiens donc la coïncidence) à plusieurs reprises, tellement qu’elle a dû faire accroire que son personnage avait ce malheureux défaut. C’est ainsi qu’elle a volontairement pilé sur les pieds de tous ceux qui participaient à cette improvisation. Bon, ça va pour cette fois, mais mettons que cela n’est pas à refaire.

Alors c’est ça, les deux premières périodes (oui, il y a trois périodes; vous ne saviez pas que la LNI est inspiré du hockey?)
fut bien ordinaire, les élans de génie se faisant plutôt rares. Il semble que les comédiens n’étaient pas aptes à coller au jeu des brillants Vanasse et Bossé. Archambault, tel que mentionné plus haut, n’était pas quant à lui dans sa meilleure forme.
Il n’y a que Jean-François Aubé qui a étonné avec un jeu bien précis.

Quant au grand Patrice, il s’est d’abord caché sous des personnages lors de ses deux premières apparitions. Ces personnages, un petit vieux suivit d’un esclave
«nègre» (plutôt cliché), n’étaient pas excellents, mais on ne peut quand même pas le lui reprocher puisqu’lui qui subissait une grande pression.

Il a, par ailleurs, été en quelque sorte la bougie d’allumage de cette soirée bien ordinaire. En effet, lors d’une improvisation mettant en vedette Bossé et Aubé, il n’a pas hésité à littéralement embrasser ce dernier à un moment opportun. En effet, l’improvisation se déroulait dans un chalet alors que L’Écuyer et Bossé pêchaient tranquillement, entre gars. C’est alors qu’Aubé est arrivé avec sa copine (Caron),
gâchant du même coup la fin de semaine si attendue, entre mecs. C’est pendant que Bossé tentait de convaincre Caron qu’elle ne connaissait pas bien Aubé, que L’Écuyer eut le fl ash d’embrasser vigoureusement ce dernier. L’effet fut instantané chez les spectateurs et les joueurs, surtout lorsque Caron réagit…en étant heureuse!
Le comble suivit alors que Bossé alla voir les gars en soulignant qu’ils n’en avaient pas mis assez, qu’ils n’avaient pas l’air amoureux(!),
évoquant du même coup qu’ils devaient recommencer avec encore plus d’entrain, ce qui causa évidemment le délire la foule. Les deux comparses furent toutefois sauvés par le son de la cloche.

Est-ce une coïncidence? Les improvisations qui ont suivies furent bien meilleures, démontrant notamment le talent inédit de Vanasse tout en sauvant la soirée du même coup.

Sincèrement, je pense que cette dernière période représente bien la saison qui se profile. En effet, les équipes sont talentueuses et elles devraient donner lieux à des échanges captivants et sournois comme ils nous ont si bien habitués.

Articles similaires

En vedette cette semaine, Laurent Paquin

31 mars 2006

Et pourquoi pas un spectacle d’humour pour terminer cette saison en beauté? C’est ainsi que monsieur le directeur de la culture par intérim a eu la chance d’assister à la première montréalaise du nouveau spectacle solo de Laurent Paquin, « Tout est relatif ». Le dodu humoriste était d’office mercredi soir dernier devant tout le gratin artistique de Montréal. C’est rien de moins qu’au somptueux Théâtre Saint-Denis que nous avions rendez-vous pour cette soirée...

… et Christophe Mali!

24 février 2006

Hey bien oui, votre chroniqueur préféré rapplique de nouveau cette semaine avec une chronique double! Puis, toujours dans la veine «Mais que sont devenus vos artistes souterrains?», on enchaîne avec le défunt chanteur de Tryo, un autre groupe qui a fait les frais d’une succulente chronique il y a quelques semaines... Êtes-vous au courant? Non? je vous pris donc de vous asseoir et de sortir la boîte de mouchoirs. Tryo, ce cher groupe français,...

En vedette cette semaine, les Improductifs

8 septembre 2006

C’est ainsi que j’ai pu assister mardi dernier à ce tout nouveau concept. Cela se déroulait au Cabaret Juste pour rire et contrairement à ses fidèles habitudes, votre humble et fidèle serviteur est arrivé en avance au spectacle... mais tout de même en retard à son rendez-vous. En effet, pour l’occasion, il était encore une fois en charmante compagnie. Non mais quoi, c’est qu’il commençait à en avoir marre d’être constamment accompagné par Monsieur...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.