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14 octobre : Le hibou, le cygne et la cigogne

J’écris cette Chronique alors que je suis en semaine de relâche. En fait, j’étais en train d’étudier (on est en relâche ou on ne l’est pas…) mais j’avais ces quelques idées pour ma prochaine Chronique qui me tournaient dans la tête. À force de tourner, elles détournaient ma concentration…

Il faut que je vous parle des nouvelles couleurs de ma maison. Bon, «il faut, il faut…», on s’entend que ce n’est pas une question de vie ou de mort mais, quand même… (D’ailleurs, j’espère que vous avez remarqué qu’il n’y a vraiment pas grand-chose qui soit une question de vie ou de mort dans le contenu de cette Chronique depuis le début de sa parution…) Pour ceux que ça intéresse, j’ai maintenant un salon Bleu manoir, une cuisine Bois de rose et des portes Brume de mer. Hey, faites pas les innocents! Vous savez très bien que ça vous intéresse, j’en ai d’ailleurs désormais la preuve plein mon inbox. C’était à vous d’y penser avant : si vous ne vouliez plus entendre parler des travaux de peinture qui sévissent actuellement dans ma maison, fallait pas m’envoyer ces commentaires d’appréciation de mes premières Chroniques. Maintenant, endurez…

Alors on disait donc un salon Bleu manoir, une cuisine Bois de rose, des portes Brume de mer et… et ma chambre dans tout ça??? (Hé oui, même les chambres à coucher y passent! Ma mère est en feu…) Vous n’avez pas idée du fun que j’ai eu à essayer de choisir les couleurs de ma chambre! Ma première idée était un bleu. Un bleu pas trop foncé, pas trop chaud, suffisamment froid… Je dois dire qu’en matière de bleu, Benjamin Moore aussi est en feu car il me laisse vraiment l’embarras du choix (ou plutôt le choix de l’embarras) : Bleu glacier? Bleu timide? Pluie d’été? Mer houleuse? Brouillard maritime? Brume des Caraïbes? Coton de Provence? Douce larme? Goutte de lune? Mais MA PRÉFÉRÉE… tenez-vous bien… : Innocence sans malice ! Hé oui, selon Benjamin Moore, l’innocence, celle qui est sans malice, est bleue. Sur le coup, ça m’a laissée perplexe, sans trop savoir pourquoi. L’innocence sans malice est bleue? Ah bon?

Il faut aussi que je vous parle de Julie-Ma Coloc. Ancienne coloc, en fait, car elle est partie en échange à Strasbourg cette session-ci. Qui dit Strasbourg dit l’Orangerie de Strasbourg et qui dit l’Orangerie de Strasbourg dit le Zoo de l’Orangerie de Strasbourg et qui dit le Zoo de l’Orangerie de Strasbourg dit… les cigognes du Zoo de l’Orangerie de Strasbourg (la cigogne étant l’oiseau symbolique de l’Alsace (ne venez jamais me dire que ma Chronique n’est pas éducative…)). Mettons les choses au clair tout de suite : ne faites pas comme moi et ne confondez pas la cigogne avec le cygne. Un cygne s’écrit avec un y, une cigogne avec un i, un cygne nage, une cigogne vole. Ou plutôt essaye de voler. Julie-Ma Coloc me dit qu’elles sont vraiment marrantes, les cigognes, car elles sont très maladroites. Elles ont beaucoup de mal à comprendre qu’elles ont besoin d’une distance minimale de course avant de réussir à s’envoler et donc elles ratent sans arrêt leur décollage. «C’est pour ça que je les aime, elles sont majestueuses et innocentes à la fois.», m’écrit-elle. MERCI JULIE!!! Je savais bien que l’innocence sans malice n’était pas bleue! L’innocence sans malice n’est pas bleue, Benjamin, elle est blanche. Blanche cigogne. (Appelle-moi, Ben, si t’as besoin de quelqu’un pour t’aider à mettre de l’ordre dans ton nuancier de couleurs, j’suis en relâche, j’ai l’temps, j’ai juste trois examens à préparer et deux travaux d’équipe à remettre…)

Pour terminer ma petite histoire et pour ceux que ça intéresse (Hey! Arrêtez de jouer les innocents (bleus ou blancs), vous savez pertinemment que ça vous intéresse…), j’avais choisi le bleu Brouillard maritime pour le mur de ma tête de lit, histoire de rester concept avec le blanc Poudre de sable des autres murs de ma chambre. Toutefois, après une première couche, je me suis ravisée. C’était trop… bleu. Finalement, j’ai choisi une couleur appelée Gris hibou (vous inquiétez pas pour moi, ça n’a pas du tout l’air d’un gris… Benjamin aurait besoin d’une semaine de relâche, une vraie, pour se reposer un peu, puis d’une semaine de lecture, une vraie, pour relire et revoir tous ses titres de couleurs à la con…). Continuons de mettre les choses au clair : ne faites pas comme moi et ne confondez pas la cigogne avec le hibou… Le hibou est un oiseau de proie nocturne, non innocent et malicieux. La cigogne est un oiseau échassier, migrateur, innocent et sans malice. Par contre, les deux s’écrivent avec un i

MAUDE – Je pourrais continuer encore longtemps comme ça mais, comme je suis en relâche, il faut que je retourne étudier… – BOILLOT
P.S. : Merci Julie pour la super photo!
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La pensée d’Oli-The Hulk : «Une perruche, t’achètes jamais ça usagée.»
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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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