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En vedette cette semaine, Laurent Paquin

Et pourquoi pas un spectacle d’humour pour terminer cette saison en beauté? C’est ainsi que monsieur le directeur de la culture par intérim a eu la chance d’assister à la première montréalaise du nouveau spectacle solo de Laurent Paquin, « Tout est relatif ».

Le dodu humoriste était d’office mercredi soir dernier devant tout le gratin artistique de Montréal.
C’est rien de moins qu’au somptueux Théâtre Saint-Denis que nous avions rendez-vous pour cette soirée de première.

Connaissez-vous vraiment Laurent Paquin? Pour ceux qui ne sont pas au courant, l’homme possède de multiples talents. Il a évidemment été vu à la télévision, surtout comme comédien dans Histoire de filles, puis comme animateur d’Une émission couleur de Radio-Canada. Puis, vous avez pu l’entendre comme remplaçant à diverses émissions, autant sur le réseau Énergie qu’à CKOI. Et c’est sans parler de sa toute dernière frasque; vous l’avez certainement reconnu comme étant la voix de l’un des deux castors de Bell, celui qui est dodu et naïf, évidemment.

C’est toutefois dans Chicago que l’humoriste a su nous surprendre par son jeu d’acteur et de chanteur. J’aimerais finalement mentionner son jeu d’improvisateur, lui qui a participé à toutes les éditions du National d’impro qui se déroule chaque année pendant le Festival Juste pour rire, dont Laurent anime en plus un gala!
C’est sans parler de son passage au vénérable Club Labrèche lors de la défunte émission Le grand blond avec un show sournois. Ses chroniques chantées étaient tout simplement un pur délice.

Tout est relatif Laurent entreprend son spectacle sur les chapeaux de roues. Il nomme en exemple une séries de phrases qui nous démontrent que tout est bel et bien relatif, comme le souligne la théorie d’Einstein.
Un exemple? « Votre ado fait de la drogue? Au moins il fait quelque chose! »

Il enchaîne ensuite en nous témoignant du fait qu’il essaie d’améliorer son spectacle chaque soir en prenant bonne note des commentaires reçus. Première remarque, il ne bouge pas assez.
C’est ainsi qu’une chanson de style disco s’est mise en branle, Laurent s’exaltant du même coup.
Bon dieu que ce moment fut tordant! Voir le petit (5 pieds et 8 pouces) et grassouillet Paquin faire des steppettes dans tous les sens, c’est léger, mais ô combien drôle. La foule n’en pouvait plus…
et Laurent non plus d’ailleurs!
Bon, une fois la question du fait qu’il ne bougeait pas assez réglée, il a pu commencer son spectacle à son aise.

Ce début de spectacle endiablé a donné le ton à la suite. La première partie du spectacle est un vrai bonbon. Il la termine d’ailleurs en sortant sa guitare et son déguisement enfantin. Oui, il nous revient encore une fois avec ce personnage qui s’adresse aux enfants.

La deuxième partie du spectacle est tout aussi excellente : elle nous a paru passer en coup de vent. L’humoriste reprend sa guitare en entonnant plusieurs chansons d’amour inédites.
Un pur délice, les paroles des chansons étant plus loufoques les unes que les autres. Il y a entre autres la pièce qui se nomme C’est fini et qui dure le temps du titre!

Puis, il y a le gag où, selon les dires de son gérant, il faut qu’il ajoute un numéro sentimental afin de toucher son public. Laurent y va avec l’histoire non pertinente d’une grand-mère et d’un grandpère…
histoire qui ne prend pas preneur. Bon, il oublie ça et se met à rire du fait que nous sommes plus sensibles en écoutant des films lorsque ce sont des animaux qui décèdent plutôt que des humains. Son histoire bifurque justement sur une anecdote de son enfance, lorsque son chien est décédé.

L’humoriste interrompt justement son histoire pour nous prendre la main dans le sac: nous étions émus! Chapeau, le ratoureux a su nous surprendre allègrement.
Par contre, il nous a semblé évident que Laurent ne savait pas comment achever son spectacle.
À défaut de terminer avec un punch hilarant, il finit bien humblement, bien sincèrement en nous remerciant, de façon cocasse évidemment.

Il n’en demeure pas moins que son spectacle en entier est drôle et bien pensé. Plusieurs de ses blagues sont légères et quelque peu prévisibles, mais cela ne lui n’enlève rien.
Il a également le talent de faire régulièrement référence à des blagues antérieures, ce qui pousse le spectateur à être attentif.

Ce qu’il veut que l’on retienne de son spectacle?
Outre le fait qu’il danse comme un dieu, prenez donc le temps de vous asseoir dans un parc, d’écouter les oiseaux qui chantent, regarder les écureuils qui se courent après, et les chiens qui s’enculent au loin…

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