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27 octobre : Échec

Et voilà! C’est encore réussi! Je n’ai qu’à mettre une photo qui, dans le cadre d’un journal étudiant, sorte légèrement de l’ordinaire comme un séchoir à cheveux, une cigogne ou une vieille pub de chocolat Poulain et, à tout coup, je réussis à créer l’intérêt et à vous faire lire ma Chronique! J’sais pas si vous l’savez mais… vous êtes vraiment easy to get! Ça devient presque trop facile…

Blagues à part, j’ai trouvé il y a quelque temps cette autre vieille publicité de Poulain en glandant sur Internet et je m’étais alors dit qu’il faudrait vraiment que je vous la publie un d’ces quatre, tellement je l’ai trouvée chouette. (Et comme j’ai cru comprendre que certains d’entre vous deviennent très émus lorsque je fais allusion au Poulain, pourquoi ne pas vous faire plaisir quand je le peux…) Le cacao Poulain se digère bien! Excellent! Y’a pas à dire, autrefois, les publicités avaient le mérite et surtout le charme d’être claires! On ne tournait pas autour du pot, on allait droit au but (tout en conservant un souci certain de la rime).

Si vous me le permettez, j’irai moi aussi droit au but : cette semaine, ma Chronique est un lamentable échec. Vous pouvez continuer de la lire si vous voulez mais je vous préviens, vous risquez d’être déçus. Je n’ai pas eu le temps de fignoler mes idées, je n’ai même pas pris le temps, en réalité, d’avoir des idées. C’est vous dire à quel point cette Chronique est un échec. J’étais dans l’jus et je l’ai écrite sur un coin d’table. Je m’en remets donc à votre indulgence, ok? Soyez compréhensifs s’il vous plaît, la semaine a été dure. Surtout que ce qui devait arriver arriva : j’ai vidé ma boîte de chocolat en poudre Poulain. Vide vide vide, j’ai même léché le dessous du couvercle.

Comment voulez-vous, de toute façon, que j’écrive une Chronique qui se tienne en ce moment? Pas moyen de se concentrer, ma voisine de palier écoute présentement dans l’tapis la chanson Si exceptionnelle d’Andrée Watters… et elle chante par-dessus à s’en défoncer la cage thoracique… Aïe aïe aïe… Même moi, quand j’écoute du Mireille Mathieu en pyjama et en mangeant du Nutella directement au couteau (on remplace le Poulain comme on peut), j’suis pas aussi pathétique que ça…

Bon : ma voisine ne me laisse plus le choix. Je me vois dans l’obligation de vous sortir cet énoncé de problème retrouvé dans mon livre de recherche opérationnelle (La recherche opérationnelle, 3e édition, par Yves Nobert, Roch Ouellet et Régis Parent, Gaetan Morin Éditeur), un truc que je me gardais en réserve pour remplir ma Chronique en cas de force majeure. Étant donné que les temps sont très durs cette semaine et que, dans mon état, je vois bien mal comment aboutir à quelque chose de plus drôle et de mieux tourné que ce problème de recherche opérationnelle (un petit bijou en passant, vous allez voir… je ne vous refile quand même pas d’la scrap…), le voici! Je vous jure que je vous reproduis fidèlement l’énoncé, exactement tel que retrouvé à la page 249 du manuel. Délectez-vous… : «La maison Kalinine vient de lancer un article de confection qui a toute la faveur des amateurs de jeans et de rock ; ils se l’arrachent littéralement. Il s’agit de la fameuse roubachka russe, sorte de chemise à col Mao avant la lettre, qui s’enfile comme un pull grâce aux quelques boutons qui permettent d’en élargir le collet et qui s’orne de broderies rouges tout en mirlitons. La roubachka a été popularisée en Occident par les groupes rock russes qui ont déferlé sur nos scènes. La maison Kalinine en confectionne 4 modèles, qui se distinguent les uns des autres par la finesse du tissu utilisé, l’élaboration du travail de broderie, la qualité des coutures et la beauté de l’emballage. Les données relatives à la confection des ces roubachki (pluriel de roubachka) sont présentées aux tableaux 5.12 et 5.13.»

Je vous épargne la fin de l’énoncé qui détaille le modèle linéaire continu, les variables de décision et la fonction objectif utilisée par la maison Kalinine afin que celle-ci puisse maximiser ses profits car, entre vous et moi, elle est plutôt drab à côté de la mise en situation… Ayoye! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas de nos jours pour donner un simple exemple d’analyse post-optimale!?! Je sais pas vous mais, moi, je m’ennuie beaucoup de l’époque où le cacao Poulain se digérait bien, POINT.

En terminant, désolée pour cette Chronique miteuse, je vous promets qu’il y aura des jours meilleurs. Bon… ben si Tarek-Mon Rédac Chef ne me donne pas mon 4% d’ici là, je vous dis à la semaine prochaine.

MAUDE – Ben non franchement, c’t’une joke! Pensez-vous vraiment qu’y’a quelqu’un qui m’paye pour faire ça!?! – BOILLOT
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