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Fourrer la dèche

Cette semaine, je vous propose une petite incursion vers la vulgarité (mais yeux chastes ne vous abstenez quand même pas !) avec deux mots pouvant prêter à confusion selon l’utilisation que l’on en fait : fourrer et dèche.

Fourrer, ça peut signifier garnir, enfoncer, enfourner, mettre (dans plus d’un sens du terme… ;-)) et se placer. Mais dans l’expression apparemment salée (du moins pour mon ancienne coéquipière française) : « Je suis tout fourré ! »

Et il n’y a rien de sexuel là-dedans… en fait, je ne sais pas trop d’où ça vient, mais une chose est sûre : si vous posez des questions à votre coéquipier et qu’il s’emmêle dans de vaines tentatives de réponses jusqu’à éclater d’un « je suis tout fourré », c’est parce qu’il n’a vraiment rien compris… ou qu’il a tout compris, mais de travers. Bref, la nuit va être longue…

Vous connaissez sans doute l’expression « être dans la dèche » et, si vous êtes sans le sou, vous l’avez peut-être innocemment employée pendant plusieurs années. Ce temps est maintenant révolu, parce qu’on peut aussi utiliser « dèche » comme suit : « On dirait de la dèche ! »

Et là, la dèche, c’est aussi du sperme, et si votre voisin de table s’exclame d’un « beurk ! on dirait de la dèche » lorsqu’il aperçoit votre yogourt, vous devriez peut-être songer à ne pas le manger.

Enfin, c’est peut-être bien typiquement beauceron mais, petit conseil tiré d’un fait vécu, ne surnommez pas « Estoune » ou « Stoune » un(e) ami(e) qui s’appellerait Estelle ou quelque chose de semblable. Parce qu’être en stoune, c’est être en ovulation pas à peu près… c’est une expression principalement employée pour désigner les lamentations des animaux de compagnie qui n’ont pas été stérilisées, éviter donc de l’utiliser en parlant d’une fille.

La semaine prochaine : une autre expression de la Beauce profonde dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer !

Mots-clés : Kebekwa 101 (6)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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