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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Le mauvais goût américain en Europe

Après plus d’un mois de voyage et de découverte de la vérité, Éric et Renaud se retrouvent à Prague.
Finalement, le statut d’étudiant les rattrape. Mais pas n’importe lequel!
Celui d’étudiants en échange…

Éric : Allemagne – Prague

Parti de Berlin, je prends le train (toujours seul) en direction de Prague. Départ finalement vers la République Tchèque! Lorsqu’il arrive, le train est plein. J’essaie de me trouver une place, et je réussi finalement à en trouver une dans le wagon fumeur. On est tassé comme des sardines, et on se boucane mutuellement.

Le voyage de cinq heures se déroule bien. À un moment donné, dans une autre grande ville d’Allemagne, tout le monde descend du train. Il ne reste que moi à l’intérieur…
Je panique et je sors avec mes bagages convaincu qu’il fallait faire un changement de train et que personne ne me l’avait dit. Finalement, je réussi à trouver quelqu’un qui me confirme qu’il fallait bien rester à bord du même train…

Le plus «freak», ce fut certainement de traverser la frontière entre l’Allemagne et la République Tchèque. J’étais à moitié endormi et j’avais fermé la lumière de ma cabine. En plein milieu de nul part, le train s’arrête soudainement.
Quelques instants plus tard, surgissent dans ma cabine deux policiers…une Allemande qui me demande combien de temps je suis resté et pourquoi, puis un officier Tchèque, qui après quelques questions appose son étampe sur mon passeport.

J’arrive à Prague un vendredi soir, un peu ému, surtout fatigué.
Mon ami tchèque m’accompagne aux résidences et me fait faire un tour du campus.

Ça fait même pas 5h que je suis arrivé à Prague que je suis déjà dans les bars avec des gens de l’Université. Martin (prononcé à l’italienne…ça fait genre Martiiiinne…)
et Marco, deux Italiens qui habitent la chambre d’à
côté, m’emmènent au downtown de Prague. C’est un des plus beaux endroits que j’ai vu de ma vie!! Dans les bars, la bière nous revient à un peu moins d’un dollar canadien. La première soirée est géniale, mais j’ai hâte de retrouver Renaud, qui ne m’a même pas dit quand il arriverait!

Renaud : Slovaquie – Prague

Le train entre la Slovaquie et Prague fût calme. J’étais seul dans ma cabine. Malheureusement, ma cabine était la cabine fumoir, donc à quelques reprises on venait y fumer. Je me suis fait deux amis : un Slovaque avec qui j’ai développé un dialecte et la plus surprenante, une étudiante française qui étudie actuellement à mon école. Elle m’a
donc donné les directions. Je dois avouer que la préparation pour mon arrivée laisse à désirer. Je n’ai même pas averti Éric de l’heure à laquelle j’arriverais.

En marchant dans la gare de Prague j’aperçois, comme un mirage, Éric! Je n’en revenais tellement pas! Il n’y avait aucune chance que je le vois, à cette heure-là sans avertissement! J’étais tellement heureux, mais surtout surpris. Mon fidèle compagnon avait demandé l’horaire de tous les trains provenant de Slovaquie.
Toute la journée, entre les trois gares, Éric découvrait Prague au rythme des trains provenant de Slovaquie. Malheureusement pour lui, son ami insouciant est arrivé par le dernier.
Ma chambre ne m’a pas déçu du tout.
Elle est exactement comme je l’avais imaginée.
Ça me fait remarquer combien on est constamment déçu par de petites choses en voyage mais qu’on oublie vite et qu’on accepte ce qu’on a. Je dit ça parce que là je suis vraiment pas déçu! Très bien situé, on a une grande fenêtre et on a beaucoup d’espace de rangement. Je pourrais même dire qu’on a un balcon, le genre où tu ne peux pas mettre de BBQ, mais ça fait notre affaire.
Est-ce que je vous ai dit qu’il faut passer par la fenêtre pour y parvenir?
C’est peut-être juste une grosse gouttière?!

C’est bien vrai, nous rangeons maintenant nos back-packs et nous nous insérons dans un nouveau rôle : celui d’étudiant en échange. Dure vie qui consiste à aller à ses cours quand on n’est pas trop bourrés.

La semaine prochaine, l’aventure pragoise continue! anglaises, Pilsner, Abscinte et résidences…

Mots-clés : Éric et Renaud (9)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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